Le romarin en médecine naturelle

romarin en médecine naturelle

On ne le présente plus, et pourtant, le romarin renferme de nombreuses vertus curatives encore méconnues de la majorité des gens. Il s’agit d’un arbuste aux arômes puissants et citronnés appartenant à la famille des Lamiaceae. Son nom scientifique est Rosmarinus Officinalis ou Salvia rosmarinus. En plus de rehausser la saveur des préparations culinaires, cet aromate occupe une importante place dans l’univers de la médecine douce. Ses principaux agents actifs sont les flavones, les acides phénols, les dérivés terpéniques et les tanins. Le romarin contient également de l’essence concentrée en camphre, en verbénone et en cinéol.

Usages thérapeutiques

Le romarin participe activement à l’amélioration de la digestion. Premièrement, il joue un rôle protecteur sur le foie. Il stimule les fonctions hépatiques ainsi que celle du pancréas et de la vésicule biliaire. Deuxièmement, il améliore la motricité des voies digestives. Se faisant, il permet de prévenir les troubles gastriques et intestinaux comme les flatulences, les ballonnements et bien d’autres encore.

Il possède également des propriétés tonifiantes et anti-oxydantes. Ainsi, dans les cas de convalescence et d’asthénie, il permet de lutter efficacement contre la fatigue physique et psychique. En outre, grâce à son effet antioxydant, il participe à l’entretien de la mémoire et prévient le déclin intellectuel. Il ralentit également le vieillissement cellulaire.

Autres champs d’actions :

  • Troubles nerveux : insomnies et stress
  • Affections dermatologiques : acné, plaies, mycoses et cellulite
  • Pathologies respiratoires : coqueluche, asthme et toux spasmodique
  • Rhumatismes et goutte
  • Problèmes capillaires

Formes galéniques et conseils d’utilisation

Tisane :

Sur le marché, il existe des infusettes destinées à la préparation d’une tasse de tisane. Pour les extraits secs, on recommande 2 g de feuilles séchées à infuser pendant 10 minutes dans 150 ml d’eau bouillante. Boire la préparation tout au long de la journée à raison de 2 à 3 tasses.

Gélules :

Prendre avec un verre d’eau au moment des repas 3 à 6 capsules par jour.

Teinture mère et macérât de bourgeons :

En 2 à 3 fois par jour, diluer 20 à 25 gouttes de teinture dans un verre de boisson. Pour le macérât de bourgeons, prendre 5 à 15 gouttes le matin.

Macérât huileux :

Le macérat huileux de romarin s’utilise sous sa forme pure ou mélanger à d’autres préparations huileuses. Il peut servir d’huile de massage ou d’huile pour soin cutané et capillaire.

Huile essentielle :

En externe, il faut toujours la diluer dans de l’huile végétale. L’huile essentielle de romarin s’utilise également en diffusion atmosphérique ou en inhalation.

Hydrolat ou eau florale :

  • En brumisation pour hydrater le corps et le visage
  • En interne, 1 à 3 cuillères à soupe par jour, pure ou diluée dans une tasse d’eau chaude

Motifs de prudence

L’usage thérapeutique du romarin ne convient pas aux femmes enceintes, allaitantes et aux enfants de moins de 12 ans. Tel est également le cas pour les personnes souffrant de calculs biliaires.

En cas de surdosage ou d’usage prolongé, le romarin conduit à des convulsions, des vomissements, de l’hémorragie utérine, voire la mort.