Embonpoint chez l’enfant, diabète au tournant

Embonpoint chez l'enfant, diabète

Le diabète de type 2 suit comme son ombre la courbe de l’obésité, chez les enfants comme chez les adultes. Et sans surprise, la hausse fulgurante de l’obésité infantile a des répercussions majeures sur la santé des jeunes, en particulier l’apparition précoce du diabète de type 2. Il s’agit d’un problème inquiétant qui peut pourtant être prévenu grâce à l’adoption d’une bonne hygiène de vie.

Le diabète de type 2 représente sans doute la meilleure illustration des problèmes de santé qui découlent du surpoids. Ce type de diabète était jusqu’ à tout récemment considéré comme une maladie d’adulte : avant 1990, il était en effet extrêmement rare de diagnostiquer un diabète de type 2 chez un enfant ou un adolescent.

Avec l’augmentation spectaculaire de l’obésité infantile observée au cours des 25 dernières années, cette maladie est malheureusement devenue plus fréquente chez les jeunes, ce qui peut, à moyen terme, entraîner de graves conséquences sur leur santé : rétinopathies (perte de vision), dommage aux nerfs, insuffisance rénale, amputation de membres et maladies cardiovasculaires (infarctus et AVC). Le diabète provoqué par l’embonpoint et l’obésité infantile représente donc un problème médical sérieux, qui peut avoir des répercussions majeures sur la qualité et l’espérance de vie de la jeune génération.

Diabète de l’enfant, très difficile à contenir

Le diabète de type 2 est une maladie très difficile à traiter. Chez les enfants et adolescents, la situation est encore plus préoccupante : la maladie semble évoluer plus rapidement que chez les adultes. En effet, plusieurs données indiquent que les jeunes diabétiques répondent moins bien aux traitements standards, possiblement en raison des importants changements hormonaux qui accompagnent la puberté et qui viendraient affecter la réponse aux médicaments. Le défi thérapeutique posé par le diabète de type 2 infantile est bien illustré par une étude dont l’objectif était de déterminer les traitements pharmacologiques les plus aptes à contrôler la maladie. Pendant quatre ans, les chercheurs ont suivi 700 enfants âgés de 10 à 17 ans qui présentaient un excès de poids et un diabète de type 2, et qui étaient traités selon trois approches différentes :

  1. un traitement par la metformine, un médicament antidiabétique de première ligne;
  2. la metformine en association avec un autre antidiabétique, la rosiglitazone; et
  3. la metformine associée à des changements dans le mode de vie (alimentation, exercice régulier et perte de poids).

Les résultats obtenus sont très décevants : alors que ces approches fonctionnent relativement bien chez les adultes, elles ne parviennent cependant pas à normaliser adéquatement la glycémie chez les jeunes. Environ la moitié des patients traités selon l’un ou l’autre de ces scénarios continuent de présenter des niveaux de sucre sanguin trop élevés, de sorte que l’injection quotidienne d’insuline doit être envisagée pour éviter que leur situation ne s’aggrave.

Le diabète peut être évité grâce à une bonne hygiène de vie

Le problème posé par le diabète de type 2 chez les enfants est une bonne illustration du sage dicton « mieux vaut prévenir que guérir ». Et une telle prévention est tout à fait possible ! On estime que près de 90 % des cas de diabète pourraient être éliminés tout simplement en apportant certaines modifications au mode de vie, principalement en maintenant un poids corporel normal, en privilégiant les sources alimentaires de sucres complexes comme les grains entiers, et en adoptant un mode de vie actif, basé sur l’exercice physique régulier. L’éducation des enfants ne consiste pas seulement à s’assurer qu’ils développent leur intelligence au meilleur de leurs capacités; il s’agit aussi de leur faire prendre conscience que le maintien d’un poids corporel normal est une facette primordiale d’une vie longue et en bonne santé.

(1) TODAY Study Group. A clinical trial to maintain glycemic control in youth with type 2 diabetes. N Engl J Med, publié en ligne le 29 avril 2012.

 

Marie Desange est journaliste santé, passionnée tant par les dernières recherches en scientifiques en nutrition, neurosciences et bien être que par les nouvelles approches de santé qui ne sont pas encore passées par le filtre des études scientifiques, mais qui marchent.Ostéopathie, chiropractie, acupuncture, neuro-feedback, méditation, aromathérapie, homéopathie, médecine chinoise ou Indienne (Ayurveda), shiastu, soins énergétiques, techniques corporelles ou thérapies psychologiques, toutes ces disciplines méritent d’être mises en avant pour que les lecteurs puissent être bien informés et faire leur choix sur ce qui peut les aider.De plus, la pratique journalistique lui permet de rencontrer toujours plus d’acteurs de ces nouvelles approches et de sélectionner ceux qui ont une particularité et une réelle maîtrise de ce qu’ils proposent. Les soins complémentaires et les nouvelles approches de santé doivent être rigoureux et sans danger pour les personnes qui se tournent vers elles. Avec le temps et l’expérience, Marie sait sélectionner ce qui peut apporter, selon les cas, de vrais bénéfices pour le mieux être des personnes qui le recherchent. `Journaliste pour le journal on-line pressesante.com, Marie a encore plein de supers sujets sous le coude à vous proposer, que vous ne lirez pas ailleurs.