L’importance de l’heure des repas dans la prévention des maladies cardiovasculaires

Une étude a révélé que manger le premier repas avant 8 heures du matin et le dernier avant 21 heures peut diminuer le risque de maladies cardiovasculaires, en particulier chez les femmes.

Les chercheurs ont récemment découvert que l’heure à laquelle nous prenons nos repas peut jouer un rôle crucial dans la prévention des maladies cardiovasculaires. Selon une étude publiée dans le journal Nature Communications, manger le premier et le dernier repas de la journée plus tôt peut réduire considérablement les risques de développer une maladie cardiaque. Cette recherche a révélé que manger le premier repas avant 8 heures du matin et le dernier avant 21 heures peut diminuer le risque de maladies cardiovasculaires, en particulier chez les femmes.

L’effet de l’heure des repas sur les maladies cardiovasculaires

Dans cette étude, les chercheurs ont analysé les données de 103 389 adultes âgés en moyenne de 42 ans qui ont participé à l’étude NutriNet-Santé. Les dossiers médicaux ont été obtenus grâce à la base de données UK Biobank. Les enregistrements alimentaires ont fourni des informations sur l’heure des repas et le nombre de repas pris au cours des 24 heures. La durée moyenne de l’étude était d’environ 7 ans.

Au cours de cette période, il y a eu 2 036 cas de maladies cardiovasculaires, qui se sont répartis comme suit :

  • 253 accidents vasculaires cérébraux
  • 765 attaques ischémiques transitoires
  • 162 infarctus du myocarde
  • 428 angioplasties
  • 89 syndromes coronariens aigus
  • 428 angines de poitrine

Les chercheurs ont observé les résultats suivants en ce qui concerne l’heure des repas entre 8 heures du matin et 21 heures :

  • Un retard du premier repas de la journée était associé à un risque plus élevé de maladie cardiovasculaire.
  • Chaque heure de retard était associée à une augmentation de 6% du risque de maladies cérébrovasculaires.
  • Prendre son dernier repas après 21 heures était associé à un risque 28% plus élevé de maladies cérébrovasculaires par rapport à ceux qui mangeaient avant 20 heures.
  • Aucun risque supplémentaire significatif n’était associé au nombre de repas pris. Chaque heure supplémentaire de jeûne nocturne (en prenant un repas du soir plus tôt plutôt que de retarder le petit-déjeuner) était associée à une diminution de 7% du risque de maladies cérébrovasculaires.

Ces résultats montrent l’importance de l’heure des repas dans la prévention des maladies cardiovasculaires. Cela confirme également l’hypothèse selon laquelle la synchronisation de nos repas avec notre horloge biologique interne peut avoir un impact significatif sur notre santé globale.

L’importance des rythmes circadiens dans la régulation de notre métabolisme

Les chercheurs expliquent que notre capacité à brûler des calories et à réguler notre appétit est liée à nos rythmes circadiens. Ces rythmes sont des modèles biologiques endogènes qui suivent un cycle de 24 heures et régulent le timing de la physiologie, du métabolisme et du comportement. Lorsque les horaires de nos repas ne correspondent pas à notre horloge interne, cela peut entraîner une augmentation des hormones responsables du stockage des graisses, ce qui peut entraîner une prise de poids.

Il existe un régime basé sur les rythmes circadiens qui recommande les heures idéales pour prendre le petit-déjeuner, le déjeuner et le dîner. Cependant, l’heure des repas doit être prise en compte par rapport à notre santé globale.

Il est donc essentiel de respecter les rythmes circadiens pour optimiser notre métabolisme et prévenir les maladies cardiovasculaires. Les résultats de cette étude soutiennent l’idée selon laquelle manger le premier et le dernier repas plus tôt, en laissant une plus longue période de jeûne nocturne, peut réduire le risque de maladies cardiovasculaires.

Les bénéfices du jeûne intermittent pour la santé cardiovasculaire

Le jeûne intermittent est une méthode qui consiste à restreindre la période pendant laquelle nous mangeons au cours de la journée. L’idée derrière cette approche est que notre corps puisse puiser plus rapidement et efficacement dans nos réserves de graisses pour produire de l’énergie. Lorsque le glucose n’est pas disponible, notre organisme brûle les graisses.

Les chercheurs suggèrent que le dernier repas de la journée ne soit pas pris après 20 heures et que le premier soit pris avant 8 heures du matin. Bien qu’ils n’aient pas spécifiquement mentionné le jeûne intermittent, ne pas manger pendant 12 heures est une variation de cette approche.

Plusieurs études ont montré que le jeûne intermittent a des bienfaits métaboliques, notamment sur l’insuline, la glycémie, le cholestérol et la perte de poids. Il est donc intéressant de constater que les résultats de cette étude, qui porte sur un échantillon très large, montrent également une réduction du risque de maladies cardiaques et d’accidents vasculaires cérébraux.

Un jeûne de 8 à 10 heures est une manière simple de limiter les calories en excès que nous consommons souvent tard le soir. Cela permet de mieux contrôler la glycémie et de perdre un peu de poids. En outre, de nombreuses personnes constatent qu’elles dorment mieux si elles ne mangent pas tard le soir, ce qui réduit les problèmes de reflux acide et contribue à améliorer le métabolisme.

Les bénéfices ne seront pas visibles si vous suivez strictement un horaire d’alimentation et de jeûne tout en consommant beaucoup de junk food. Il est donc recommandé de suivre un régime à base de plantes ou de type méditerranéen et de laisser votre corps se reposer et se régénérer entre le dîner et le petit-déjeuner du lendemain.

 

La recherche sur l’heure des repas et son impact sur notre santé cardiovasculaire est de plus en plus convaincante. Manger le premier et le dernier repas de la journée plus tôt, tout en laissant une période de jeûne nocturne plus longue, peut réduire considérablement les risques de maladies cardiaques et d’accidents vasculaires cérébraux. Il est donc essentiel de respecter nos rythmes circadiens et de faire preuve de discipline dans nos habitudes alimentaires.

Il est important de noter que le jeûne n’est pas une solution universelle pour tout le monde. Chacun a des besoins et des réactions différents. Par conséquent, il est recommandé de consulter un professionnel de la santé avant de modifier vos habitudes alimentaires.

En adoptant une approche équilibrée de l’alimentation, en respectant les rythmes circadiens et en évitant les excès tard le soir, nous pouvons prévenir les maladies cardiovasculaires et améliorer notre santé globale. Le changement de quelques habitudes alimentaires peut avoir un impact significatif sur notre bien-être à long terme.

 

 

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Francois Lehn