Le manque d’exercice pendant son temps de loisir augmente le risque de maladies cardiovasculaires

Des études récentes ont révélé que le manque d'exercice pendant les moments de loisirs augmentait le risque de décès liés aux maladies cardiovasculaires.

L’exercice physique joue un rôle crucial dans la santé cardiaque. Des études récentes ont révélé que le manque d’exercice pendant les moments de loisirs augmentait le risque de décès liés aux maladies cardiovasculaires. Les experts estiment que des mesures communautaires doivent être mises en place pour réduire ce risque.

L’impact des maladies cardiovasculaires

Les maladies cardiovasculaires restent la principale cause de décès chez les adultes. Malgré une diminution des taux de décès dus à ces maladies, elles continuent de faire près des victimes chaque année. Les chercheurs du Massachusetts General Hospital ont mené une étude approfondie pour analyser les populations les plus à risque de décès liés aux maladies cardiovasculaires et les raisons possibles de cette situation.

Grâce à la base de données de l’agence de santé publique américaine, les chercheurs ont pu examiner les données de près de 310 millions de résidents américains répartis dans 2 900 comtés. Ils ont découvert que près de 7 millions de personnes étaient décédées de maladies cardiovasculaires entre 2011 et 2019. En analysant ces données, ils ont constaté que les comtés où un plus grand nombre de personnes ne pratiquaient pas d’exercice pendant leur temps libre présentaient des taux de décès cardiovasculaires plus élevés.

Facteurs socio-environnementaux et comportementaux

Les chercheurs ont identifié plusieurs facteurs qui contribuent à la variation des taux d’activité physique pendant le temps libre entre les comtés. Les facteurs socio-environnementaux, tels que la pollution, le crime, l’inégalité des revenus et la vie en milieu rural, représentaient 47% de cette variation. Les facteurs comportementaux, tels que l’accès aux soins de santé et les habitudes de vie, représentaient quant à eux 25% de cette variation.

De plus, l’étude a révélé que ce groupe de personnes étaient particulièrement touchés : les femmes d’âge moyen (entre 45 et 64 ans). Ces résultats soulignent l’importance pour les responsables de la santé publique et les prestataires de soins de santé de mettre en place des stratégies au niveau local pour promouvoir l’activité physique pendant les moments de loisirs.

Barrières à l’activité physique

Plusieurs barrières peuvent empêcher les individus de pratiquer régulièrement une activité physique pendant leur temps libre. Ces barrières sont particulièrement présentes dans les communautés défavorisées et peuvent inclure un manque d’infrastructures pour les loisirs, un manque de garde d’enfants adéquate pour avoir du temps pour l’exercice et des horaires de travail plus aléatoires.

Les responsabilités familiales peuvent également jouer un rôle dans la diminution de l’activité physique chez les femmes d’âge moyen. Ces femmes doivent souvent jongler entre leur travail et leurs responsabilités familiales, ce qui peut rendre difficile la priorisation de l’exercice régulier.

Vers des mesures de santé publique ciblées

Les résultats de cette étude soulignent la nécessité pour les responsables de la santé publique de mettre en place des mesures ciblées au niveau local pour promouvoir l’activité physique pendant les moments de loisirs. Cela pourrait inclure la création de parcs et d’infrastructures sportives accessibles, ainsi que des programmes de sensibilisation et de formation pour les prestataires de soins de santé.

L’exercice physique pendant les moments de loisirs joue un rôle essentiel dans la prévention des maladies cardiovasculaires. Les inégalités socio-environnementales et les barrières individuelles peuvent entraver la pratique régulière de l’activité physique, en particulier chez les femmes d’âge moyen et les personnes âgées de race noire. Il est donc crucial de mettre en place des mesures de santé publique ciblées pour promouvoir l’activité physique et réduire les risques de décès liés aux maladies cardiovasculaires.

 

 

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Francois Lehn