La bardane, une plante médicinale au-delà des apparences

La bardane, à ne pas confondre avec la badiane ou anis étoilé, est une plante bisannuelle. Ses feuilles peuvent atteindre 2 m et ses racines s’enfouir sous terre jusqu’à 50 cm. Elle pousse facilement au bord des chemins, dans les espaces laissés à l’abandon, mais elle est aussi cultivable.

Ses capitules rose-violet, parfois pourpres, ne sont-elles que des fleurs d’été ornementales ou peuvent-elles cacher des propriétés médicinales ?

De quoi est composée la bardane ?

Les feuilles contiennent :

  • des acides caféiques et chlorogéniques,
  • des stérols,
  • de l’inuline, un polymère de fructose,
  • des composés dits insaturés.

Les racines sont riches en :

  • des lactones sesquiterpéniques (arctiopicrine),
  • des lignanes.

Une telle variété de composants ne devrait pas laisser la bardane inactive en phytothérapie.

Dans quels cas utilise-t-on traditionnellement la bardane ?

On prête à la bardane des propriétés dépuratives et diurétiques : elles stimulent le foie et les reins. 

Son action anti-inflammatoire agirait contre les rhumatismes et l’arthrose.

On lui reconnaît aussi des bienfaits pour les affections cutanées chroniques grâce à ses propriétés anti-inflammatoires et anti-infectieuses (acné, eczéma, psoriasis). En particulier, ses composés poly-insaturés combinés à d’autres actifs auraient des propriétés purifiantes et séborégulatrices appréciées des peaux acnéiques.

Pour autant, aucune étude clinique n’a validé scientifiquement ces propriétés mais son effet diurétique est admis par l’agence européenne du médicament.

Sous quelles formes l’administrer en phytothérapie ?

Les feuilles et les racines sont utilisées en infusion et décoction à raison de 3 à 6 g par tasse, 3 fois par jour à boire ou à appliquer sur la peau.

Il existe aussi des crèmes de soin et des lotions à base de bardane.

Un usage diurétique de cette doit s’accompagner de 2 litres d’eau au moins par jour.

Quelles sont les précautions avant usage ?

Les personnes qui souffrent de calculs rénaux doivent l’éviter. En effet, certains principes actifs de la plante peuvent aggraver la situation et obstruer les voies urinaires. Comme avec la plupart des plantes, des précautions sont à prendre pour les femmes enceintes et allaitantes et les enfants.

Il n’y a pas de signalement d’effets secondaires ni d’interactions avec d’autres substances, hormis en théorie les anticoagulants et les traitements contre le diabète.

Toujours prendre l’avis d’un professionnel de santé car l’automédication peut entraîner des risques, propres à chacun.

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Aline Legrand