Doigt à gâchette : 7 solutions maison qui améliorent la situation

Voici les options de traitement du doigt à gâchette, ainsi que certaines de ses causes et des méthodes de prévention.

Le doigt à gâchette est une affection dans laquelle le doigt d’une personne se bloque ou se bloque lorsqu’elle essaie de le redresser ou de le plier. En fonction de la gravité de l’affection, les médecins recommanderont des traitements chirurgicaux, des médicaments ou des remèdes maison.

La plupart des personnes souffrent du doigt à gâchette au niveau du quatrième doigt (annulaire) ou du pouce, mais cette affection peut toucher n’importe quel doigt. Le doigt à gâchette est le résultat d’une inflammation dans ou autour des tendons fléchisseurs. Les tendons fléchisseurs sont responsables du mouvement des doigts. Plus précisément, il se produit en raison de l’inflammation des « poulies », qui sont des bandes de tissu qui attachent l’os du doigt au tendon fléchisseur. L’inflammation des poulies affecte la capacité du doigt à se mouvoir en douceur.

Voici les options de traitement du doigt à gâchette, ainsi que certaines de ses causes et des méthodes de prévention.

Traitement non chirurgical du doigt à gâchette

Il existe un certain nombre d’options non chirurgicales pour traiter le doigt à gâchette. Un médecin recommandera généralement de traiter le doigt à gâchette de manière non chirurgicale lorsqu’une personne commence à avoir des problèmes avec cette condition. Les gens peuvent essayer la plupart de ces méthodes à la maison.

Elles comprennent :

1 Repos

Comme le doigt à gâchette peut résulter d’une surutilisation, le simple fait de reposer la main et le doigt peut souvent réduire les symptômes. Il peut être nécessaire de reposer cette partie du corps pendant une à deux semaines pour obtenir des résultats.

2 Prendre des médicaments en vente libre

La prise d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), comme l’ibuprofène et le naproxène, peut aider à réduire la douleur et l’inflammation du doigt à ressorts.

3 Attelle

Une attelle pour doigt à gâchette s’enroule généralement autour de la paume de la main et comporte une petite couverture pour la partie inférieure du doigt affecté. Cette attelle permet à une personne de plier la partie supérieure de son doigt sans déplacer la partie la plus proche de la paume.

4 Exercices de la main et du doigt

Les exercices de la main et du doigt peuvent étirer et renforcer les muscles autour des tendons, ce qui peut contribuer à réduire la raideur et la douleur. Cependant, il est important d’éviter de faire trop d’exercice et d’interrompre tout exercice qui augmente la douleur.

5 Application de glace

L’application d’une poche de glace recouverte d’un tissu sur le doigt et la paume affectés pendant 10 à 15 minutes à la fois peut aider à réduire l’inflammation. Une personne doit essayer de mettre de la glace sur son doigt entre trois et cinq fois par jour.

6 Utilisation d’outils adaptés

Placer des housses de protection à prise souple sur les volants, les outils électriques, les poignées de vélo et même les stylos peut aider à réduire les effets de la friction et potentiellement diminuer l’inflammation qui conduit au doigt à gâchette.

Chirurgie

Si une personne essaie des méthodes de traitement non chirurgicales, mais que son doigt gâchette persiste, un médecin recommandera souvent une intervention chirurgicale. Il est également probable qu’un médecin recommande une intervention chirurgicale si un doigt est définitivement « coincé » ou plié hors de sa position. Les chirurgiens adoptent généralement l’une des deux approches suivantes pour traiter le doigt à gâchette. La première consiste à pratiquer une petite incision dans la paume pour libérer la poulie qui affecte le mouvement du doigt. La seconde consiste à insérer une aiguille dans la zone affectée pour libérer la poulie. Certaines données suggèrent que la chirurgie ouverte peut réduire l’incidence de la douleur et d’autres symptômes dans une plus large mesure que les injections de stéroïdes. Toutefois, ces recherches ne portent que sur les 6 à 12 premiers mois après l’opération. Par conséquent, les médecins ne savent pas encore si la chirurgie apporte un soulagement à long terme du doigt à gâchette.

Causes courantes du doigt à gâchette

Parfois, une personne développe un doigt à gâchette sans raison connue. Dans d’autres cas, l’un des facteurs suivants peut être responsable :

– Certaines conditions médicales : Le diabète et la polyarthrite rhumatoïde sont des facteurs connus de l’apparition du doigt à gâchette.

– La surutilisation des doigts : Les personnes qui travaillent avec leurs mains, en particulier celles qui effectuent des activités vigoureuses en utilisant des machines ou des outils qui nécessitent une préhension, ont un risque accru de développer un doigt à gâchette.

– Friction de contact : Parfois, l’utilisation répétée d’outils électriques qui vibrent dans la main ou même le fait de tenir des poignées de vélo peuvent entraîner un doigt à gâchette.

– Une blessure spécifique n’est généralement pas à l’origine du doigt à gâchette.

Selon un article paru dans la revue Current Reviews in Musculoskeletal Medicine, cette affection touche le plus souvent les personnes âgées de 40 à 50 ans. L’article indique également que les femmes sont environ six fois plus susceptibles que les hommes de souffrir d’un doigt à ressorts. Les personnes atteintes de diabète sont également plus exposées au risque de doigts à ressorts. On estime que 10 % des diabétiques ont un doigt gâchette, contre 2 à 3 % dans la population générale.

Symptômes du doigt à gâchette

Les symptômes du doigt à gâchette comprennent généralement

– une bosse visible ou sensible sur la paume, à la base du doigt
– un doigt qui s’accroche, se bloque ou émet un bruit sec lors d’un mouvement
– une douleur et une gêne lors du redressement ou de la flexion du doigt.

On remarquera souvent que ses symptômes s’aggravent après une période d’utilisation accrue de ses mains. Les symptômes sont aussi généralement plus marqués le matin.

Les symptômes du doigt à gâchette étant très caractéristiques, un médecin peut généralement diagnostiquer cette affection en procédant à un examen physique.

Exercices de prévention du doigt à gâchette

Les exercices d’étirement et de renforcement des poignets et des doigts peuvent aider les personnes souffrant d’un doigt à ressorts et celles ayant des antécédents de cette affection à prévenir et à réduire la douleur. Voici quelques exemples d’exercices qui peuvent aider à prévenir le doigt à ressorts :

– Étirement des poignets

Pour étirer les poignets :

Placez les paumes ensemble devant la poitrine, en sentant un léger étirement dans les poignets.
Abaissez lentement les paumes vers le nombril pour augmenter la sensation d’étirement.
Maintenez cette position pendant 10 secondes, puis relâchez.

– Flexion du bout des doigts

Cet exercice permet de plier le haut de l’articulation du doigt. Les personnes peuvent suivre les étapes ci-dessous pour l’effectuer :

Tenez une main au niveau du visage et placez la main opposée autour du doigt douloureux, juste en dessous du bout du doigt.
Pliez lentement le bout du doigt au niveau de l’articulation supérieure, en gardant le reste du doigt droit.
Répétez 10 fois sur chaque doigt douloureux.

– Flexion de l’articulation centrale

Vous pouvez essayer cet exercice après la flexion du bout du doigt :

Tenez le doigt affecté à la base de l’articulation du doigt et pliez-le au niveau de la partie médiane du doigt.
Redressez lentement le doigt.
Répétez 10 fois.

Bien que les exercices ci-dessus puissent sembler simples, ils sont très efficaces pour aider une personne à soulager le stress et la tension dans ses doigts et ses mains.

Une autre option consiste à pétrir ou à façonner de l’argile ou de la pâte à modeler. Cette activité est également un moyen efficace d’étirer la main et les doigts. Dans la mesure du possible, il est conseillé de répéter ces exercices trois à cinq fois par jour.

Sources

Dardas, A. Z., et al. (2017). Long-term effectiveness of repeat corticosteroid injections for trigger finger.

Fiorini, H. J., et al. (2018). Surgery for trigger finger.

Leow, M. Q. H., et al. (2017). Non-steroidal anti-inflammatory drugs (NSAIDs) for trigger finger.

Makkouk, A. H., et al. (2007). Trigger finger: Etiology, evaluation, and treatment.

Matthews, A., et al. (2019). Trigger finger: An overview of the treatment options.

 

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