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Médecine douceLe saviez vous ?

Ces 4 symptômes sont des signaux d’alarme pour un cancer colorectal précoce

une nouvelle étude met en évidence les symptômes précoces du cancer colorectal qui devraient inciter à consulter son médecin.

Marie Desange

Alors que de plus en plus de jeunes adultes reçoivent un diagnostic de cancer colorectal, une nouvelle étude met en évidence les symptômes qui devraient inciter à consulter son médecin.

Si vous avez moins de 50 ans et que vous présentez des symptômes tels que diarrhée, douleurs abdominales, selles sanguinolentes ou anémie, vous devriez peut-être subir un dépistage du cancer colorectal. En effet, selon une nouvelle étude publiée dans le Journal of the National Cancer Institute, le fait de présenter un seul de ces symptômes est associé à un risque presque doublé de cancer colorectal (souvent abrégé en cancer du côlon) chez les adultes de moins de 50 ans.

En présence de deux de ces symptômes, le risque de cancer du côlon fait plus que tripler. Et avec au moins trois de ces symptômes, le risque est plus de six fois plus élevé. Le cancer colorectal n’est pas seulement une maladie qui touche les personnes âgées. Les jeunes adultes doivent être conscients de ces signes et symptômes sont potentiellement très révélateurs et qu’ils doivent agir en conséquence, en particulier parce que les personnes de moins de 50 ans sont considérées comme étant à faible risque et qu’elles ne bénéficient pas d’un dépistage systématique du cancer colorectal.

L’exercice peut-il prévenir certains types de cancer ?

De nombreuses personnes ne se font pas dépister parce qu’elles ne veulent pas subir une coloscopie invasive, qui nécessite une préparation préalable pour vider les intestins, puis une anesthésie générale pendant la procédure. Environ un tiers des adultes âgés de 50 à 75 ans, un groupe auquel il est conseillé depuis longtemps de se faire dépister, ne le font pas.

Symptômes fréquemment signalés avant un diagnostic de cancer colorectal

Pour cette nouvelle étude, les chercheurs ont examiné les données d’assurance de 113 millions d’adultes âgés de 18 à 64 ans. Ils ont comparé les symptômes ressentis par 5 075 patients atteints de cancer colorectal jusqu’à deux ans avant leur diagnostic avec les symptômes ressentis au cours de la même période par des personnes similaires qui n’ont pas eu de cancer du côlon.

Selon l’étude, environ 1 personne sur 5 atteinte d’un cancer colorectal a ressenti au moins l’un des symptômes suivants entre trois mois et deux ans avant le diagnostic de son cancer :

Anémie
Selles sanguinolentes
diarrhée
Douleurs abdominales

Environ la moitié des personnes atteintes d’un cancer du côlon ont ressenti ces symptômes au cours des trois mois précédant le diagnostic.

L’une des limites de l’étude est qu’elle a utilisé des dossiers d’assurance conçus pour la facturation médicale aux US, qui peuvent manquer d’informations médicales plus détaillées sur les patients. Il est également possible que certaines personnes aient présenté des symptômes qui pourraient être un signe avant-coureur du cancer du côlon, mais qui n’ont pas été notés dans les dossiers d’assurance.

Il est néanmoins important de savoir que le cancer colorectal n’est pas l’apanage des personnes âgées. Tout le monde, quel que soit son âge, doit savoir que des symptômes tels que des douleurs abdominales continues et des saignements rectaux, ainsi que des tests de laboratoire montrant une anémie, peuvent être le signe d’un cancer colorectal. Si vous présentez l’un de ces symptômes, vous devriez consulter un médecin.

Mais ne tirez pas de conclusions hâtives

La consultation d’un médecin ne débouchera pas nécessairement sur un test de dépistage invasif. Dans de nombreux cas, le patient et le médecin peuvent décider qu’un diagnostic autre que le cancer du côlon est la cause probable, et aller de l’avant avec un diagnostic et un plan de traitement qui n’incluent pas de coloscopie. Si ce traitement fonctionne en l’espace d’un mois ou deux, il est fort probable qu’un dépistage supplémentaire du cancer ne soit pas nécessaire. Si le plan de traitement initial ne fonctionne pas et que les symptômes persistent, une coloscopie doit être fortement envisagée pour écarter la possibilité d’un cancer colorectal.

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