Ce signe pourrait révéler une future démence à corps de Lewy 10 ans avant son apparition

Si vous faites attention à ce signe précurseur, vous pouvez prévenir la démence à corps de Lewy.

Si vous avez déjà eu un proche qui a commencé à montrer des signes de démence, vous savez à quel point cela peut être déchirant. La démence à corps de Lewy (DCL) est une forme particulièrement agressive de ce trouble cognitif qui affecte certaines parties du cerveau, provoquant une rigidité et des changements de comportement tels que des délires et des hallucinations et des troubles de l’humeur. Alors que la DCL est souvent difficile à diagnostiquer en raison de ses symptômes peu clairs, des recherches ont révélé qu’un signe important pouvait être visible jusqu’à une décennie avant que la DCL ne soit généralement reconnue. Dans cet article, nous expliquons en quoi consiste ce signe alarmant et comment sa compréhension pourrait aider à diagnostiquer plus tôt la démence à corps de Lewy et permettre des traitements plus efficaces au fil du temps.

La démence à corps de Lewy (DCL) est une forme complexe de neurodégénérescence qui altère plusieurs domaines de la cognition. Il s’agit du deuxième type de démence le plus répandu, après la maladie d’Alzheimer, avec environ 250 000 personnes atteintes rien qu’en France. Selon l’Association Alzheimer France, 67 % des cas de DCL ne sont pas diagnostiqués. Cette maladie débilitante se manifeste généralement après l’âge de 50 ans et affecte un large éventail de fonctions corporelles et de processus psychologiques tels que la mémoire, la capacité d’apprentissage et la prise de décision. Comme il n’existe actuellement aucun traitement curatif de la DCL, elle reste un lourd fardeau pour ses victimes et leurs familles.

Le TCSP, trouble de comportemental en sommeil paradoxal, est le signe indicateur d’une future DCL.

Le trouble du comportement en sommeil paradoxal est un trouble du sommeil caractérisé par la perte de l’atonie musculaire pendant le sommeil paradoxal, ce qui entraîne des comportements physiques ou vocaux qui peuvent être perturbateurs, voire dangereux. Le TCSP peut se manifester par des paroles, des cris, des coups, des coups de pied, des mouvements anormaux de bras ou de jambes, des sauts hors du lit ou d’autres comportements physiques violents pendant le sommeil. Les personnes qui souffrent de TCSP disent souvent qu’elles font des rêves violents pendant leur sommeil. Cela peut les amener à se blesser, par exemple en se coupant ou en se faisant des bleus.

Le trouble du sommeil paradoxal touche aussi bien les hommes que les femmes et se manifeste généralement chez les adultes d’âge moyen, mais il peut aussi survenir chez des personnes de tout âge.

Une étude révolutionnaire récemment menée par la célèbre Mayo Clinic aux États-Unis s’est penchée sur un trouble particulier du sommeil qui pourrait être un signe d’alerte précoce de la démence à corps de Lewy. Les résultats de leurs recherches ont montré que les anomalies motrices peuvent apparaître jusqu’à dix ans avant le diagnostic officiel et qu’elles se produisent fréquemment pendant les périodes de sommeil paradoxal.

Cette découverte fascinante fournit des informations utiles qui peuvent potentiellement conduire à des diagnostics plus précis et à des traitements plus précoces pour les personnes souffrant de ce trouble comportemental.

Le TCSP pourrait également prédire la maladie de Parkinson.

En plus d’être perturbateur, ce trouble peut être associé à un dans la vie. En 2016, une étude a été publiée par la Fédération pour la recherche sur le cerveau (FRC) indiquant un lien fort entre le trouble du comportement en sommeil paradoxal et les maladies neurodégénératives. Leurs recherches ont révélé que plus de 80 % des patients touchés ont fini par développer la maladie de Parkinson. Cela fait du trouble du comportement en sommeil paradoxal le prédicteur de la neurodégénérescence le plus fiable que nous connaissions actuellement, et il peut indiquer le début de ces maladies 3 à 15 ans avant l’apparition des symptômes.

Les scientifiques pensent que ce trouble est causé par la détérioration d’un noyau situé dans la protubérance, qui est une zone du tronc cérébral responsable du contrôle des fonctions motrices et de l’influence sur les niveaux de conscience.

Par conséquent, en surveillant attentivement le comportement du sommeil paradoxal chez les personnes de tout âge, les médecins pourraient être en mesure de poser un diagnostic et de fournir un traitement beaucoup plus tôt.

Quels sont les traitements envisagés en cas de TCSP ?

Le traitement principal du trouble du comportement en sommeil paradoxal consiste généralement en des médicaments, tels que le clonazépam ou rivotril et la mélatonine. Ces médicaments peuvent aider à réduire les comportements perturbateurs qui se produisent pendant le sommeil paradoxal.

En plus de la thérapie médicamenteuse, d’autres stratégies peuvent être utiles pour traiter le trouble, comme fournir un environnement de sommeil sûr et éviter de consommer de l’alcool ou des sédatifs avant le coucher. Des traitements non médicamenteux peuvent également être recommandés pour certains patients, notamment une psychothérapie pour traiter les problèmes psychologiques sous-jacents et une thérapie cognitivo-comportementale pour aider à modifier les comportements inadaptés.

D’autres thérapies peuvent inclure des techniques de relaxation, comme la respiration profonde et la relaxation musculaire progressive, l’hypnothérapie, le biofeedback (rétroaction biologique) et des modifications du mode de vie, comme éviter la caféine en fin de journée et respecter des horaires réguliers de sommeil et d’éveil.

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Margot Fontenive