Bien être

Améliorer son transit intestinal : 7 réflexes à bannir dès aujourd’hui

Vous vous demandez si vous allez suffisamment à la selle ou si vous y consacrez trop de temps et trop d’efforts. Voici ce qui est normal et ce qui ne l'est pas.

Les idées reçues abondent sur la façon d’améliorer son transit intestinal. Un nouveau livre écrit par Trisha Pasricha, gastro-entérologque, fait le point sur la fréquence et les conditions du passage à la selle. Trop de temps et d’efforts nécessaires peuvent être le signal de modifier son mode de vie ou de consulter un médecin.

Quelles sont les 7 idées reçues tenaces sur la façon d’améliorer son transit intestinal ?

Ce sont : croire qu’aller à la selle tous les jours est indispensable et devoir y aller le matin, rester aux toilettes très longtemps, penser que la douleur est normale, que la constipation n’a qu’une seule cause et que les laxatifs sont toujours mauvais.

S’obséder d’aller à la selle tous les jours

Le passage à la selle quotidien n’est pas une règle d’or. Les « bonnes » habitudes intestinales ne se définissent pas par la fréquence des selles quotidiennes, et y aller chaque jour n’est pas l’objectif ultime, selon la Dre Pasricha.

La fourchette de normalité est bien plus large : de trois fois par jour à une fois tous les trois jours. La fréquence a une importance mais elle ne dit pas tout. On peut y aller tous les deux jours environ et se porter parfaitement bien si c’est facile et confortable, note Julia Barten, kinésithérapeute au Stanford Pelvic Health Center en Californie.

Savoir si la défécation semble facile et s’intègre bien dans la vie est plus important que de vérifier si elle se produit selon un cycle parfait de 24 heures.

Rester trop longtemps aux toilettes

Aller à la selle ne devrait pas ressembler à une épreuve d’endurance. S’il faut pousser, transpirer et s’attarder aux toilettes en espérant que quelque chose se produise, c’est le signe qu’il est préférable de s’arrêter, selon la Dre Pasricha.

Se lever au bout de cinq minutes, marcher un peu et réessayer plus tard : un effort prolongé peut augmenter le risque d’hémorroïdes.

Julia Barten rappelle qu’une bonne évacuation doit se produire de manière passive, avec un plancher pelvien sain et détendu, sans forcer. Dans des conditions idéales, cela devrait prendre moins de cinq minutes.

Mais toutes les selles ne sont pas parfaitement formées, certaines nécessitent plus de patience ou d’efforts pour être totalement évacuées. Il est contre-productif et même imprudent de prendre l’habitude de rester aux toilettes avec son téléphone 15 à 20 minutes pour en finir, précise la kinésithérapeute.

Supposer que la douleur est normale

Le transit doit être confortable et raisonnablement facile à gérer au quotidien. Si cela fait régulièrement mal, que le besoin est extrêmement urgent ou que la journée est gâchée, il peut s’agir d’un problème de santé sous-jacent.

Une douleur lors de l’évacuation n’est pas à prendre à la légère car elle peut indiquer un problème près de la zone anale, comme une hémorroïde ou une fissure (ou déchirure dans le tissu mince tapissant l’anus).

Les causes courantes de douleur sont dues à des selles mal formées et des problèmes de muscles du plancher pelvien. Parfois, la solution est simple : plus de liquides, plus de fibres, plus de mouvement. Dans d’autres cas, surtout si les muscles du plancher pelvien sont trop tendus ou mal coordonnés, une rééducation périnéale peut être indispensable.

Penser que la constipation n’a qu’une seule cause

La constipation englobe de nombreux processus biologiques et symptômes différents. Par exemple, deux personnes peuvent passer une heure à pousser aux toilettes pour des raisons très différentes.

L’une peut souffrir d’un trouble du plancher pelvien où les selles arrivent au bout du système digestif, mais le corps ne les laisse pas sortir facilement, l’autre manquer de propulsion (le côlon ne pousse pas assez efficacement pour faire avancer les déchets). Les raisons derrière les symptômes sont importantes car elles peuvent changer la solution la plus susceptible de fonctionner.

Essayer d’y aller le matin même si le corps n’est pas prêt

Pour beaucoup de gens, le matin est le moment propice. Le corps reçoit souvent un élan après le réveil et les repas, grâce en partie au réflexe gastrocolique, une réponse normale qui aide à stimuler le côlon après l’entrée de nourriture dans l’estomac.

Il n’y a pas d’heure parfaite : une routine matinale peut fonctionner pour certains, surtout si le sommeil, les repas, le stress et l’exercice sont réguliers. Mais l’objectif principal reste une évacuation facile quand l’organisme est prêt, quel que soit le moment.

Le transit est principalement une activité diurne et ne devrait pas réveiller systématiquement la nuit.

Craindre que l’usage d’un laxatif soit mauvais

Beaucoup de gens entendant le mot « laxatif » pensent immédiatement au risque de dépendance, voire à un échec personnel. Selon la Dre Pasricha, il n’y a pas de problème à en “avoir besoin” s’il apporte un soulagement, surtout  quand les changements de mode de vie ne suffisent pas.

Cependant, prendre plusieurs laxatifs par jour ou les utiliser fréquemment doit inciter à consulter un médecin pour comprendre l’origine du problème.

Considérer que le côlon a besoin d’une « détox »

La culture de la « détox » a déformé la compréhension de la santé intestinale, s’insurge la Dre Parisha. Il n’y a aucun besoin de nettoyer l’intestin des toxines car l’organisme est conçu pour faire ce travail.

Les cures de jus qui promettent d’éliminer des « kilos de selles » stockés dans le corps ne sont que des supercheries. Pour la plupart des gens, les matières fécales sont perpétuellement en transit et sont expulsées en quelques jours sans aucune détox. Sans compter que l’extraction de jus élimine la majeure partie des fibres bénéfiques des fruits et légumes.

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Cet article a été élaboré avec le soutien d'un outil d'intelligence artificielle. Il a ensuite fait l'objet d'une révision approfondie par un journaliste professionnel et un rédacteur en chef, assurant ainsi son exactitude, sa pertinence et sa conformité aux standards éditoriaux. PRESSE SANTÉ s'efforce de transmettre la connaissance santé dans un langage accessible à tous. En AUCUN CAS, les informations données ne peuvent remplacer l'avis d'un professionnel de santé.