Affection oculaire : tout ce qu’il faut savoir sur la kératoconjonctivite.

La kératoconjonctivite est un type d’inflammation qui affecte le système oculaire. Ayant déjà existé depuis bien longtemps, il s’agit d’une inflammation d’origine infectieuse (virale ou bactérienne) de la conjonctivite jusqu’à la cornée au niveau de l’œil. Si elle n’est pas soignée à temps, elle peut aboutir à une cécité temporaire. Pour savoir plus sur cette infection oculaire, continuez à lire.

Qu’est-ce que la kératoconjonctivite ?

Comme mentionné précédemment, la kératoconjonctivite infectieuse est une conjonctivite mal soignée ou qui ne répond plus aux traitements. Autrement dit, il s’agit d’une conjonctivite qui s’est aggravée au cours du temps.

Il existe 3 formes de kératoconjonctivite :

  • La kératoconjonctivite sèche : elle résulte de la sécheresse oculaire par manque de larmes. Elle se répercute également sur la conjonctivite et la cornée.
  • La kératoconjonctivite phlycténulaire : cette pathologie ulcère la cornée et la couvre de petites bulles, mais cette fois-ci à cause d’une tuberculose.
  • La kératoconjonctivite vernale ou la VKC : c’est sans aucun doute la forme la plus sévère de la kératoconjonctivite. Celle-ci touche principalement les enfants âgés de 4 à 14 ans et est souvent fréquente en période de forte chaleur, entre mars et octobre.

Comment savoir si vous êtes atteint de kératoconjonctivite ?

Les deux premiers types de kératoconjonctivite sont assez similaires, car ils présentent les mêmes symptômes. L’œil se gonfle et change de couleur, généralement de teinte rose. La douleur au niveau de la cornée et de la conjonctivite est de plus en plus forte. Cela est dû à des picotements, des démangeaisons importantes et un larmoiement excessif. Par ailleurs, ces deux sortes de pathologie oculaire peuvent aussi présenter d’autres symptômes d’allergie comme les rhinites et l’asthme.

Quant aux symptômes de la kératoconjonctivite vernale (VKC), ils peuvent varier, mais ils comprennent fréquemment des démangeaisons, des rougeurs, des larmoiements et une sensation de sable dans l’œil. Dans les cas graves, la cornée peut enfler et une cicatrisation de la cornée est également possible.

En résumé, il existe donc 2 grandes catégories de kératoconjonctivite à savoir :

  • La kératoconjonctivite sèche due à l’insuffisance de larmes.
  • Et la kératoconjonctivite sèche d’exposition due à la sensibilité du film lacrymal, qui lubrifie l’œil et la protège de l’air ambiant. Cette dernière étant causée par des bactéries des genres Moraxella ou Borrelia ou des adénovirus.

La kératoconjonctivite est d’une durée et d’intensité variables. Elle peut être saisonnière ou perannuelle en fonction de ses causes. En effet, la kératoconjonctivite peut résulter de plusieurs facteurs ou peut être aggravée par ceux-ci : soit d’une déshydratation, d’une forte exposition au soleil, ou d’un environnement sec, poussiéreux et enfumé.

Comment se déroule le diagnostic de la kératoconjonctivite ?

Pour diagnostiquer la kératoconjonctivite, il faut se référer à ses symptômes et de son aspect clinique. Il y a plusieurs tests à faire selon des symptômes :

Le test de Schirmer : il est essentiel pour déterminer si la quantité de larmes produites est suffisante ou non. Pour ce faire, le médecin va prélever l’excédent de larmes sur l’œil fermé avec une bandelette de papier-buvard graduée et cela se passera sans anesthésie topique. Cette goutte de larme va être ensuite examinée 2 fois successivement pour affirmer s’il s’agit d’une conjonctivite sèche par manque de larmes ou par évaporation excessive des larmes.

Les tests sérologiques et la biopsie des glandes salivaires peuvent aussi être efficaces pour diagnostiquer la kératoconjonctivite. Mais de nouveaux tests sont actuellement en cours de développement pour apporter une plus grande précision à ce diagnostic oculaire.

Quels sont les traitements à envisager en cas de kératoconjonctivite ?

Les résultats du traitement de la kératoconjonctivite peuvent varier en fonction des cas étudiés. Certains peuvent être dissociés des signes cliniques prédéfinis. À ce propos, il est bon de noter qu’il n’existe pas encore de traitement naturel pour la kératoconjonctivite sèche. Il est cependant possible de prévenir cette pathologie par le biais de l’alimentation et le changement de quelques habitudes quotidiennes. Vous pouvez notamment privilégier les aliments riches en vitamine A, limiter les écrans, protéger les yeux contre les poussières et le soleil.

Pour soigner cette allergie oculaire, il faut procéder par des interventions médicamenteuses ou chirurgicales. En fonction de la cause de votre kératoconjonctivite, soit vous utilisez des collyres antiviraux, antibactériens, soit vous vous fiez aux larmes artificielles. En effet, l’utilisation fréquente de larmes artificielles peut toujours être efficace pour le traitement des 2 catégories de kératoconjonctivite.

Pour les personnes atteintes de VKC, Les gouttes oculaires à base de stéroïdes sont souvent utilisées, car elles peuvent aider à réduire l’inflammation.

Chez les personnes atteintes de VKC, le système immunitaire réagit de manière excessive à certains déclencheurs, ce qui entraîne une inflammation. L’utilisation de gouttes oculaires à base de stéroïdes permet de réduire l’activité du système immunitaire, ce qui contribue à réduire les symptômes. Cependant, il est important de noter que les stéroïdes ne doivent être utilisés que selon les instructions d’un médecin, car ils peuvent avoir des effets secondaires s’ils ne sont pas utilisés correctement. Par exemple, ils peuvent entraîner des cataractes ou un glaucome.

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