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Etude: Comment et pourquoi une mauvaise alimentation accroît le risque de cancer

Nous examinons ici les liens entre une mauvaise alimentation et le risque de cancer, ainsi que les mécanismes sous-jacents impliqués.

Une alimentation saine et équilibrée est essentielle pour maintenir une bonne santé. Cependant, une mauvaise alimentation, caractérisée par une consommation excessive d’aliments transformés et malsains, peut augmenter le risque de développer un cancer. Des chercheurs ont découvert que certains mécanismes biologiques liés à une mauvaise alimentation peuvent favoriser la croissance des cellules cancéreuses. Nous examinons ici les liens entre une mauvaise alimentation et le risque de cancer, ainsi que les mécanismes sous-jacents impliqués.

Les conséquences d’une mauvaise alimentation

Une alimentation malsaine, riche en aliments transformés, en gras saturés, en sucres ajoutés et en sel, est associée à de nombreux problèmes de santé, tels que l’obésité, les maladies cardiaques et le diabète de type 2. Ces conditions sont également des facteurs de risque pour le cancer. Par exemple, l’obésité est un facteur de risque majeur pour plusieurs types de cancer, notamment le cancer du sein, de l’utérus et du gros intestin.
Malgré les nombreuses affirmations concernant les aliments spécifiques qui peuvent augmenter ou diminuer le risque de cancer, il n’existe pas encore d’études concluantes démontrant que des composants alimentaires individuels causent directement ou protègent contre le cancer.

Le rôle du méthylglyoxal dans le lien entre une mauvaise alimentation et le cancer

Des chercheurs de l’Université nationale de Singapour ont récemment découvert un mécanisme potentiel expliquant pourquoi une mauvaise alimentation accroît le risque de cancer. Leurs travaux, publiés dans la revue Cell, ont révélé que le méthylglyoxal, un produit métabolique produit lorsque les cellules décomposent le glucose pour libérer de l’énergie, peut inhiber les gènes qui protègent contre le cancer.

Selon cette étude, une mauvaise alimentation entraîne une augmentation des niveaux de méthylglyoxal, augmentant ainsi la probabilité de développer un cancer. Le méthylglyoxal endommage l’ADN des cellules et peut désactiver temporairement la suppression des tumeurs par certains gènes, comme le gène BRCA2, qui augmente le risque de cancer du sein et de l’ovaire.

L’effet du méthylglyoxal sur les gènes liés au cancer du sein

Les chercheurs ont également découvert que le méthylglyoxal peut temporairement désactiver la suppression des tumeurs par le gène BRCA2, ce qui pourrait augmenter la probabilité de développer un cancer du sein. Le méthylglyoxal endommage l’ADN des cellules qui portent cette mutation génétique, augmentant ainsi le risque de cancer.

Cependant, les chercheurs soulignent que leurs travaux ont été réalisés en laboratoire, sur des cellules, et que des recherches supplémentaires sont nécessaires pour confirmer ces effets dans des contextes complexes tels que les tissus, les organes et les corps humains.

Le rôle du méthylglyoxal sans mutation génétique

Il est important de noter que même les personnes sans prédisposition génétique peuvent présenter un risque accru de cancer en cas de niveaux élevés de méthylglyoxal. Ce scénario est souvent observé chez les personnes atteintes de diabète ou de prédiabète, qui sont également souvent en surpoids ou ont des habitudes alimentaires et de vie suboptimales.

Le méthylglyoxal produit des composés complexes appelés produits finaux de glycation avancée (AGE), qui s’accumulent dans le corps et contribuent à diverses affections telles que le diabète et l’obésité. Ces AGE ont été liés à une augmentation du stress oxydatif et de l’inflammation, deux facteurs importants dans le développement du cancer.

Les niveaux élevés de méthylglyoxal sont courants chez les personnes atteintes de prédiabète et de diabète, ainsi que chez les personnes en surpoids ou suivant une alimentation malsaine, riche en sucre ou en glucides raffinés.

Les implications de ces découvertes pour la prévention du cancer

Il est important de noter que les travaux réalisés par les chercheurs de l’Université nationale de Singapour ont été réalisés en laboratoire, et des recherches supplémentaires sont nécessaires pour confirmer ces résultats et établir des recommandations spécifiques pour réduire le risque de cancer.

Cependant, ces découvertes soulignent l’importance d’une alimentation saine et équilibrée pour la prévention du cancer. Éviter les aliments transformés riches en graisses saturées, en sucres ajoutés et en sel, et privilégier les aliments complets et naturels, riches en fibres alimentaires et en composés bioactifs, peut contribuer à réduire les niveaux de méthylglyoxal dans le corps.

Un régime alimentaire souvent recommandé pour améliorer la santé est le régime méditerranéen, qui a également été associé à des niveaux de méthylglyoxal plus faibles dans le sang. Des études récentes ont montré que suivre un régime méditerranéen peut aider à maintenir la santé des reins chez les personnes atteintes de diabète de type 2 et de maladies coronariennes.

Il est essentiel de souligner que la prévention du cancer ne repose pas uniquement sur l’alimentation, mais également sur d’autres facteurs de mode de vie sains tels que l’exercice régulier, l’arrêt du tabac et la réduction de la consommation d’alcool.

Une mauvaise alimentation peut augmenter le risque de cancer en favorisant certains mécanismes biologiques, tels que la production de méthylglyoxal. Il est donc essentiel de privilégier une alimentation saine et équilibrée, riche en aliments naturels et complets, pour réduire le risque de développer un cancer. La recherche continue dans ce domaine est nécessaire pour mieux comprendre les liens entre l’alimentation et le cancer, et pour développer des stratégies de prévention efficaces.

 

 

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