5 risques majeurs des OGM sur la santé

Si l’on n’y prends pas garde, on peut se retrouver à passer tous ses repas avec des OGM dans l’assiette tant leur culture s’est développée. Maïs, soja, pommes, etc.. il sont partout. Mais les risques pour la santé vont avec, les OGM sans danger ça n’existe pas tant personne n’a vraiment de recule sur les effets du bricolage génétique. Certaines études montrent pourtant les 5 grands risques majeurs à venir ou déjà là.

Vous vous souvenez peut-être des jours où les OGM n’étaient même pas un sujet sur les écrans, où la « Frankenfood » n’existait pas, c’était le bon temps? Pour anecdote, aux États-Unis, c’est vers 1994, qu’une tomate génétiquement modifiée, connue sous le nom de Flavr Savr (créée par une société californienne appelée Calgene), est devenue la première denrée alimentaire génétiquement cultivée commercialisée à être homologuée pour la consommation humaine. Depuis, toutes les digues ont été rompues, la liste de ce qui est génétiquement modifié est de plus en plus longue : 92% du maïs, 94% du soja et 94 % du coton produit aux États-Unis par exemple sont génétiquement modifiées depuis 2015.

Un OGM est un organisme génétiquement modifié. Ces organismes vivants contiennent du matériel génétique qui a été manipulé artificiellement dans un laboratoire par le génie génétique. La modification génétique des organismes vivants produit des combinaisons d’animaux, de plantes, de bactéries et de gènes de virus, qui ne se produisent normalement pas dans la nature ou par des méthodes traditionnelles de croisements.

Voulez-vous savoir l’une des principales raisons pour lesquelles les entreprises sont fans de la nourriture issue du génie génétique? Il en résulte des rendements de récolte plus élevés tout simplement. Selon un article de 2018 publié dans le New York Times, «les rendements de maïs, de coton et de soja ont augmenté de 20 à 30% grâce à  l’utilisation du génie génétique.» C’est pas plus compliqué que ça, c’est plus abondant et moins couteux à produire. Ce qui fait que l’on en retrouve maintenant partout dans l’alimentation transformée.

Top 12 aliments OGM:

1 maïs

2 soja

3 colza

4 luzerne

5 betteraves sucrières

6 coton (pour l’huile de coton consommable)

7 papaye (la papaye OGM est cultivée principalement en Chine)

8 courges/courgettes

9 nourriture pour animaux d’élevage

10 microbes & enzymes ( que l’on retrouve dans la cuisson et comme agents de traitement, difficiles à suivre parce qu’ils ne sont souvent même pas répertoriés sur les étiquettes d’aliments)

11 pommes

12 pommes de terre

Il ne s’agit que d’une liste partielle d’aliments OGM.

Autres ingrédients alimentaires courants qui sont souvent des OGM:

  • L’huile végétale, les graisses végétales et les margarines qui sont faites avec du soja, du maïs, ou de l’huile de canola
  • Ingrédients issus du soja, y compris la farine de soja, la protéine de soja, les isolats de soja, les isoflavones de soja, la lécithine de soja, les protéines végétales, le tofu, le tempeh et les suppléments protéiques de soja.
  • Ingrédients dérivés du maïs comme farine de maïs, gluten de maïs, amidon de maïs, sirop de maïs, farine de maïs et sirop de maïs à haute teneur en fructose (HFC).

5 risques majeurs pour la santé des OGM

Comme ils sont encore relativement nouveaux dans la consommation humaine, les dangers des aliments OGM continuent d’être découverts, mais certains risques pour la santé sont déjà connus à ce jour.

Les principaux risques des OGM sur la santé humaine:

  • Réactions allergiques
  • Résistance aux antibiotiques
  • Cancer
  • Perte de nutrition
  • Toxicité
  1. réactions allergiques

Comment les OGM peuvent-ils augmenter les allergies? Quand un organisme est génétiquement modifié par l’homme, cela change le niveau d’expression des composants naturels de cet organisme, ce qui peut aggraver les allergies. Une revue scientifique publiée en 2016 dans la revue Food Science and Human Wellness fournit une illustration parfaite de ce scénario:

Un exemple est la production de soja enrichi en acide aminé méthionine. La synthèse améliorée de cet acide aminé est le résultat d’un gène isolé des noix du Brésil. Par conséquent, certains consommateurs allergiques à ces noix ont des réactions allergiques au soja transgénique.

Un autre examen scientifique intitulé «aliments génétiquement modifiés: sécurité, risques et préoccupations du public souligne que de nouvelles protéines peuvent être synthétisées au cours de modifications génétiques qui peuvent produire des «effets allergènes imprévisibles». Un exemple de ce phénomène est quand les plantes de haricot qui ont été génétiquement modifiées pour augmenter la cystéine et la teneur en méthionine ont dû être écartées quand on a réalisé que la protéine exprimée du transgène était fortement allergène.

  1. résistance aux antibiotiques

L’un des grandes craintes liées à l’utilisation des OGM concerne  l’utilisation de gènes résistants aux antibiotiques comme marqueurs dans les cultures OGM. Le problème est que ces gènes résistants aux antibiotiques pourraient être transférés aux bactéries intestinales humaines et diminuer ainsi  l’efficacité de la thérapie antibiotiques et donc d’ augmenter la résistance des bactéries aux antibiotiques.

  1. cancer

En novembre 2012, le « Journal de l’alimentation et de la toxicologie chimique » a publié un document intitulé «Toxicité à long terme de l’herbicide Roundup et un maïs génétiquement modifié à tolérance Roundup. Cette étude a reçu beaucoup d’attention dans le monde entier et pour une bonne raison — c’était la première étude qui examinait les effets possibles d’un régime de maïs OGM traité avec l’herbicide Roundup de Monsanto dans des conditions contrôlées.

Cette étude révèle que des rats nourris pendant deux ans avec le maïs NK603 de Monsanto résistant au glyphosate ont développé beaucoup plus de tumeurs et sont mort plus tôt que les rats contrôle qui n’en mangeaient pas. Des sujets femelles ont développé plus fréquemment de grandes tumeurs mammaires, pendant ce temps, les mâles ont connu quatre fois plus de grandes tumeurs palpable à partir 600 jours plus tôt que dans le groupe témoin, dans lequel une seule tumeur a été notée.

Selon l’étude, les tumeurs étaient à la fois cancéreuses et non cancéreuses. Les tumeurs non cancéreuses étaient presque aussi inquiétantes ou potentiellement dévastatrices pour la santé car elles pouvaient causer des hémorragies internes chez les animaux, la compression et l’obstruction de la fonction d’organes vitaux, ainsi que la libération de toxines nocives.

  1. Baisse de la qualité nutritionnelle

Les cultures génétiquement modifiées ont souvent modifié les profils nutritionnels des aliments. Certaines recherches rapportent des niveaux accrus de composés antinutriments et des niveaux inférieurs de nutriments souhaitables dans certaines cultures OGM par rapport aux cultures conventionnelles. La nature perturbatrice et imprévisible du processus de modification génétique  peut introduire ou élever des allergènes, des toxines et des antinutriments dans les aliments OGM.

  1. Toxicité

Les aliments génétiquement modifiés sont intrinsèquement instables. Chaque insertion d’un nouveau gène dans un aliment équivaut à jouer la à «roulette» de salubrité des aliments avec les compagnies espérant que le nouveau matériel génétique ne déstabilise pas un aliment sûr et ne le rende dangereux. Chaque insertion génétique crée la possibilité supplémentaire que des éléments non toxiques auparavant dans les aliments deviennent toxiques.

Comment éviter les OGM?

Les gages de qualité que nous aimons parfois repérer sont aussi une garantie pour une alimentation sans OGM. Quelques pistes à privilégier à l’envi:

1) Les produits issus de l’agriculture biologique, reconnaissables au logo AB, excluent la présence d’OGM, sauf présence fortuite, qui doit être mentionnée.

– Certains labels de qualité, tels que le Label rouge, sont aussi garantis sans OGM d’un bout à l’autre de la chaîne de production. Contrairement à un poulet de Loué ou de Challans, un poulet à bas prix peut avoir été nourri avec des céréales génétiquement modifiées.

–  De nombreux fromages AOC rejettent l’utilisation d’OGM. Les produits à consommer sans hésitation : l’abondance, le beaufort, le chevrotin, l’époisses, le saint-nectaire, le mont-d’or, le comté, etc.

  1. Achetez des produits locaux

Parlez aux producteurs-vendeurs et fermiers locaux de vos marchés, visitez les fermes et les cultures si vous le pouvez.

4 Evitez surtout

– la farine, les flocons ou la semoule de maïs,

– l’amidon de maïs et les dérivés de l’amidon de maïs, présents notamment dans le sirop de glucose,

– les protéines et la farine de soja,

– les matières grasses végétales de soja, de colza et de maïs,

– les additifs issus du soja : lécithine (E 322), huile de soja oxydée (E 479b) ;

– les additifs issus du maïs : amidon oxydé (E 1404), phosphates d’amidon (E 1410, E 1412 à E 1414), amidons acetylés (E 1420, E 1422), amidons hydroxypropylés (E 1440, E1442), succinate d’amidon (E 1450), amidon oxydé acetylé (E1451), caramels (E 150a à E 150d), sorbitol (E 420), mannitol (E421), isomalt (E 953), maltitol (E 965), lactitol (E 966), xylitol (E 967), glucono-lactone (E 575), erythorbates (E 315 et E 316).

A noter : la mention « amidon modifié ou transformé » ne signifie pas la présence d’OGM.

Sources

https://www.nytimes.com/2018/04/23/well/eat/are-gmo-foods-safe.html

http://www.i-sis.org.uk/MON810gmMaizeMiceImmuneSystem.php

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3791249/

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2213453016300295

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3791249/

https://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/10408390701855993

https://enveurope.springeropen.com/articles/10.1186/s12302-014-0014-5

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0278691512005637

http://bioscienceresource.org/wp-content/uploads/2015/04/RNAi-Biosafety-DraftPaper-2015-LathamWilson.pdf

 

 

 

Marie Desange est journaliste santé, passionnée tant par les dernières recherches en scientifiques en nutrition, neurosciences et bien être que par les nouvelles approches de santé qui ne sont pas encore passées par le filtre des études scientifiques, mais qui marchent. Ostéopathie, chiropractie, acupuncture, neuro-feedback, méditation, aromathérapie, homéopathie, médecine chinoise ou Indienne (Ayurveda), shiastu, soins énergétiques, techniques corporelles ou thérapies psychologiques, toutes ces disciplines méritent d’être mises en avant pour que les lecteurs puissent être bien informés et faire leur choix sur ce qui peut les aider. De plus, la pratique journalistique lui permet de rencontrer toujours plus d’acteurs de ces nouvelles approches et de sélectionner ceux qui ont une particularité et une réelle maîtrise de ce qu’ils proposent. Les soins complémentaires et les nouvelles approches de santé doivent être rigoureux et sans danger pour les personnes qui se tournent vers elles. Avec le temps et l’expérience, Marie sait sélectionner ce qui peut apporter, selon les cas, de vrais bénéfices pour le mieux être des personnes qui le recherchent. ` Journaliste pour le journal on-line pressesante.com, Marie a encore plein de supers sujets sous le coude à vous proposer, que vous ne lirez pas ailleurs.