Le marché de la nutrition est en pleine effervescence. Pourtant, la réalité scientifique des produits vendus en libre service se montre bien souvent moins flatteuse. Si des millions de consommateurs en achètent, les preuves de la véracité des promesses des compléments alimentaires sont décevantes.
Quelles promesses des compléments alimentaires sont de la poudre aux yeux ?
Les multivitamines, les suppléments de vitamine E et de bêta-carotène, ou encore le millepertuis sont dans le collimateur des spécialistes.
Les multivitamines figurent parmi les compléments les plus achetés aux USA, mais la recherche ne révèle généralement aucune réduction claire des risques de maladies ni de la mortalité globale chez les adultes en bonne santé.
Le groupe de travail des services préventifs aux États-Unis déconseille également la prise de compléments de vitamine E et de bêta-carotène pour prévenir les maladies cardiaques ou le cancer chez les adultes en bonne santé.
L’apport de vitamine E n’offre aucun avantage protecteur contre le cancer ou les maladies cardiovasculaires, selon le Dr John Wong, professeur de médecine à l’université Tufts et membre de l’USPSTF.
La prise de bêta-carotène, qui se transforme en vitamine A dans l’organisme, peut même augmenter le risque de cancer du poumon chez les individus présentant déjà certains facteurs de risque, comme le tabagisme ou l’exposition professionnelle à l’amiante.
Certains compléments peuvent aussi interférer avec les médicaments habituels. Par exemple, le millepertuis, utilisé contre la dépression et les troubles du sommeil, peut interagir avec les contraceptifs.
Même lorsque les compléments ne causent pas de tort, en prendre trop peut être inutile car l’organisme n’en fait rien.
Pourquoi les gens achètent-ils encore des compléments alimentaires ?
Il est souvent plus facile et rassurant d’ingérer rapidement un complément alimentaire que de s’engager soi-même dans un changement durable de comportement, de régime alimentaire et de mode de vie.
Les gens cherchent quelque chose de tangible pour leur santé, explique Melissa Majumbar, diététicienne, coordinatrice de chirurgie bariatrique à l’hôpital Emory University Midtown.
Malgré le peu de preuves démontrant les avantages de la prise de multivitamines ou de suppléments minéraux, les Américains dépensent chaque année des milliards de dollars en compléments alimentaires.
Avant de prendre un complément alimentaire, les spécialistes conseillent de se méfier du risque d’allégations de santé trompeuses portées par l’étiquette. La Food and Drug Administration (FDA) n’évalue pas les compléments alimentaires pour leur sécurité ou leur efficacité. Certaines promesses sont des allégations non prouvée que le produit n’a « aucun effet secondaire » ou est « meilleur qu’un » médicament sur ordonnance. En France, le cadre est nettement plus strict qu’aux États-Unis grâce à une réglementation européenne harmonisée. Les fabricants doivent faire une déclaration préalable de mise sur le marché, les ingrédients acceptables ainsi que leur dosage sont répertoriés. Enfin, les allégations thérapeutiques sont interdites.
Quand les suppléments ont-ils une vraie nécessité ?
L’USPSTF recommande toutefois certains suppléments, comme par exemple, l’acide folique (vitamine B9) ou la vitamine D.
Acide folique
Il a reçu une note « A » pour son utilisation chez les femmes enceintes, car il aide à prévenir certaines malformations congénitales.
Certains aliments sont riches en acide folique mais il reste difficile d’obtenir suffisamment de cette vitamine par l’alimentation.
Vitamine D
La vitamine D peut être difficile à obtenir entièrement par l’alimentation. Certaines personnes peuvent absorber insuffisamment de vitamine D par l’exposition au soleil et les aliments de type poissons gras et foie de bœuf.
La carence en vitamine D est plus fréquente chez les personnes à la peau foncée ou habitant sous des latitudes nordiques ou évitant l’exposition au soleil, selon Emma Laing, professeure clinique à l’université de Géorgie et porte-parole nationale de l’Académie de nutrition et de diététique.
Cependant, un excès de vitamine D peut causer des problèmes de santé comme des calculs rénaux, de la confusion et des vomissements. Demander à un médecin un bilan sanguin pour déterminer une éventuelle carence et décider de prendre un complément de vitamine D.
- 1
- 2
- 3
Cet article a été élaboré avec le soutien d'un outil d'intelligence artificielle. Il a ensuite fait l'objet d'une révision approfondie par un journaliste professionnel et un rédacteur en chef, assurant ainsi son exactitude, sa pertinence et sa conformité aux standards éditoriaux. PRESSE SANTÉ s'efforce de transmettre la connaissance santé dans un langage accessible à tous. En AUCUN CAS, les informations données ne peuvent remplacer l'avis d'un professionnel de santé.


