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Faire un squat aux toilettes peut non seulement affaiblir les muscles pelviens et mener à l’incontinence mais aussi augmenter le risque d’infections urinaires. Voici tout ce qu’il faut savoir.
Que se passe-t-il lors d’un squat aux toilettes ?
Si l’on ne s’assoie pas complètement pour uriner, les muscles du plancher pelvien ne sont pas totalement relâchés et la vessie ne peut pas bien se vider.
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Ce groupe de muscles, qui soutient la vessie, l’intestin et l’utérus, doit être relâchés pour que la vessie se vide complètement.
On peut habituer le plancher pelvien à se contracter alors qu’il devrait se relâcher au moment où l’on urine. Cela peut provoquer un dysfonctionnement du plancher pelvien et affaiblir les muscles, qui se raidissent et s’épuisent.
Pour qu’un muscle développe une force efficace, il doit pouvoir se contracter, puis se relâcher complètement. Si, de manière répétée aux toilettes, le plancher pelvien est forcé à rester sous tension, un court-circuit dans cet automatisme peut se créer. Le muscle finit par perdre ses repères, et toute la mécanique urinaire est perturbée.
D’autres symptômes du dysfonctionnement du plancher pelvien sont :
- un besoin fréquent ou urgent d’uriner,
- la difficulté à vider la vessie,
- des fuites urinaires, surtout en cas de toux, d’exercices physiques ou de rire,
- des infections fréquentes des voies urinaires (en raison de la vidange incomplète de la vessie),
- un problème pour arriver à temps aux toilettes.
La vieille urine rémanente risque de créer des bactéries et augmenter le risque d’infection urinaire. L’urine résiduelle peut également irriter l’intérieur de la vessie, provoquant de l’incontinence. L’incontinence urinaire peut donner l’impression de devoir aller très souvent aux toilettes ou plus fréquemment que nécessaire.
Comment protéger sa santé aux toilettes ?
On peut essayer ces 3 choses pour « uriner sereinement » : utiliser un protège lunette de toilettes, ajuster sa manière de s’asseoir, prendre son temps.
S’accroupir au-dessus des toilettes est sans gravité si c’est un acte occasionnel mais qui ne doit pas devenir une habitude. Les risques liés à la position sont limités. Pour « uriner sereinement », plusieurs options ont été observées lors d’une étude en 2019 auprès de femmes inquiètes de la propreté des toilettes publiques :
- créer une barrière protectrice : utiliser un protège-lunette jetable ou du papier toilette. On peut aussi vaporiser la lunette avec un spray antibactérien,
- ajuster sa position : pour mieux vider la vessie pencher le haut du corps vers l’avant et poser les coudes sur les genoux. Au besoin, se balancer doucement d’avant en arrière pour stimuler la miction,
- prendre son temps : ne pas faire d’effort pour vider la vessie rapidement. Prendre 30 secondes et respirer profondément, ce qui détend naturellement le plancher pelvien et garantit une vidange complète, sans résidu.
Les lunettes de toilettes ne transmettent pas de maladies sexuellement transmissibles et la peau fait barrage aux microbes. Le risque réel de propagation de germes vient surtout de la chasse d’eau, d’où l’importance de se laver scrupuleusement les mains au savon pendant 20 secondes après passage aux toilettes.
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