L’hysope, une plante médicinale sous-estimée

hysope

L’hysope, de son nom scientifique Hyssopus officinalis, est une plante vivace et touffue étroite à fleurs bleues bilabiées qui peut atteindre 60 cm de haut. Originaire du sud de l’Europe, elle pousse spontanément sur le pourtour méditerranéen, notamment en Turquie et dans les Balkans. Elle apprécie particulièrement les lieux secs et ensoleillés et dans les jardins. On utilise particulièrement les sommités fleuries pour produire de l’huile essentielle. Ses principes actifs sont la marrubine, les flavonoïdes, le tanin, le pinocamphone et le thuyone.

Quelles indications pour cette plante médicinale ?

L’hysope est carminative ; hypotenseur ; antiseptique ; antivirale. Pour son huile essentielle, elle est antiallergique, parasympatholytique, sympathomimétique, lipolytique, antifongique, mucolytique, antivirale.

Son usage peut se faire en interne et à l’externe.

  • Pour l’usage interne, sa propriété expectorante, fluidifiante ou tonique lui permet de traiter et renforcer les muqueuses de la voie aérienne. En outre, elle possède une action antispasmodique. Elle améliore dans ce cas la digestion et aide en même temps à évacuer les gaz intestinaux. D’autre part, elle réduit la fièvre grâce à sa nature antipyrétique. Enfin, elle favorise la sudation.
  • Pour l’usage externe, l’hysope peut être prescrite pour cicatriser, diminuer des ecchymoses et traiter les inflammations occasionnées par les rhumatismes.

Sous quelle forme peut-on utiliser l’utiliser en phytothérapie ?

La plante existe sous forme d’huile essentielle, de tisanes, d’infusions, de cataplasmes, de lotions, de sirops, d’extraits aqueux.

Comment l’utiliser pour profiter de ses pouvoirs thérapeutiques ?

  • On peut infuser ses feuilles et la sommité fleuries sèches pour préconiser contre la toux et certaines affections pulmonaires comme les bronchites. Pour la préparation, prenez-en 1 c à c, et versez-en dans une grande tasse d’eau bouillante. Laissez infuser le contenu pendant 10 min. Buvez 2 ou 3 tasses par jour, à raison d’une semaine.
  • Versez quelques gouttes de l’huile essentielle dans l’eau de bain, si l’on veut traiter les douleurs rhumatismales et apaiser les effets psychoémotionnels.
  • La tisane peut aider le système digestif dans le processus de digestion. Elle est aussi efficace pour expulser des gaz intestinaux. Pour la préparation, mettez 10 g ou 1 c à c de sommités fleuries ou feuilles séchées dans 1 l d’eau bouillante ; infusez pendant 10 min. Buvez-en jusqu’à ce que les symptômes disparaissent.
  • Diluez quelques gouttes de l’huile essentielle dans un verre d’eau pour faire gargarisant. On peut l’utiliser pour apaiser les maux de gorge et traiter les infections de la muqueuse buccale.
  • Contre les ecchymoses, préparez un cataplasme à partir des feuilles. Pour ce faire, prenez une grosse poignée de feuilles fraîches, broyez-les légèrement et enduisez-les sur la zone concernée. Recouvrez d’une ou plusieurs compresses ou d’un bandage au minimum pendant une heure.
  • Pour diminuer les irritations causées par des dartres, l’eczéma… infusez 2 c à s de sommités fleuries et feuilles séchées dans 200 ml d’eau bouillante. Filtrez et appliquez aux levées du jour sur les zones concernées.

Quelles précautions et contre-indications à son usage ?

L’huile essentielle de la plante renferme un neurotoxique et un abortif. Faites alors attention. La femme enceinte et allaite, les personnes hyperactives et épileptiques ne doivent jamais l’utiliser sous n’importe quelle forme.