Les vertus thérapeutiques de l’anis vert

Au temps de l’ancienne Égypte, l’utilisation des herbes et des épices était une pratique quotidienne en cuisine ou en médecine. Dans cette région méditerranéenne où il était cultivé, il est probable que Toutankhamon connaissait déjà les vertus thérapeutiques de l’anis vert (même si aucune archive archéologique ne l’a documenté).

En France, de nos jours, cette plante et ses graines sont aussi emblématiques…du pastis (à consommer avec modération). Mais ces bienfaits ne se limitent pas au plaisir de l’apéritif !  Et c’est le bon moment pour dire  » Santé » !

De quoi est composé l’anis vert ?

L’anis vert appartient à la famille des plantes Apiacées avec le céleri, le fenouil, la coriandre, le persil… Il contient :

  • des composés phénoliques : eugénol (antidouleurs et anti inflammatoire), méthylchavicol (antioxydant), apigénine (aux propriétés multiples),
  • des nutriments : des vitamines (C, A, B), des minéraux (fer, magnésium, calcium, zinc),
  • des fibres : c’est sa principale source de glucides.
  • L’huile essentielle d’anis vert  est responsable de son arôme et de sa saveur bien identifiables. Les graines contiennent de l’anéthole, à l’origine de la couleur trouble au contact de l’eau. Elles ont des propriétés digestives et antimicrobiennes. L’anéthole agit aussi comme un phytoœstrogène, sa structure chimique est proche de celles des hormones féminines.

Une telle richesse de propriétés justifie de s’intéresser à l’utilisation médicinale de la Pimpinella anisum, le nom botanique de l’anis vert.

Quelles sont les 7 vertus thérapeutiques de l’anis vert ?

  1. soulager les troubles digestifs : ballonnements, flatulences, spasmes musculaires, troubles gastro-intestinaux mineurs.
  2. mettre en appétit : d’où sa place de choix à l’apéritif ! Son goût sucré, son odeur semblent stimuler le cerveau et donnent envie de manger.
  3. apaiser la toux et les irritations de la gorge : ses propriétés anti inflammatoires calment les picotements, son action expectorante permet d’expulser les mucosités et, pour finir, les propriétés de l’anéthole atténuent les spasmes dans les voies respiratoires.
  4. faciliter la lactation : traditionnellement, l’anis vert est recommandé aux femmes allaitantes pour ses capacités à favoriser le production de lait.
  5. apporter du confort à la ménopause : il aide à alléger les symptômes, comme les bouffées de chaleur et la sensation de jambes lourdes.
  6. protéger les cellules du stress oxydatif : ses flavonoïdes aident à neutraliser les radicaux libres.
  7. relaxer, détendre : l’huile essentielle est diffusée dans l’air en aromathérapie et appliquée en massages.

Comment prendre de l’anis vert ?

Les principales formes galéniques de l’anis vert sont : l’infusion, l’extrait sec, poudre et gélules, l’huile essentielle.

  • En infusion : une tasse de tisane de 3 g de graines écrasées infusées dans 150 ml d’eau frémissante, trois fois par jour.
  • En extrait sec : certaines personnes apprécient de mâcher une petite cuillerée de graines à la fin du repas. C’est d’ailleurs une pratique courante en Inde où l’on sert du pan masala, un mélange de graines d’anis vert, de fenouil, de coriandre, selon la recette.
  • En poudre/gélules : 1 cuillère à café de poudre par jour ou en 2 gélules de 250 mg le midi et le soir.
  • En huile essentielle : inhalation lors de rhume ou de bronchite, diluez quelques gouttes dans un bol d’eau bouillante. Des massages peuvent aussi être administrés en mélangeant quelques gouttes d’huile d’essentielle dans une huile de support et en faisant un test au préalable. Les vertus antispasmodiques de l’anis vert peuvent détendre et soulager les contractions musculaires tout en stimulant la circulation sanguine en cas de jambes lourdes.

Y a t-il des précautions d’utilisation ?

L’anis vert est parfois conseillé pour traiter les coliques et les reflux de lait chez les bébés. Demandez l’avis d’un médecin au préalable.

Il est contre-indiqué chez les femmes enceintes, les enfants de moins de 12 ans et les asthmatiques. Certaines personnes peuvent être allergiques à l’anéthol de l’anis vert. Les femmes allaitantes souhaitant améliorer la montée de lait devront employer l’anis vert avec prudence en raison de cas de toxicité observés chez le nourrisson.

A forte dose, l’huile essentielle d’anis peut conduire à des  inflammations respiratoires, de fortes nausées et des convulsions.

Aucune interaction médicamenteuse n’a été signalée. Mais avec les plantes, il est conseillé d’être prudent si on prend un traitement anticoagulant.

Toujours prendre l’avis d’un professionnel de santé car l’automédication peut entraîner des risques, propres à chacun.

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Aline Legrand