La viande rouge fait vieillir plus vite

Les «gros» consommateurs de viandes rouges et transformées présentent un risque de mortalité prématurée accru, par rapport à ceux privilégiant les viandes blanches. 

Les données concernant la consommation de viande et son impact sur la mortalité diffèrent suivant les études. Bien souvent, les travaux réalisés ne prennent pas en compte le type de viande (rouge, blanche, transformée). Afin d’éviter ce biais, une cohorte a été suivie durant 16 ans, incluant un demi-million de personnes âgées de 50 à 71 ans au début de l’étude. Ce sont les résultats de ces recherches qui ont été exposés dans le dernier British Medical Journal.

Viande rouge: hausse du risque dé décès prématuré

Pour la même quantité de viande consommée, ceux préférant la viande rouge (bœuf, agneau et porc) s’exposent à un risque de décès prématuré supérieur de plus de 25%, par rapport à ceux qui en consomment moins. La consommation de viande rouge transformée ou non est ainsi associée à une augmentation des décès faisant suite à :

– des cancers,

– des pathologies cardiaques et respiratoires,

– diabète de type 2,

– des maladies rénales ou hépatiques.

 

A contrario, les viandes blanches (volailles et poissons) ont un effet protecteur sur la mortalité, d’autant plus si celles-ci sont non transformées.

La viande rouge génère plus de stress oxydatif

C’est la présence de fer héminique dans la viande rouge qui semble expliquer cette surmortalité, et encore plus celle de nitrates et nitrites présents dans les viandes transformées. Le stress oxydatif pourrait être le mécanisme commun sous-jacent expliquant ces différents résultats. En effet, responsable du vieillissement, il est associé au risque accru de mortalité causée par les maladies chroniques. De plus, il est rattaché à de nombreuses composantes du syndrome métabolique dont l’insulino-résistance. Or, le fer héminique ainsi que les nitrates et nitrites sont des pro-oxydants pouvant être à l’origine de dommages cellulaires et d’inflammation dans différents organes.

Source

Etemadi A. Mortality from different causes associated with meat, heme iron, nitrates, and nitrites in the NIH-AARP Diet and Health Study: population based cohort studyBritish Medical Journal, 9 mai 2017;357:j1957

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Marie Desange est journaliste santé, passionnée tant par les dernières recherches en scientifiques en nutrition, neurosciences et bien être que par les nouvelles approches de santé qui ne sont pas encore passées par le filtre des études scientifiques, mais qui marchent. Ostéopathie, chiropractie, acupuncture, neuro-feedback, méditation, aromathérapie, homéopathie, médecine chinoise ou Indienne (Ayurveda), shiastu, soins énergétiques, techniques corporelles ou thérapies psychologiques, toutes ces disciplines méritent d’être mises en avant pour que les lecteurs puissent être bien informés et faire leur choix sur ce qui peut les aider. De plus, la pratique journalistique lui permet de rencontrer toujours plus d’acteurs de ces nouvelles approches et de sélectionner ceux qui ont une particularité et une réelle maîtrise de ce qu’ils proposent. Les soins complémentaires et les nouvelles approches de santé doivent être rigoureux et sans danger pour les personnes qui se tournent vers elles. Avec le temps et l’expérience, Marie sait sélectionner ce qui peut apporter, selon les cas, de vrais bénéfices pour le mieux être des personnes qui le recherchent. ` Journaliste pour le journal on-line pressesante.com, Marie a encore plein de supers sujets sous le coude à vous proposer, que vous ne lirez pas ailleurs.