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“Déjà vu” : quand on a l’impression de revivre deux fois un même événement

C'est étrange, n'est-ce pas ? Ce sentiment d'être déjà allé quelque part, tout en sachant très bien que c'est votre première visite. Le sentiment de déjà-vu nous est pratiquement familier à tous, mais de quoi s'agit-il exactement ?

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Beaucoup d’entre nous ont déjà eu une impression de déjà vu, mais aucun ne semble savoir pourquoi. Même quelqu’un qui a les pieds bien ancrés dans le domaine de la logique et de la science ne peut s’empêcher de se sentir un peu ésotérique lorsque le déjà vu frappe, comme une secousse de nostalgie fantasque venue des profondeurs de l’éther. Le déjà vu fascine les chercheurs et les profanes depuis des siècles. L’expérience est également relativement répandue. Selon diverses enquêtes, près des deux tiers des personnes ont vécu ce sentiment de retour en arrière.

Cependant, malgré la prévalence du déjà vu, il s’est avéré être un phénomène délicat à cerner. On ne peut pas simplement allonger quelqu’un dans un scanner IRM et attendre un épisode, car il pourrait y rester pendant des semaines. Par ailleurs, il existe d’autres phénomènes étranges liés à la mémoire, comme le comprendre le phénomène jamais vu, qui intrigue tout autant les scientifiques.

Bien qu’une réponse définitive n’ait pas été apportée, il existe toute une série de théories qui dérivent entre les domaines de la psychologie et de la neuroscience. Par exemple, certains spécialistes recommandent d’analyser ses rêves régulièrement pour mieux comprendre les mécanismes de la mémoire et de l’inconscient. Nous expliquerons ici quelques-unes des théories les plus convaincantes.

Ce que nous savons du “déjà vu”

Bien qu’il soit considéré comme malvenu d’alerter prématurément les lecteurs des conclusions d’un article, nous ne savons toujours pas pourquoi ni comment le déjà vu se produit. Alors, que savons-nous de l’expérience ?

– L’âge : le déjà vu semble se produire plus fréquemment chez les jeunes, et devient de moins en moins fréquent avec l’âge.

– Le sexe : Les hommes et les femmes semblent le ressentir à peu près à la même fréquence.

– Social : Selon certaines études, le déjà vu est plus fréquent chez les personnes appartenant à des groupes socio-économiques supérieurs et chez les personnes plus instruites.

– Voyages : Les personnes qui voyagent plus fréquemment sont plus susceptibles de ressentir du déjà-vu. Une étude réalisée en 1967 a révélé que seulement 11 % des personnes n’ayant jamais voyagé avaient déjà vu, contre 41 % de celles qui font entre un et quatre voyages par an et 44 % de celles qui voyagent cinq fois par an ou plus.

– Le stress : D’autres études ont démontré que le déjà-vu est plus fréquent lorsque nous sommes particulièrement fatigués, stressés, ou les deux. Par exemple, de nombreux rapports font état de troupes ayant des impressions de déjà-vu à l’approche d’une bataille. Ce lien entre stress, anxiété et cauchemars est également observé dans d’autres expériences psychologiques nocturnes.

– La drogue : Certaines drogues peuvent augmenter la probabilité d’une impression de déjà-vu. Une étude de cas publiée en 2001 relate l’expérience d’un homme de 39 ans, en bonne santé mentale, qui a ressenti une impression de déjà-vu récurrent lorsqu’il a pris de l’amantadine et de la phénylpropanolamine en même temps pour traiter la grippe.

Où le “déjà vu” se produit-il dans le cerveau ?

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Il est peut-être surprenant de constater que le déjà vu ne semble pas être en corrélation avec des troubles mentaux particuliers. La seule condition qui soit associée de manière fiable à cette expérience est l’épilepsie du lobe temporal (ELT).

Le lobe temporal semble être important dans le déjà vu. Dans cette forme particulière d’épilepsie, comme dans d’autres types, il y a souvent une “aura” avant une crise. Chez certaines personnes atteintes d’épilepsie, l’aura comporte régulièrement du déjà vu. Les lobes temporaux, impliqués dans la mémoire visuelle et le traitement des données sensorielles, semblent être les principaux suspects de l’existence d’un sentiment de déjà vu.

Une étude réalisée en 2012 a permis d’affiner un peu plus les recherches. Ils ont découvert que la stimulation des cortex entorhinaux (CE) peut produire des expériences de type déjà vu. Les CE, situés dans le lobe temporal médian, jouent un rôle dans la mémoire spatiale et la consolidation de la mémoire. Pour approfondir la question de la mémoire, il peut être utile de se pencher sur comment se souvenir des rêves et les mécanismes de leur oubli.

4 théories pour expliquer le “déjà vu”

La région du cerveau associée au déjà vu est peut-être coincée, mais quelles en sont les causes ? En général, les théories du déjà-vu se répartissent en quatre catégories :

– le double traitement
– neurologique
– mémoire
– attentionné

Aucune des théories suivantes ne détient toutes les réponses, mais chacune donne une occasion unique de se délecter de l’expérience, mince mais remarquablement solide, que nous appelons la conscience.

1 Double traitement

En bref, les théories du double traitement suggèrent que deux processus cognitifs qui fonctionnent normalement en parallèle sont, pour un instant, découplés. Cette catégorie d’explications peut être divisée en quatre types, selon les processus que l’on imagine avoir découplés. Il convient de noter qu’il s’agit là de certaines des plus anciennes théories du déjà vu, et qu’aucune d’entre elles ne repose sur des preuves empiriques. Elles donnent cependant matière à réflexion :

Connaissance et rappel :

Cette théorie soutient que la familiarité et la récupération sont deux fonctions cognitives qui fonctionnent normalement de concert. Si, pour une raison quelconque, la familiarité était déclenchée par erreur, nous aurions l’impression sans fondement d’avoir déjà été quelque part.

2 Encodage et récupération

Cette explication est accompagnée d’une métaphore pratique : un magnétophone. Normalement, la tête d’enregistrement (encodage) d’un magnétophone et les têtes de lecture (récupération) fonctionnent séparément. Soit nous déposons la mémoire, soit nous la récupérons. La théorie veut que parfois, les deux têtes peuvent accidentellement fonctionner ensemble. Cela signifie que nous générons une fausse impression de familiarité avec la séquence d’événements qui est jouée en même temps. Bien que la métaphore soit plaisante, les scientifiques ne sont pas convaincus. La formation et la récupération de la mémoire ne fonctionnent pas de cette manière.

3 Perception et mémoire

Cette théorie affirme que, lorsque nous percevons des événements, les souvenirs se forment en même temps. Normalement, nous nous concentrons sur la perception des événements, mais si nous sommes fatigués ou distraits, la formation d’un souvenir peut se produire exactement au même moment où nous percevons notre environnement. De cette façon, notre perception du “maintenant” apparaîtrait comme un souvenir. Il est donc important d’adopter des habitudes saines pour préserver la mémoire et la clarté mentale au fil du temps.

Par ailleurs, il est intéressant de noter que certaines habitudes du quotidien, comme bien laver et désinfecter les objets que nous utilisons, peuvent indirectement influencer notre bien-être général et, par extension, la qualité de notre mémoire et de nos perceptions.

4 La double conscience

Envisagée pour la première fois dans les années 1880 par Hughlings-Jackson, elle postule que nous avons deux courants de conscience parallèles : l’un surveillant le monde extérieur et l’autre nos rêveries intérieures. Si la conscience primaire, plus sensible et tournée vers l’extérieur, s’amenuise en raison de la fatigue, la conscience plus primitive prendrait le relais et confondrait accidentellement les nouvelles expériences avec les anciennes expériences internes.

Bien que chacun des éléments ci-dessus donne matière à réflexion, aucun d’entre eux n’est à la hauteur des théories scientifiques modernes. Il existe cependant des pistes pour agir pour diminuer la douleur et améliorer notre bien-être global, ce qui peut aussi influencer la façon dont nous vivons certains phénomènes psychologiques.

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