Activité physique

Prévenir la reprise de poids après un régime : le cap des 8 500 pas par jour pour garder les acquis

La donnée qui ressort est nette, autour de 8 500 pas par jour pourrait aider à limiter la reprise de poids après un régime.

Perdre du poids, c’est dur. Ne pas le reprendre, c’est souvent le vrai combat. De nouvelles données suggèrent qu’un repère simple pourrait aider, marcher autour de 8 500 pas par jour. L’étude a été présentée au Congrès européen sur l’obésité 2026 et publiée dans International Journal of Environmental Research and Public Health. Le sujet compte, parce que la marche reste une option concrète, accessible et peu coûteuse.

Ce que montre l’étude sur la marche et la reprise de poids

Selon cette recherche, la marche n’a rien d’un détail quand il s’agit de maintien du poids. Des chercheurs italiens et libanais ont repris plusieurs essais randomisés portant sur des programmes de modification du mode de vie. Ces programmes combinaient conseils alimentaires, augmentation de l’activité physique et suivi du nombre de pas. Les participants passaient par deux temps distincts, une phase de perte de poids, puis une phase de maintien.

La méta-analyse a retenu quatorze essais, soit 3 758 adultes en surpoids ou obèses, âgés en moyenne de 53 ans. Les chercheurs ont comparé des personnes incluses dans un programme structuré à d’autres suivies plus légèrement, ou sans prise en charge. Au départ, les deux groupes avaient des habitudes proches. Puis l’écart s’est creusé.

Les résultats clés à retenir sans jargon

Les participants du groupe actif tournaient autour de 7 280 pas par jour au début. À la fin de la phase de perte de poids, ils atteignaient environ 8 454 pas. Pendant la phase de maintien, ils restaient proches de ce niveau, avec 8 241 pas par jour. En face, le groupe témoin n’a pas augmenté son activité et n’a pas perdu de poids au fil du suivi.

Côté balance, le groupe engagé dans le programme a perdu en moyenne 4,39 % de son poids, soit environ 4 kilos. À la fin du suivi, il conservait l’essentiel de ce bénéfice, avec une baisse moyenne de 3,28 %, soit près de 3 kilos. Le message est simple, la marche ne fait pas tout, mais elle semble aider à ne pas remonter la pente.

Pourquoi l’augmentation des pas compte surtout après avoir maigri

C’est le point le plus utile de l’étude. L’augmentation du nombre de pas n’a pas été liée à une perte de poids plus forte pendant la phase de régime. Les chercheurs avancent une explication assez logique, à ce moment-là, la baisse des apports caloriques pèse souvent plus lourd dans le résultat.

En revanche, la hausse durable des pas a été associée à une moindre reprise de poids ensuite. Autrement dit, le bon réflexe n’est pas de marcher plus pendant quelques semaines, puis d’arrêter. Il faut monter le niveau d’activité pendant la perte de poids et le garder ensuite. La constance compte autant que le compteur.

Pourquoi la reprise de poids reste si difficile à éviter

Ce constat ne surprendra personne. Après un régime, le corps ne coopère pas toujours. La faim peut revenir plus fort, les habitudes anciennes réapparaissent, la fatigue s’installe. Selon les données rappelées par les auteurs, près de 80 % des personnes en surpoids ou obèses qui perdent du poids en reprennent une partie, ou tout, dans les trois à cinq années qui suivent.

Le problème n’est pas seulement de maigrir, c’est de tenir.

C’est pour cela qu’une stratégie simple a de la valeur. On parle ici d’un geste banal, marcher plus, pas d’une méthode compliquée. Pour la santé publique, l’idée est intéressante. Elle ne demande ni équipement coûteux, ni abonnement, ni apprentissage technique.

Le rôle du mode de vie dans le maintien du poids

Il faut quand même garder les pieds sur terre. La marche n’agit pas seule. Dans les essais analysés, elle faisait partie de programmes plus larges, avec conseils nutritionnels, suivi du poids et accompagnement des habitudes. Ce cadre aide à transformer un effort temporaire en routine plus stable.

C’est souvent là que le maintien se joue. Un régime très strict peut faire baisser le poids vite. Mais si le quotidien ne change pas, l’effet yo-yo revient. Marcher davantage, chaque jour, peut soutenir le travail fait sur l’alimentation. C’est une manière simple d’occuper le terrain après la phase de perte.

Pourquoi une cible comme 8 500 pas est facile à comprendre

Les recommandations floues découragent. “Bougez plus” ne dit pas grand-chose. Un objectif comme 8 500 pas donne un repère clair. On sait où l’on part, on voit où l’on va, et le téléphone ou la montre permettent de suivre l’effort sans calcul compliqué.

Ce chiffre a aussi un autre avantage, il paraît atteignable. Pour beaucoup de gens, il ne s’agit pas de se mettre au sport du jour au lendemain. Il s’agit d’ajouter de la marche à la vie normale, un détour, un trajet à pied, un appel passé en marchant, quelques minutes de plus après le repas.

Comment appliquer ce repère de marche au quotidien

Le bon sens aide plus qu’un grand plan. Si vous êtes loin de ce niveau, inutile de viser 8 500 pas dès demain. Mieux vaut augmenter progressivement, puis stabiliser. C’est exactement ce que suggère l’étude, la montée du nombre de pas compte, mais sa durée compte tout autant.

La journée offre plus d’occasions qu’on ne le croit. Aller faire une course à pied, descendre un arrêt plus tôt, marcher en fin de soirée, préférer un petit détour à l’ascenseur. Pris séparément, ces gestes paraissent modestes. Mis bout à bout, ils changent le total.

La phase de perte de poids, puis la phase de maintien

L’étude distingue bien les deux moments. Pendant la perte de poids, l’objectif est d’augmenter le nombre de pas. Pendant le maintien, l’enjeu est de garder ce niveau. Les personnes qui ont tenu cette habitude ont moins repris de poids que celles qui sont revenues à leur niveau initial.

Cette idée est presque contre-intuitive. On pense souvent que le plus dur est le régime. En réalité, la période qui suit demande autant d’attention. Le compteur de pas peut alors jouer le rôle d’un garde-fou simple, visible et rassurant.

À qui cette recommandation peut surtout servir

Ce repère parle surtout aux adultes en surpoids ou obèses qui cherchent à stabiliser une perte de poids. Il peut aussi aider les personnes lassées par les règles trop strictes. Marcher n’efface pas les autres facteurs, mais la marche est souvent mieux tolérée qu’un programme intense.

Il faut rester prudent. Un objectif d’activité doit être adapté à l’âge, aux douleurs, à l’état cardiovasculaire et aux capacités de chacun. Pour certaines personnes, l’étape utile n’est pas 8 500 pas, c’est d’abord 5 000, puis 6 000. L’important est la progression, puis la régularité.

En quelques mots

La donnée qui ressort est nette, autour de 8 500 pas par jour pourrait aider à limiter la reprise de poids après un régime. Pas comme une solution miracle, mais comme une habitude simple qui tient dans la vraie vie.

C’est peut-être ce qui rend ce repère intéressant. Il n’a rien de spectaculaire. Il est concret, abordable, et soutenu par des résultats scientifiques. Quand le but est de garder le poids perdu, marcher plus et continuer à le faire reste une piste sérieuse.

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Cet article a été élaboré avec le soutien d'un outil d'intelligence artificielle. Il a ensuite fait l'objet d'une révision approfondie par un journaliste professionnel et un rédacteur en chef, assurant ainsi son exactitude, sa pertinence et sa conformité aux standards éditoriaux. PRESSE SANTÉ s'efforce de transmettre la connaissance santé dans un langage accessible à tous. En AUCUN CAS, les informations données ne peuvent remplacer l'avis d'un professionnel de santé.