Viande de gibier: trop plombée pour être consommable par les femmes enceintes selon l’ANSES

En automne, la période de la chasse qui bat son plein. Il semble que cette période soit aussi risquée pour le gibier que pour les hommes qui consomment cette viande. L’Agence nationale de sécurité sanitaire
 de l’alimentation (ANSES)
rappelle qu’il y a un risque sanitaire lié à la consommation de gibier au regard des contaminants chimiques environnementaux (dioxines, polychlorobiphényles (PCB), cadmium et plomb), qu’il s’agisse de gibier sauvage ou d’élevage. Le gibier peut être contaminé par de nombreuses substances chimiques présentes dans son milieu de vie ou via les munitions.

Le gibier sauvage peut être exposé à des contaminants présents dans son milieu de vie (sols, air, eaux et végétation). Le règlement (CEE) n°315/93 interdit la mise sur le marché de denrées alimentaires contenant une quantité d’un contaminant inacceptable du point de vue de la santé publique. Or, s’agissant de la viande ou du foie de gibier, aucune donnée relative à la concentration acceptable ou à la teneur maximale en contaminants chimiques n’est définie. Mais il apparaît qu’il existe bien un risque sanitaire lié à la consommation de gibier au regard des contaminants chimiques environnementaux majeurs : dioxines, polychlorobiphényles – PCB, cadmium et plomb.

Le plomb des munitions qui se fragmente contamine la viande

Les données analysées dans l’expertise de l’Agence sont celles issues des plans de contrôle et concernent  différents contaminants. Quel que soit le contaminant étudié, le gibier sauvage présente en moyenne des concentrations plus importantes que le gibier d’élevage. L’expertise met en particulier en évidence une préoccupation sanitaire liée au plomb présent dans la viande de grand gibier sauvage (sangliers, cerfs, chevreuils,…) qui provient pour partie de son environnement, mais apparaît surtout lié au phénomène de fragmentation des munitions qui est à l’origine de fortes valeurs de contamination dans une large zone entourant la trajectoire de la balle. Cette source d’exposition renforce les préoccupations exprimées par l’Anses en matière d’exposition au plomb pour la population générale et peut même potentiellement devenir le premier contributeur à l’exposition au plomb par ingestion.

Trois portions par an maximum et pas de gibier pour les femmes enceintes

Divers leviers d’action sont susceptibles de contribuer à une réduction de l’exposition au plomb liée à la consommation de viande de grand gibier sauvage. Il s’agit notamment de la substitution des munitions au plomb, du parage de la viande autour de la trajectoire de la balle ou encore du suivi de recommandations de consommation.

Au vu de ses conclusions et du nombre important de personnes concernées (1 200 000 personnes pratiquant la chasse recensées en 2016 auxquelles s’ajoute leur entourage), l’Anses recommande de documenter de façon plus complète les niveaux de contamination du petit et grand gibier sauvage par les dioxines, les polychlorobiphényles (PCB), le cadmium et le plomb, mais aussi par d’autres contaminants environnementaux.

Dans l’attente de ces données, et notamment au regard des préoccupations sanitaires associées à l’exposition au plomb par voie alimentaire liée à sa présence dans le grand gibier sauvage, l’Agence recommande :

– de limiter la consommation de grand gibier sauvage à une fréquence occasionnelle (de l’ordre de trois fois par an) ;

– aux femmes en âge de procréer et aux enfants d’éviter toute consommation de grand gibier sauvage, compte tenu des effets nocifs du plomb observés durant la période de développement fœto-embryonnaire et au cours de l’enfance.

Source

https://www.anses.fr/fr/system/files/ERCA2015SA0109.pdf

 

 

Marie Desange est journaliste santé, passionnée tant par les dernières recherches en scientifiques en nutrition, neurosciences et bien être que par les nouvelles approches de santé qui ne sont pas encore passées par le filtre des études scientifiques, mais qui marchent.Ostéopathie, chiropractie, acupuncture, neuro-feedback, méditation, aromathérapie, homéopathie, médecine chinoise ou Indienne (Ayurveda), shiastu, soins énergétiques, techniques corporelles ou thérapies psychologiques, toutes ces disciplines méritent d’être mises en avant pour que les lecteurs puissent être bien informés et faire leur choix sur ce qui peut les aider.De plus, la pratique journalistique lui permet de rencontrer toujours plus d’acteurs de ces nouvelles approches et de sélectionner ceux qui ont une particularité et une réelle maîtrise de ce qu’ils proposent. Les soins complémentaires et les nouvelles approches de santé doivent être rigoureux et sans danger pour les personnes qui se tournent vers elles. Avec le temps et l’expérience, Marie sait sélectionner ce qui peut apporter, selon les cas, de vrais bénéfices pour le mieux être des personnes qui le recherchent. `Journaliste pour le journal on-line pressesante.com, Marie a encore plein de supers sujets sous le coude à vous proposer, que vous ne lirez pas ailleurs.