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Santé mentale: cette heure au-delà de laquelle il ne faut pas s’endormir

Une étude récente suggère que s'endormir après 1h du matin pourrait avoir des répercussions négatives sur la santé mentale

Bien que les préférences en matière d’horaires de sommeil, ou « chronotypes », varient d’une personne à l’autre, une étude récente suggère que s’endormir après 1h du matin pourrait avoir des répercussions négatives sur la santé mentale, et ce, quel que soit le chronotype de l’individu. En effet, les résultats de cette recherche menée par l’Imperial College London au Royaume-Uni indiquent que les personnes qui vont au lit avant 1h du matin présentent généralement de meilleures conditions de santé mentale, avec moins de troubles mentaux, comportementaux et neurodéveloppementaux, de dépression et de troubles anxieux généralisés.

Comprendre l’impact des horaires de coucher tardifs

L’étude a analysé les données de 73 888 adultes vivant dans la communauté au Royaume-Uni. Les participants dormaient en moyenne 7 heures par nuit. Une découverte surprenante de cette recherche est que même les personnes du soir, qui s’endorment naturellement plus tard, présentent les pires résultats en matière de santé mentale lorsqu’elles vont au lit après 1h du matin. À l’inverse, le groupe ayant le moins de diagnostics de troubles mentaux était composé de personnes du matin qui allaient au lit avant 1h.

Rôle du sommeil paradoxal

Les scientifiques avancent plusieurs hypothèses pour expliquer ces résultats. Selon eux, les horaires de coucher tardifs pourraient entraîner une diminution du sommeil paradoxal, également appelé sommeil REM. Or, ce stade du sommeil joue un rôle essentiel dans la régulation de l’humeur. Une réduction du sommeil paradoxal serait ainsi associée à une détérioration de l’état mental.

Isolement et manque de soutien social

Une autre théorie, dite du « Mind After Midnight », suggère que le cerveau fonctionne différemment lorsqu’on est éveillé tard dans la nuit. Les personnes qui s’endorment après 1h se retrouveraient souvent isolées, sans les repères et le soutien social qui accompagnent généralement les heures plus conventionnelles. Cet isolement nocturne pourrait avoir un impact négatif sur la santé mentale.

Influence des saisons et des fuseaux horaires

Bien que l’heure de 1h du matin ait été identifiée comme un seuil critique dans cette étude, les chercheurs soulignent que ce chiffre pourrait varier en fonction des régions et des saisons. En effet, les changements saisonniers et les décalages horaires peuvent influencer les comportements de sommeil-éveil.
Adaptation des horaires de coucher selon le contexte

Ainsi, dans certaines régions comme l’Espagne ou l’Islande, les habitudes de sommeil sont souvent beaucoup plus tardives en raison d’un mauvais positionnement par rapport au fuseau horaire. Un horaire de coucher optimal devrait donc tenir compte à la fois de la saison et du fuseau horaire local.

Importance du respect des rythmes circadiens

Les chronotypes, ou préférences individuelles en matière d’horaires de sommeil, jouent également un rôle important. Bien que l’étude ait remis en question l’idée selon laquelle le fait d’être « aligné » sur son chronotype serait bénéfique pour la santé mentale, les chercheurs soulignent que le respect des rythmes circadiens reste crucial.

Adaptation des horaires de sommeil au chronotype

En effet, les personnes du soir qui s’endorment tard, conformément à leur chronotype, semblent présenter de moins bons résultats en termes de santé mentale. Cela suggère qu’il est important pour chacun de trouver un équilibre entre ses préférences naturelles et les contraintes sociales, afin de préserver son bien-être.

Vers une meilleure gestion des horaires de sommeil

En définitive, cette étude met en lumière l’importance d’une bonne gestion des horaires de sommeil, en particulier pour les personnes qui ont tendance à s’endormir après 1h du matin. Bien que les préférences individuelles en matière de sommeil soient importantes, il semble crucial de trouver un juste équilibre afin de préserver sa santé mentale. Des efforts d’adaptation des rythmes de vie aux contraintes locales pourraient également s’avérer bénéfiques.

 

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