Chardon-marie : ses nombreuses propriétés et usages thérapeutiques

En médecine naturelle, le chardon-marie se nomme épine blanche, chardon argenté, artichaut sauvage ou encore chardon de Notre-Dame. Cet arbuste appartient à la famille des Asteracées et est connu sous le nom scientifique de Silybum marianum. Il pousse abondamment dans les lieux incultes, terrains secs et broussailleux, en dessous de 700 mètres. Connu dès l’antiquité, il soigne à cette époque la vésicule biliaire et le foie. Au Moyen Âge, il élargit ses compétences à la mélancolie, dite bile noire, et devient un remède pour “chasser le poison”. Ce n’est qu’en 1968 que sa substance active principale est isolée. Pour en savoir plus sur les avantages du chardon-marie, il est intéressant de se pencher sur ses composants et ses usages médicinaux.
Quels sont ses composants ?
- flavonolignanes : ces composés de type polyphénols contiennent principalement de la silybine, un complexe hépatoprotecteur, qui régénère les cellules et protège le foie des substances toxiques (antidote pour l’amanite phalloïde),
- flavonoïdes : de plusieurs variétés, aux nombreuses propriétés potentielles (antioxydantes, anti-inflammatoires, veinotoniques, antivirales, antibactériennes, antiseptiques, etc.),
- dérivés phénoliques : pouvant être antioxydants, protecteurs cardiovasculaires, anti-inflammatoires, antiviraux, anticancéreux,
- stérols : aux propriétés hypocholestérolémiantes, immunomodulantes, anticancéreuses,
- lipides : 20 à 30 % d’huiles
- sucres,
- protéines.
Pourquoi utiliser le chardon-marie ?
- prévenir et soigner les maladies et infections hépatobiliaires : hépatite latente, stéatose (accumulation de graisse dans le foie), cirrhose (atteinte du foie due à l’alcool), calculs biliaires,
- protéger des intoxications hépatiques : chimioprotecteur, amanite phalloïde, autres toxiques. Pour compléter la protection du foie et du système digestif, il est aussi intéressant de s’intéresser aux bienfaits de l’oignon rouge, un aliment reconnu pour ses propriétés antioxydantes et ses effets bénéfiques sur la santé globale.
Comment l’utiliser en phytothérapie
- graines séchées ou en poudre : 4 g à 5 g, 3 fois par jour.
- décoction : faire bouillir 30 minutes 3 à 4 g de fruits secs dans 150 ml d’eau, prendre avant chaque repas.
- teinture-mère : 1 à 2 ml avant chaque repas dans un peu d’eau.
- gélule : 1 gélule normalisée par jour au cours des repas avec un verre d’eau.
Quelles précautions prendre ?
Le chardon-marie est globalement bien toléré mais il est contre-indiqué aux femmes enceintes, allaitantes (l’allégation d’amélioration de la lactation n’est pas validée scientifiquement) et aux enfants.
Toujours prendre l’avis d’un professionnel de santé car l’automédication peut entraîner des risques.