Etude: un lien direct entre 10 pesticides courent et la maladie de Parkinson
Des chercheurs ont examiné le lien entre des centaines de pesticides couramment utilisés et la maladie de Parkinson. 10 sont dangereux

Des chercheurs ont examiné le lien entre des centaines de pesticides couramment utilisés et la maladie de Parkinson.
Ils ont découvert que 10 pesticides sont liés au développement de la maladie de Parkinson et aux dommages causés aux neurones dopaminergiques. D’autres études sont nécessaires pour confirmer ces résultats.
La maladie de Parkinson est une affection neurodégénérative caractérisée par des symptômes moteurs, notamment des tremblements et une rigidité, et des symptômes non moteurs tels que des troubles cognitifs et des troubles du sommeil. Pour en savoir plus sur les caractéristiques de la maladie, il est important de consulter des ressources fiables. Les causes de la maladie de Parkinson sont actuellement inconnues. Toutefois, on pense que la maladie résulte d’un ensemble de facteurs, notamment la génétique, les facteurs environnementaux et le vieillissement. De plus en plus de preuves suggèrent que l’exposition à certains pesticides peut augmenter le risque de maladie de Parkinson. Bien que les pesticides soient importants pour l’agriculture commerciale moderne et l’optimisation de la production alimentaire, on ne sait pas encore comment ils peuvent contribuer à la maladie de Parkinson. Mieux comprendre comment les pesticides affectent le risque de maladie de Parkinson pourrait éclairer les politiques agricoles et les stratégies de prévention de cette maladie.
Récemment, des chercheurs ont analysé des centaines de pesticides courants pour déterminer leur lien avec la maladie de Parkinson. Dix pesticides ont été directement liés à la toxicité et à la mort des neurones dopaminergiques, l’une des apathie et symptômes de Parkinson les plus préoccupantes. L’étude a été publiée dans Nature Communications.
Ces résultats auraient de nombreuses implications s’ils étaient confirmés par de futures études. La réglementation sur les pesticides ainsi que les pratiques agricoles et la sécurité des travailleurs pourraient devoir être modifiées. Il faudra peut-être surveiller les travailleurs agricoles pour voir si l’incidence est effectivement plus élevée. Mais avant tout, l’étude doit être confirmée par d’autres moyens tels que des études sur les animaux.
Les personnes vivant à proximité de zones agricoles sont plus exposées
Pour l’étude, les chercheurs ont inclus les données de 829 patients atteints de la maladie de Parkinson et de 824 témoins, ainsi que leurs zones d’habitation. Les autorités californiennes enregistrent l’utilisation commerciale des pesticides depuis 1972, ce qui a permis aux chercheurs d’estimer l’exposition individuelle aux pesticides au fil du temps. Les chercheurs ont inclus 722 pesticides dans leur analyse. Au final, ils ont constaté que les patients atteints de la maladie de Parkinson étaient plus susceptibles de vivre et de travailler à proximité de facultés agricoles où l’utilisation de pesticides était plus élevée que chez les témoins.
En moyenne, les patients atteints de la maladie de Parkinson vivaient à proximité de zones où 50 types de pesticides différents étaient utilisés, alors que les témoins vivaient à proximité de zones où 45 pesticides différents étaient utilisés en moyenne. Pour mieux comprendre le rôle de l’alimentation et santé intestinale dans la prévention de la maladie, il est essentiel de considérer l’environnement global des patients.
Quels sont les pesticides susceptibles d’accroître le risque ?
Ensuite, les chercheurs ont évalué comment un sous-groupe de 288 pesticides affectait le risque de maladie de Parkinson. Chacun de ces pesticides a affecté au moins 25 participants dans la première analyse.
Ils ont ainsi identifié 53 pesticides qui semblaient liés à la maladie de Parkinson. Les chercheurs ont noté que ces pesticides associés à la maladie de Parkinson étaient 2 à 3 fois plus susceptibles de contaminer les eaux souterraines que ceux plus enclins à se diffuser dans l’air peu de temps après leur application. Les chercheurs ont ensuite testé la toxicité de 39 de ces pesticides sur des neurones dopaminergiques provenant de patients atteints de la maladie de Parkinson.
Dix de ces pesticides ont entraîné une mort neuronale importante. Il s’agit de:
quatre insecticides : dicofol, endosulfan, naled et propargite
trois herbicides : diquat, endothall et trifluraline
trois fongicides : sulfate de cuivre (basique et pentahydraté) et folpet.
Ils prévoient maintenant d’étudier les effets épigénétiques et métabolomiques des pesticides identifiés afin de mieux comprendre leur lien avec la maladie de Parkinson. Parmi les pistes explorées, l’ADN mitochondrial endommagé pourrait jouer un rôle clé dans la vulnérabilité des neurones.
Les résultats peuvent ne pas être entièrement applicables à l’homme. Les chercheurs de l’étude ont appliqué les pesticides directement sur les cellules, sans tenir compte de la présence d’une barrière hémato-encéphalique qui limite le transfert des toxines dans le système nerveux central chez l’homme. En raison de ces facteurs, les résultats de cette étude peuvent ne pas être entièrement applicables à l’homme. Par ailleurs, l’cancer lié à l’exposition au TCE est également un sujet de préoccupation dans le contexte des maladies neurodégénératives.
Réduire les pesticides dans les aliments
Néanmoins, la réduction des pesticides dans les aliments peut être une mesure importante pour minimiser les risques potentiels pour la santé que peuvent présenter certains de ces produits chimiques.
Pour réduire la quantité de pesticides dans les aliments, les agronomes peuvent évaluer si des formulations de pesticides alternatives, par exemple, des formulations solides plutôt que liquides, ou des suspensions microencapsulées plutôt que des solutions concentrées, sont une alternative viable aux pesticides traditionnels. Les scientifiques peuvent également être en mesure de développer des systèmes agricoles alternatifs qui nécessitent moins d’utilisation de pesticides”.
Pour les consommateurs, laver les fruits et légumes à l’eau courante à température ambiante peut aider à éliminer les produits chimiques de la surface des fruits et légumes. L’EPA recommande de laver les fruits et légumes plutôt que de les faire tremper, car le lavage permet d’éliminer plus efficacement les produits chimiques et les germes présents sur la peau des fruits et légumes. En outre, peler les fruits et légumes avant de les manger peut également contribuer à réduire la teneur en produits chimiques de ces aliments, car la plupart des pesticides se trouvent sur la surface extérieure des produits. Pour aller plus loin, découvrez le lien entre alimentation et Parkinson et les recommandations nutritionnelles adaptées.
Réduire les risques liés à l’utilisation des pesticides
Les personnes qui travaillent avec des pesticides doivent prendre des précautions particulières pour réduire leur exposition. Conservez toujours les pesticides dans leur emballage d’origine et évitez de les transférer dans d’autres récipients, comme des bouteilles ou des tasses, où les gens pourraient les boire accidentellement. Portez des vêtements de protection, y compris des gants, lorsque vous manipulez des pesticides. Étant donné que le vent peut entraîner la propagation des pesticides sur de plus grandes surfaces ou sur des zones non intentionnelles après l’application, n’appliquez pas de pesticides les jours de vent. Enfin, il est important de s’informer sur les approches thérapeutiques innovantes qui pourraient émerger grâce à la recherche actuelle. Pour bénéficier d’un accès rapide aux traitements Parkinson, il est conseillé de consulter régulièrement un professionnel de santé.
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