Science : faire du sport en plein air pourrait modifier le fonctionnement de votre cerveau

Il est vrai que le sport pourrait améliorer notre santé mentale, mais si nous faisons du sport en pleine nature, notre cerveau pourrait connaître des changements radicaux qui vont améliorer notre quotidien pour de bon !

Nous savons tous que l’activité physique est bonne pour notre santé et notre bien-être, mais que se passerait-il si elle modifiait réellement la structure de notre cerveau ? Des recherches récentes ont montré que lorsqu’on augmente le niveau d’intensité et qu’on fait du sport une expérience stimulante en y ajoutant l’élément supplémentaire de la nature sauvage, les effets sont spectaculaires. Il ne s’agit pas seulement de se sentir mieux après une bonne séance d’entraînement – des études ont montré que des activités comme le VTT, le rafting ou l’escalade peuvent entraîner des changements neurologiques qui nous rendent plus intelligents, plus créatifs et même plus sociables ! Dans cet article, nous allons examiner comment faire du sport en plein air peut transformer fondamentalement votre cerveau.

Une récente étude publiée ce mois-ci dans l’International Journal of Psychophysiology a mis en évidence l’effet de la nature combinée à l’activité physique sur la santé mentale. La recherche a été menée par des chercheurs américains et norvégiens, qui ont demandé à trente sujets âgés de 24 ans en moyenne de marcher à la fois dans un espace vert en plein air ou sur un tapis chez soi.

En analysant les « émotions, la concentration et la motivation » des 30 participants, les chercheurs ont pu mesurer des changements significatifs dans l’activité cérébrale lorsque les sujets marchaient en plein air plutôt qu’à l’intérieur.

Faire du sport en plein air présente de nombreux avantages psychologiques.

Amplifier la concentration et évacuer le stress.

Les études ont montré que faire une promenade en plein air est un excellent moyen de réduire le stress et l’anxiété, d’augmenter votre niveau d’énergie et d’améliorer votre humeur générale. Non seulement l’expérience est agréable, mais le fait d’être en plein air peut également vous aider à vous concentrer mentalement et à améliorer votre contrôle moteur.

Par rapport à une simple marche à l’intérieur devant un mur, les chercheurs ont montré qu’une promenade à l’extérieur était associée à une émotion plus positive et à une conscience émotionnelle. En outre, ces effets positifs ne se limitaient pas aux environnements réels – les simulations de la nature en réalité virtuelle ont donné des résultats similaires. Le sentiment de calme découlant de l’expérience d’environnements naturels peut être bénéfique pour les personnes souffrant de symptômes d’anxiété, car il les aide à détourner leur attention des pensées négatives ou des angoisses.

En plus de ses effets calmants, la nature peut également accroître la motivation pour l’activité physique en la rendant plus agréable. Ces mêmes études ont révélé que les personnes qui font de l’exercice dans un environnement naturel ont tendance à le faire plus rapidement que celles qui font la même chose sur un tapis roulant. Parce que les gens sont capables d’apprécier leur environnement pendant qu’ils font de l’exercice, ils se surprennent souvent à pousser plus fort et plus vite que s’ils étaient à l’intérieur sur un appareil de gym.

Accroître vos activités cérébrales.

L’étude, menée par des neurologues allemands, publiée sur National Library of Médecine, a révélé que passer du temps dans la nature peut entraîner des changements marqués dans l’activité cérébrale. Plus précisément, faire de l’exercice en plein air et être exposé à des éléments naturels comme l’air et la lumière, active les connexions neuronales dans les régions frontale et pariétale du cerveau. Il en résulte une meilleure régulation des oscillations à basse fréquence dans le cortex cérébral – une partie du cerveau impliquée dans l’autoréflexion et le traitement des émotions – ce qui renforce le sentiment de conscience et de relaxation.

D’autres données suggèrent que ces effets pourraient être liés à une plus grande activation du « réseau du mode par défaut » (DMN), un réseau associé à la mémoire, à la flexibilité mentale et à la pensée créative. Qui plus est, le contact avec la nature semble réduire le niveau de stress, ce qui contribue à promouvoir un sentiment de satisfaction.

Prévenir les troubles psychiatriques chez les enfants.

La nature offre de nombreux avantages pour la santé physique et mentale, en particulier pendant l’enfance. Une étude récente menée au Danemark a montré que les enfants ayant grandi dans un environnement urbain présentaient un risque 55 % plus élevé de développer des troubles psychiatriques que ceux qui avaient été exposés à la nature.

Le risque de maladie psychiatrique est également plus élevé dans les villes en raison des nombreux facteurs de stress présents dans ce type d’environnement. Les zones urbaines connaissent souvent des niveaux élevés de pollution atmosphérique, ainsi que de pollution visuelle et auditive, qui peuvent tous avoir un effet néfaste sur la santé mentale. De tels facteurs de stress peuvent entraîner une augmentation des niveaux d’anxiété et de dépression, ainsi que des maladies plus graves comme la schizophrénie.

Diminuer la rumination.

Une étude récente menée par des chercheurs américains a montré que faire une promenade de 90 minutes dans un espace vert peut réduire la rumination, c’est-à-dire la pensée répétitive axée sur les aspects négatifs de soi, qui est un symptôme courant de la dépression et d’autres troubles mentaux connexes. En outre, les scientifiques ont également découvert que l’activité neuronale dans le gyrus cingulaire antérieur était réduite chez les participants qui avaient fait de telles promenades ; cette partie du cerveau est connue pour être hyperactive chez les personnes sujettes à la rumination.

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Margot Fontenive