Certaines sources en ligne suggèrent que la position de sommeil donne des indices sur la santé mentale mais la recherche ne soutient pas cette idée. C’est la gestion du stress qui peut améliorer la qualité du sommeil et, par conséquent, la santé mentale.
La position de sommeil signifie-t-elle quelque chose ?
La recherche sur la position de sommeil est limitée. L’étude la plus citée sur ce sujet date des années 1970.
Le Dr Bruce Tammelin, directeur médical du centre des troubles du sommeil de l’hôpital Providence St. Joseph, explique que La recherche actuelle se concentre davantage sur la qualité du sommeil et son lien avec la santé physique et mentale.
Une étude suggère que dormir sur le côté pourrait aider le cerveau à éliminer les déchets, réduisant potentiellement le risque de maladie d’Alzheimer.
Les experts s’accordent à dire que le lien le plus fort réside entre le stress et le sommeil, car l’un peut aggraver l’autre, quelle que soit la manière de dormir.
Comment le stress affecte-t-il le sommeil ?
Sous stress, le corps répond en activant l’axe hypothalamos-hypophyso-surrénalien, qui libère du cortisol, une hormone essentielle dans la gestion de la réaction de l’organisme au stress.
En plus de contrôler le cycle veille-sommeil, le cortisol aide à réguler le métabolisme et à réduire l’inflammation. Des niveaux de cortisol élevés de manière prolongée ou un stress chronique peuvent perturber ces processus, entraînant de l’inflammation, des douleurs chroniques, de la dépression, et même la progression des maladies d’Alzheimer et de Parkinson.
Les niveaux de cortisol sont censés diminuer lentement tout au long de la journée. Lorsque des niveaux élevés de cortisol persistent dans la soirée, ce déséquilibre hormonal interfère avec la production de mélatonine, l’hormone qui aides à dormir correctement. Avec le temps, ces niveaux élevés de cortisol peuvent mener à des troubles du sommeil comme l’insomnie et exacerber l’anxiété et la dépression.
Cela crée un cycle nocif dans lequel le stress provoque un mauvais sommeil, le stress est amplifié et le sommeil rendu plus difficile.
Les patients traités pour leurs problèmes de sommeil constatent souvent des améliorations significatives de leur santé mentale également.
Des études ont montré que de nombreux troubles du sommeil, notamment l’apnée du sommeil, le syndrome des jambes sans repos, l’insomnie, la narcolepsie, la somnolence diurne et les cauchemars, sont plus fréquents chez les personnes souffrant de troubles de santé mentale.
Les personnes neurodivergentes, en particulier celles atteintes de TDAH, font souvent face à des défis encore plus grands pour avoir un sommeil de qualité en raison de faibles niveaux de mélatonine la nuit, de problèmes sensoriels ou d’un système nerveux plus actif.
Comment réduire le stress avant de dormir ?
Des comportements nocturnes, comme grincer des dents et se couvrir les oreilles en dormant, peuvent indiquer une activation du système nerveux mais pas nécessairement le reflet du stress diurne.
C’est ce que déclare le Dr Kyoungbin K. Im, psychiatre certifié spécialisé en médecine du sommeil et professeur associé à l’UC Irvine.
Il peut s’agir en réalité d’activations ou de réactions à un stress physique à ce moment précis. Cependant, certains troubles du sommeil, comme le somnambulisme, les terreurs nocturnes et d’autres troubles liés au mouvement, sont couramment observés chez les personnes soumises à un stress important, selon le Dr Im.
Si le stress interfère avec le sommeil, établir une routine de coucher et intégrer des techniques de relaxation avant de dormir peut signaler à l’organisme de décompresser.
Voici quelques moyens pour aider à trouver le repos :
- s’abstenir de travailler ou de faire des activités diurnes dans sa chambre à coucher,
- éviter tout ce qui est stimulant dans les trois heures précédant le coucher,
- pratiquer la relaxation musculaire progressive avant de dormir.
Grâce à ces modifications simples, un environnement de sommeil dédié plus reposant peut être créé pour permettre au corps de se reposer et de récupérer.
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