Les vertus thérapeutiques du sureau

Le sureau est un arbuste dont la fleur odorante donne des fruits en grappes de couleur rouge et/ou noire. Il en existe au moins une vingtaine de types. L’espèce intéressante en phytothérapie est le sureau noir. Son nom scientifique est Sambucus nigra et il appartient à la famille des Adoxacées. Les recherches archéologiques témoignent de sa cueillette dès l’âge de bronze et de fer. Son utilisation s’est établie au fil des siècles comme plante médicinale. Pour quels remèdes ?

De quoi se compose le sureau noir ?

Il possède une telle quantité d’actifs qu’il serait très long de tous les lister.  On considérait jadis le sureau comme  » une pharmacie de campagne ».
Le plus utile est de mentionner ses propriétés médicinales :
  • les fleurs : riches en huile essentielle (utilisée dans les soins cosmétiques et en aromathérapie), propriétés sudoripares, mucolytiques, diurétiques,
  • les fruits : antioxydants, anti-inflammatoires, diminuent la résistance à l’insuline, antalgiques, antiviraux, immunostimulants, légèrement laxatifs,
  • les feuilles : ont des propriétés anti-inflammatoires, antifongiques, diurétiques, antihistaminiques, cicatrisantes,
  • l‘écorce : diurétique, analgésique, sédative, renferme de l’acide cyanhydrique et de la lectine, aux effets possiblement toxiques.

Pour quelles raisons utiliser le sureau noir en phytothérapie ?

Cette plante est indiquée pour :

Comment l’utiliser ?

  • tisane : infuser 10 minutes 1 ou 2 cuillères à café de fleurs séchées dans une tasse d’eau bouillante, 6 tasses par jour.
  • sirop: 2 à 3 cuillères à soupe par jour.
  • gélule: 2 à 4 gélules par jour.
  • teinture-mère : 5 à 15 gouttes par jour.
  • décoction : faire bouillir dans de l’eau 10 minutes 1 cuillère à café de baies séchées,  infuser 10 minutes, et appliquer en cataplasme sur les zones articulaires douloureuses et cutanées. En gargarisme, pour les soins buccaux.

Quelles sont les précautions d’emploi ?

Il est important de ne pas confondre le sureau noir avec les autres espèces qui sont souvent toxiques.

Cette plante est contre-indiquée aux femmes enceintes, allaitantes, aux enfants et aux personnes sous traitement anti-diabète. Un déséquilibre du traitement à l’insuline peut se produire.

Le sureau noir risque d’augmenter l’efficacité des traitements diurétiques.

Un surdosage peut provoquer de légers troubles digestifs, les baies ingérées crues, non arrivées à maturité, peuvent occasionner des vertiges, vomissements, maux de ventre, voire des convulsions en raison de la présence d’un actif toxique, la sambunigrine.

Toujours prendre l’avis d’un professionnel de santé car l’automédication peut entraîner des risques

Avez-vous trouvé cet article utile?
À lire aussi
Aline Legrand