Les symptômes du cancer du col de l’utérus

La majorité des cas de cancer de l’utérus se développent sur l’endomètre, la paroi musculaire interne de l’utérus. C’est pourquoi le cancer de l’utérus est connu aussi sous le nom de cancer de l’endomètre. Ce type de cancer atteint souvent les femmes ménopausées ou de plus de 40 ans. Voici les signes qui doivent faire suspecter cette infection, comment la dépister et la traiter précocement.

Qu’est-ce que le cancer de l’utérus ?

Il s’agit d’un cancer le plus répandu dans le système de reproduction d’une femme. Le cancer commence lorsque les cellules saines de l’utérus se transforment et se développent de manière incontrôlée, formant une masse appelée tumeur. A noter que l’utérus est l’organe pelvien creux en forme de poire chez les femmes où se développe le fœtus. D’autres types de cancer peuvent se former dans l’utérus notamment le sarcome utérin, mais ils sont beaucoup moins fréquents que le cancer de l’endomètre.

Les signes qui doivent vous alerter

Certaines femmes atteintes d’un cancer de l’utérus ne présentent aucun signe tant que la maladie ne s’est pas étendue à d’autres organes. Mais le cancer de l’endomètre plus avancé est généralement diagnostiqué par la manifestation de symptômes tels que :

  • Les saignements vaginaux ou anormaux qui surviennent chez 9 femmes sur 10 atteintes d’un cancer de l’utérus.
  • Les pertes vaginales qui peuvent être accompagnées d’une odeur nauséabonde
  • La miction difficile ou douloureuse
  • L’élargissement de l’utérus lors d’un examen pelvien (l’enflure de l’abdomen ou la partie inférieure du ventre).
  • La douleur pendant les rapports sexuels
  • La perte de poids inattendue
  • La douleur au bas de l’abdomen, au dos ou aux jambes. Cela se produit lorsque le cancer s’est propagé à d’autres organes.

Il faut préciser que ces signes et symptômes peuvent être dus à des affections autres que le cancer de l’utérus. Si vous en ressentez, consultez votre médecin pour en déterminer la cause.

Le diagnostic du cancer de l’utérus

Un dépistage complet et précis s’avère être indispensable afin de définir le plan de traitement d’une patiente atteinte de cancer de l’utérus. Les examens courants conçus pour diagnostiquer le cancer de l’utérus comprennent :

L’examen pelvien

Ce type d’examen est souvent utilisé tôt dans le diagnostic du cancer de l’endomètre en vue de rechercher les masses qui doivent être examinées avec une technologie d’imagerie avancée.

La biopsie de l’endomètre

La biopsie de l’endomètre reste un examen courant du cancer de l’utérus. Durant ce processus, un échantillon de cellules est retiré de la muqueuse interne de l’utérus. Elle sera ensuite envoyée au laboratoire afin de l’examiner au microscope.

La dilatation et le curetage avec hystéroscopie

Au cours de cette procédure, le médecin dilatera d’abord le col de l’utérus. Il insère ensuite l’hystéroscope pour examiner la cavité utérine interne. Ceci est suivi par une biopsie de la muqueuse utérine. Les pathologistes examinent, par la suite, le tissu au microscope dans le but de déterminer un plan de traitement. Si les résultats de la biopsie ne sont pas clairs ou qu’il n’est pas possible de prélever suffisamment de tissu, votre médecin pour procéder à un test de dilatation et de curetage pour détecter le cancer.

Cette étape est souvent effectuée avec hystéroscopie. Un hystéroscope est un petit microscope qui peut facilement être localisé dans l’utérus pour garantir la biopsie des zones concernées. Cette intervention requiert cependant une anesthésie et peut s’avérer indésirable pour une femme âgée ou atteinte de troubles médicaux importants.

Les options de traitements

Les traitements courants du cancer de l’endomètre incluent :

L’examen gynécologique

Après avoir examiné vos antécédents médicaux et effectué un examen pelvien, votre médecin gynécologique ordonnera les tests de diagnostic appropriés pour pouvoir évaluer le traitement adapté. Cela peut inclure les biopsies, les analyses d’imagerie et les tests sanguins. Une chirurgie préservant la fertilité peut constituer une option thérapeutique recommandée par votre gynécologue.

Les chirurgies

Selon le type et le stade du cancer, ainsi que vos décisions dans le cadre de fertilité, le médecin peut vous recommander de réaliser divers traitements chirurgicaux.

Hystérectomie simple : au cours d’une hystérectomie simple, l’utérus et le col de l’utérus sont enlevés.

Hystérectomie radicale : ce type de chirurgie du cancer de l’utérus consiste à enlever l’utérus, le col de l’utérus, les ovaires ainsi que tous les tissus environnants et la partie supérieure du vagin. Cette démarche est parfois nécessaire quand le cancer s’est propagé jusqu’au col.

La chimiothérapie

La chimiothérapie utilise des médicaments conçus pour détruire les cellules cancéreuses et réduire les tumeurs. Il s’agit d’une partie importante du traitement de nombreux patients atteints de cancer utérin.

L’hormonothérapie

Une autre alternative de traitement du cancer de l’utérus est l’hormonothérapie. Ce processus permet de ralentir la croissance des cellules cancéreuses en réduisant les niveaux d’hormones dans le corps. Ce type de traitement hormonal peut être utilisé seul ou en association avec une chirurgie en fonction du type et du stade de la maladie.

La prévention

Les chercheurs continuent d’étudier les facteurs qui augmentent le risque de ce type de cancer. Bien qu’il n’existe un moyen éprouvé de prévenir le cancer de l’utérus, vous pouvez probablement réduire le risque. Une étude scientifique a prouvé que certains facteurs peuvent diminuer le risque de cancer de l’endomètre :

  • La prise des pilules contraceptives : cette pilule combine des œstrogènes et de la progestérone qui sont pris pour produire une période menstruelle mensuelle. Cela contribue à réduire le risque de croissance excessive de la muqueuse utérine.
  • L’emploi d’un dispositif intra-utérin sécrétant un progestatif qui est une forme de contrôle des naissances ;
  • Garder un poids normal adapté à votre santé
  • Pour les diabétiques, une bonne gestion de la maladie comme la surveillance régulière de la glycémie peut réduire le risque.

Vous aimez nos contenus ?

Recevez chaque jour nos dernières publications gratuitement et directement dans votre boite mail

RECEVOIR LA NEWSLETTER
- Presse Santé -