Le gui : la solution bonne année et bonne santé !

Au gui, l’an neuf ! Qui n’a jamais entendu cette exclamation de joie au passage de la nouvelle année. Mais le gui donne d’autres raisons de se réjouir : des propriétés santé, telles que les Celtes l’appelaient « la plante qui guérit tout ». Enfin presque…

Originaire d’Europe occidentale et classifiée dans la famille des viscaceae ou loranthacées, cette plante, qui colonise les arbres, contient une brassée de composants actifs : alcaloïdes, lignanes, choline, saponines, lectines, acides (caféique, aminé et phosphorique), minéraux (vitamine C, magnésium, fer, potassium).

Quelles sont les vertus du gui ?

Son point fort ? Ses bienfaits pour réguler le rythme cardiaque et améliorer l’hypertension artérielle grâce à ses propriétés hypotensives et vasodilatatrices. Auxquels s’ajoutent :

  • son action lors des troubles prémenstruels en aidant à tempérer le système hormonal,
  • l’apaisement des maux de tête et des douleurs d’arthrite,
  • des vertus anxiolytiques,
  • son utilisation thérapeutique par certaines cliniques suisses ou allemandes pour lutter contre le cancer, en complément des soins classiques. Il aiderait à stimuler le système immunitaire et améliorerait les effets secondaires des traitements. Cependant la médecine et la recherche en oncologie ne valident pas cette efficacité expérimentale contre le cancer.

Comment utiliser le gui comme plante médicinale ?

Les propriétés curatives sont concentrées dans les feuilles et les jeunes tiges.
À prendre en gélules, en teinture-mère.

Pourquoi le gui a t-il la réputation d’être aussi un poison ?

Malgré ses bienfaits, le gui contient des protéines toxiques en fonction de l’arbre sur lequel il s’est développé. Il peut alors devenir potentiellement nocif pour les animaux et intoxiquer sérieusement les humains.
À fortes doses, avaler des baies fait vomir et donne de la diarrhée, de la somnolence et de la fièvre : contactez le Centre Antipoisons.
 
En phytothérapie, prendre un avis médical, utiliser uniquement les feuilles et les tiges, suivre le dosage recommandé par le pharmacien ou l’herboriste, être attentif aux effets secondaires et préparer le traitement à froid ( les actifs sont sensibles à la chaleur).

Toujours prendre l’avis d’un professionnel de santé car l’automédication peut entraîner des risques, propres à chacun.

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Aline Legrand