Nutrition

Goutte : les boissons à éviter absolument et celles à privilégier

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La période des fêtes attire l’attention sur nos habitudes alimentaires, mais elle complexifie aussi la gestion de certaines maladies chroniques, à l’image de la goutte. Cette pathologie, marquée par des crises inflammatoires aiguës et douloureuses au niveau des articulations, exige une attention particulière à ce que l’on met dans son assiette… et dans son verre. Si la tentation de se laisser aller à la convivialité des réjouissances est grande, certaines boissons sont susceptibles d’aggraver les symptômes pour celles et ceux concernés par la goutte. Passons en revue ces boissons à éviter et, surtout, proposons des alternatives adaptées afin de protéger la santé articulaire et le bien-être général.

  1. Les boissons alcoolisées, un risque élevé pour la goutte

    L’alcool occupe une place centrale dans de nombreux moments festifs, mais il s’agit aussi d’un véritable piège pour les personnes souffrant de goutte. Cette maladie inflammatoire résulte, entre autres, d’un excès d’acide urique dans le sang, qui forme des cristaux douloureux dans les articulations. Or, lors du métabolisme de l’éthanol contenu dans les boissons alcoolisées légères, le corps produit des purines. Ces composés favorisent l’élévation de l’acide urique, rendant ainsi probable l’apparition ou l’aggravation d’une crise de goutte.

    Limiter, voire s’abstenir de toute consommation alcoolisée constitue donc une mesure essentielle pour éviter les décompensations douloureuses. De plus, la prise d’alcool peut interférer avec les traitements prescrits pour contrôler la maladie et réduire la fréquence des crises (Selvamani et al., 2021). Pour celles et ceux qui tiennent à ne pas se priver lors d’un événement, il est utile de se référer à des recommandations de consommation modérée mais, d’après de nombreux experts, l’absence d’alcool reste la solution la plus efficace pour mieux vivre avec la goutte.

  2. Les jus de fruits concentrés, fausse bonne idée

    À première vue, les jus de fruits semblent sains. Pourtant, en cas de goutte, leur version concentrée représente un choix risqué. Le principal incriminé : le fructose, sucre naturellement présent dans de nombreux fruits, qui, une fois transformé par l’organisme, augmente la production d’acide urique. Un excès de fructose peut aussi surcharger le foie et les reins, deux organes essentiels pour éliminer l’acide urique en excès (Choi et al., 2008).

    En conséquence, il est conseillé d’éviter les jus trop sucrés et concentrés. Opter pour des boissons naturelles, peu ou pas sucrées, s’avère une stratégie judicieuse afin de limiter la survenue des crises inflammatoires. Si l’objectif est également de contrôler son poids, il existe des astuces pour maigrir facilement et des recettes de boissons naturelles tirant avantage de la richesse en vitamines des fruits frais, sans leurs inconvénients liés au sucre raffiné.

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  4. Sodas : des boissons à éviter sans appel

    Les sodas, très appréciés en toutes saisons, se révèlent particulièrement néfastes pour les personnes ayant des antécédents de goutte. Leur teneur élevée en fructose en fait de véritables déclencheurs de crises. Consommer régulièrement ces boissons gazeuses favorise non seulement la hausse de l’acide urique dans le sang, mais intensifie également les symptômes tels que l’œdème articulaire et la douleur (Choi et al., 2010).

    Face à ces risques, il apparaît préférable d’éviter les sodas et de se tourner vers des boissons énergisantes alternatives et naturelles, permettant ainsi de préserver une balance glucidique raisonnable, essentielle dans la prévention des crises de goutte.

  5. Lait de poule : un festin à consommer avec précaution

    Le lait de poule, boisson emblématique de la saison hivernale, combine lait, œufs, crème, sucre et souvent une pointe d’alcool. Bien que réconfortant, ce cocktail d’ingrédients pose un problème pour ceux sujets à la goutte, notamment en raison des fortes teneurs en sucres raffinés et, fréquemment, de l’adjonction d’alcool. La combinaison des glucides rapides et de l’éthanol favorise une élévation rapide de l’acide urique, aggravant les crises articulaires et l’inflammation (d’après François Lehn).

    S’abstenir de lait de poule, ou en consommer très ponctuellement, aide à mieux maîtriser l’équilibre acido-basique de l’organisme. En cas d’excès, il peut être utile de se renseigner sur les aliments à manger après alcool qui soutiennent la détoxification et réduisent les effets secondaires liés à la consommation de boissons sucrées ou alcoolisées.

Que boire sans risque quand on a la goutte ?

Eau : l’alliée indispensable

Rien ne surpasse l’eau quand il s’agit de protéger ses articulations et d’évacuer l’acide urique. Une hydratation suffisante renforce la filtration rénale et aide à dissoudre les cristaux susceptibles de se déposer dans les articulations, limitant ainsi la douleur et les crises aiguës. Les spécialistes recommandent généralement aux personnes atteintes de goutte de consommer entre 1,5 et 2 litres d’eau par jour, variable selon l’activité physique et les conditions climatiques.

L’eau soutient la digestion, optimise le fonctionnement des organes vitaux et se révèle essentielle au maintien de l’équilibre électrolytique. Pour favoriser le confort digestif et la santé intestinale, certaines boissons probiotiques pour santé intestinale peuvent également compléter utilement l’apport hydrique quotidien.

Thé vert : un atout pour réduire l’inflammation

Le thé vert s’est imposé comme une boisson de choix, aussi bien pour prévenir les rechutes de la goutte que pour adopter un mode de vie sain au quotidien. À travers une consommation régulière — deux à trois tasses par jour —, le thé vert contribue à une meilleure élimination de l’acide urique et exerce un léger effet anti-inflammatoire (Wang et al., 2014).

Les antioxydants et micronutriments présents dans le thé vert agissent favorablement sur l’immunité, renforcent les défenses naturelles et participent à l’équilibre hormonal. Cependant, il convient de distinguer le thé vert de certaines boissons stimulantes, notamment les boissons énergisantes et santé cardiaque, qui peuvent avoir des conséquences délétères sur la santé cardiovasculaire, surtout en cas de consommation excessive.

Jus de fruits fraîchement pressés : santé et plaisir modéré

Pour varier les plaisirs, les jus de fruits pressés à la maison présentent un intérêt, sous réserve de modération. Contrairement aux jus industriels, généralement enrichis en sucres ajoutés et en conservateurs, les jus maison permettent de maîtriser les ingrédients et la quantité de sucre. Privilégier des fruits à faible indice glycémique et les accompagner d’eau ou de légumes (concombre, céleri, citron) améliore encore leur profil nutritionnel.

Les vitamines, minéraux et antioxydants délivrés par ces jus aident l’organisme à lutter contre les processus oxydatifs associés à l’inflammation. Selon “Rajeunir”, préparer ses propres jus donne le contrôle sur la qualité et la fraîcheur des nutriments consommés, en limitant le risque d’une ingestion excessive de sucre.

Conseils pratiques pour gérer ses boissons au quotidien avec la goutte

  • Bannir totalement les sodas et boissons à base de sirop ou concentrés riches en fructose
  • Limiter drastiquement ou supprimer l’alcool, quelle qu’en soit la forme
  • Fractionner la consommation de jus de fruits frais afin de ne pas ingérer trop de sucre d’un seul coup
  • Privilégier l’eau plate ou légèrement minéralisée, selon avis médical
  • Intégrer régulièrement du thé vert ou des infusions non sucrées
  • Opter pour des eaux aromatisées naturellement (citron, concombre, menthe) plutôt que pour des boissons industrielles
  • Se méfier des boissons énergisantes, jus industriels, boissons lactées sucrées et cocktails festifs
  • Poursuivre ou adapter ces conseils en fonction de l’évolution de la maladie et des traitements reçus en lien avec l’avis de son médecin

En résumé : mieux choisir ses boissons, c’est déjà prendre soin de ses articulations

La goutte impose des contraintes dans la vie quotidienne, mais adapter la consommation de boissons est un levier simple et efficace pour prévenir les crises et diminuer leur intensité. Éviter l’alcool, les sodas, les jus concentrés et les boissons riches en sucre reste impératif, tout comme favoriser l’eau, le thé vert ou les jus frais pris avec mesure. Ces choix, ajoutés à une alimentation variée et à une bonne activité physique, participent à la maîtrise de la maladie sur le long terme et au maintien d’une bonne qualité de vie (selon “Rajeunir”).

La vigilance alimentaire, y compris côté boissons, s’inscrit donc dans la stratégie globale de lutte contre les maladies métaboliques et inflammatoires telles que la goutte. Chaque geste compte, y compris lors des moments festifs.

Références

  • Choi, J. W. et al. “Fructose-rich beverages and the risk of gout in men”, JAMA, 2008.
  • Choi, J. W. et al. “Soft drinks, fructose consumption, and the risk of gout in men: prospective cohort study”, BMJ, 2010.
  • Wang, W. et al. “Tea consumption and risk of gout: A systematic review and meta-analysis”, Nutri Res, 2014.
  • Selvamani, A. et al. “Alcohol and uric acid metabolism”, Curr Rheumatol Rep, 2021.
  • D’après les documents de François Lehn et l’ouvrage “Rajeunir”.
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