Avez-vous trouvé un nutri-score de « A » sur l’emballage d’un burger ? Ne vous détrompez pas !

Le Nutri-Score est une échelle de cinq points allant de A à E qui indique la valeur totale de la valeur nutritionnelle d’un produit. C’est le plus utile et le plus facile à comprendre pour les consommateurs. Le Nutri-Score permet au consommateur de mieux comparer les aliments d’une même catégorie. La France et la Belgique ont déjà introduit le Nutri-Score sur la face avant des emballages alimentaires. Dans de nombreux autres pays, cette introduction est en cours de discussion.

Que dit le Nutri-Score ?

Le Nutri-Score apporte au consommateur un réel avantage supplémentaire et le soutient dans le choix d’une alimentation saine.

Vous pouvez trouver l’indication du nutri-score sous forme de point comme cité précédemment ou de couleur. Vert pour le plus sain. Jaune pour un aliment sain aux quelques composants à éviter. Orange : un aliment considéré sain, à consommer modérément, et rouge : aliment malsain.

Pour classer un produit, le nombre de calories et de nutriments favorables et défavorables sur le plan nutritionnel sont compensés les uns par rapport aux autres.

Calcul du Nutri-Score :

Les conditions préalables à l’obtention du nutri-score sont que l’aliment doit être emballé et porter un étiquetage nutritionnel. L’aliment doit également contenir au moins l’un des nutriments suivants : protéines, fibres, calcium, fer, sodium, vitamine C ou vitamine A.

Les « ingrédients défavorables » tels que le sucre, le sel, les acides gras saturés, ainsi qu’une teneur énergétique élevée augmentent le Nutri-Score. Les « ingrédients favorables » tels que les protéines, les fibres, les fruits, les légumes et les noix le diminuent. Plus le score d’un produit est bas, meilleur est son Nutri-Score. Les points vont de -15 (A, vert foncé, choix plus sain) à plus de 19 (E, rouge, choix malsain).

Pour que certains ingrédients tels que les noix et les légumes soient inclus dans le calcul en tant qu’ingrédients positifs, leur part doit être supérieure à 40%. Par conséquent, l’ajout de quelques noix dans un muesli au chocolat, par exemple, ne modifie pas le Nutri-Score.

Nutri-score : quand la malbouffe nous intrigue.

Et si un « bon » Nutri-Score ne garantissait pas nécessairement la qualité nutritionnelle d’un produit alimentaire ? Les exemples du soda light (qui obtient un « B ») et des frites surgelées (« A ») ont largement fait le tour de la question.

Pour les boissons light, le Nutri-Score reflète leur teneur en sucre et en calories faibles à zéro. Il est donc logique qu’un soda light obtienne un meilleur score que son homogène avec sucre. Jamais aussi bon que l’eau, la seule boisson classée « A ». Le Nutri-Score ne tient pas compte des édulcorants ou autres additifs. Pour l’instant, cela n’entre pas dans ses prérequis. Les consommateurs qui veulent éviter les édulcorants et les additifs peuvent faire attention aux « point E » dans la liste des ingrédients.

Et les frites, alors ? Tout comme le tableau nutritionnel figurant au dos de l’emballage, le Nutri-Score reflète la valeur nutritionnelle de l’aliment tel qu’il est vendu, et non tel qu’il est préparé. C’est pourquoi les frites surgelées (qui ne sont rien d’autre que des pommes de terre épluchées et coupées) obtiennent un « A ». Mais bien sûr, la valeur nutritionnelle des frites dépend beaucoup du mode de cuisson (four ou friteuse), du type d’huile utilisé et de la quantité de sel utilisée.

Ce que nous pouvons déduire, le nutri-score donne la note A aux fast-foods, aux boissons gazeuses et aux chips, car ils remplissent ses conditions préalables. Cependant, ces aliments sont mauvais pour la santé comme ils sont riches en calories, en graisses, en sucre et en sodium.

C’est pourquoi ni le tableau nutritionnel, ni l’étiquette sur le devant de l’emballage ne peuvent tenir compte de ces paramètres.

Quelles sont les considérations à prendre en tant que consommateur ?

Qu’arrive-t-il aux personnes qui voient un « A » et en mangent beaucoup trop ? L’excès de quoi que ce soit (même des aliments sains) peut être une mauvaise chose.

Que se passe-t-il si les gens commencent à refuser de manger tout ce qui est en dessous de la note C ? Ou encore, qu’advient-il de ceux qui ne peuvent pas manger un aliment « E » sans se sentir coupables ?

La modération fait partie de tout régime alimentaire sain. Les gens ne devraient pas avoir honte de boire un milk-shake et ne devraient pas être récompensés s’ils ne mangent que des produits classés « A ». Pour que cela fonctionne, il faut clairement promouvoir une alimentation équilibrée et tenir compte des personnes souffrant de troubles alimentaires. De même, un tel système peut être très perturbant pour une personne en voie de guérison.

Mais malgré ces préoccupations, de nombreuses personnes pourraient bénéficier d’un étiquetage plus clair des produits alimentaires alors qu’elles travaillent sur leurs propres objectifs de santé. Que Nutri-Score soit ou non la meilleure option. C’est certainement un pas dans la bonne direction pour la santé et la prise de décision des consommateurs.

* Presse Santé s' efforce de transmettre la connaissance santé dans un langage accessible à tous. En AUCUN CAS, les informations données ne peuvent remplacer l' avis d'un proffesionel de santé.

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