Les Huiles Essentielles pour mettre fin au rhume des foins

La saison des pollens a démarré. Comme chaque année à cette période, les pollens des arbres et de certaines plantes vont ruiner la vie des personnes allergiques. Nez qui coule, toux, yeux qui piquent, les huiles essentielles en application nasale, orale et cutanée vont vous aider à mettre fin à chacun des symptômes et à calmer le terrain inflammatoire. Pierre Franchomme, « père » de l’utilisation scientifique des huiles essentielles en France depuis 30 ans, vous dévoile son protocole.
Le « rhume des foins » est une pollinose, c’est-à-dire une affection allergique des muqueuses respiratoires et/ou oculaires provoquée par les pollens de certaines plantes, dont les graminées, d’où le nom de « rhume des foins ». Elle se caractérise par le tableau clinique de rhinite allergique, souvent associée à une conjonctivite (rhino-conjonctivite allergique), et constitue un facteur de risque à la survenue d’asthme allergique. Pour en savoir plus sur l’allergie au pollen, il est important de connaître les causes et les facteurs de risque.
On retrouve typiquement les symptômes suivants :
– rhinorrhée (écoulement nasal) aqueuse très abondante, parfois avec obstruction nasale ;
– démangeaisons nasales et oculaires ;
– éternuements en salves ;
– yeux rougis, larmoyants, avec une sensation de grains de sable dans les yeux ;
– raclements de gorge, toux ;
– sensation d’oreille bouchée, perturbation de l’odorat et du goût.
Rhume des foins : l’allergie de saison qui touche 20% des Français
Le rhume des foins apparaît généralement chez l’enfant à partir de 5 ans et chez l’adolescent, mais peut parfois survenir à l’âge adulte. Selon l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire et de l’alimentation), le nombre de personnes souffrant d’allergies saisonnières a plus que doublé en France au cours des 20 dernières années, et on estime que l’allergie aux pollens touche actuellement 15 à 20% de la population française, dont environ 30% des adultes. La part génétique est importante, puisque la probabilité d’être allergique est de 30% si un des parents l’est, et de 60% si les deux parents le sont. Pour ceux qui souhaitent savoir comment soulager les symptômes et faire la différence entre allergie et rhume, il existe des conseils pratiques à suivre. Si vous cherchez à découvrir les bienfaits du pollen frais sur l’organisme, sachez qu’il peut aussi soutenir le système immunitaire lors des périodes de forte exposition.
Facteurs aggravants : le réchauffement climatique et la pollution atmosphérique
Le réchauffement climatique favorise les réactions allergiques en provoquant une pollinisation plus précoce et plus étalée dans le temps, mais aussi plus forte chez certaines espèces végétales, comme des études l’ont montré pour le bouleau ou l’ambroisie.
Les polluants atmosphériques aggravent également les réactions allergiques, par une double action :
– ils augmentent l’irritation des muqueuses nasales et oculaires et abaissent le seuil de réactivité bronchique, ce qui induit la réaction allergique chez les personnes sensibilisées à des concentrations plus faibles en pollens ;
– ils augmentent le potentiel allergisant des grains de pollen par altération et rupture de leur paroi, conduisant à des fragments plus petits capables de pénétrer plus profondément dans l’arbre respiratoire. Pour limiter l’exposition à ces polluants et aux allergènes, il est conseillé de choisir un purificateur d’air efficace adapté à votre intérieur.
Rhume des foins : les 3 périodes sensibles de l’année
En France, la pollinisation sévit au cours de 3 périodes de l’année, marquées par les pollens suivants :
– à la fin de l’hiver et au début du printemps, les pollens des arbres et arbustes : noisetier, aulne, cyprès, thuya, genévrier, bouleau, frêne, charme, platane ;
– du milieu du printemps jusqu’à la fin de l’été, avec un pic aux mois de mai-juin : les pollens de graminées ;
– à l’arrière-saison, les pollens de certaines plantes herbacées : armoise, ambroisie, plantain, pariétaire…
Pour limiter les risques, le choix de plantes adaptées dans votre jardin ou sur votre balcon peut s’avérer très utile. Il est aussi essentiel de savoir comment gérer les allergies pendant les pics de pollinisation, afin de réduire l’impact sur la vie quotidienne.
Le mécanisme (simplifié) de l’allergie
Lors d’un premier contact avec un allergène, l’organisme d’un sujet prédisposé à l’allergie va reconnaître celui-ci comme un corps étranger et produire des anticorps IgE qui vont se fixer à la surface de certains globules blancs présents au niveau de la peau et des muqueuses : les mastocytes. C’est la phase de sensibilisation, au cours de laquelle il n’y a pas encore de réaction allergique.
C’est lors d’une nouvelle rencontre avec le même allergène que les mastocytes sensibilisés vont libérer un médiateur chimique pro-inflammatoire, l’histamine, qui va déclencher la réaction allergique. C’est la phase précoce de la réaction, qui se produit quelques minutes après la rencontre avec l’allergène.
Elle est suivie d’une phase tardive d’aggravation des symptômes après quelques heures, impliquant notamment des globules blancs circulants, les polynucléaires éosinophiles, attirés sur le site de l’inflammation par des facteurs chimiotactiques (leucotriènes en particulier) produits par les mastocytes.
Comment soulager les symptômes du rhume des foins grâce aux huiles essentielles ?
- Aromathérapie par voie nasale
Après avoir dégagé le nez avec un sérum hypertonique à base d’eau de mer, mettre 1 à 2 gouttes avec le doigt à la base de chaque narine du mélange à parts égales des 4 huiles essentielles suivantes, à diluer préalablement à 2% dans une base d’huile végétale (soit par exemple 1 ml du mélange d’huiles essentielles pour 50 ml d’huile végétale). Vous pouvez aussi faire le mélange dans un petit flacon muni d’une pompe de type “spray” et de faire une pulvérisation par narine. Pour aller plus loin sur l’utilisation des huiles essentielles en hiver et leur impact sur la santé, consultez cet article sur aromathérapie pour santé optimale. Par ailleurs, il existe différentes méthodes naturelles pour apprendre à soulager les symptômes de la rhinite allergique, notamment lorsque les troubles persistent toute l’année.
- HE de tanaisie annuelle ou camomille bleue, Tanacetum annuum
ð l’HE de tanaisie annuelle contient du chamazulène, un sesquiterpène inihibiteur du relargage d’histamine et de la phospholipase A2 (point de départ de la cascade arachidonique, le moteur de l’inflammation).
- HE de cabreuva, Myrocarpus fastigiatus
ð l’HE de cabreuva contient du (+)-E-nérolidol, un
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