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Neuro-théologie: les traces que laisse “Dieu” dans le cerveau

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L’existence ou non d’une puissance divine est peut-être une question d’opinion. Mais les effets neurophysiologiques de la croyance religieuse sont des faits scientifiques qui peuvent être mesurés avec précision. Nous jetons ici un coup d’œil à certains de ces effets, comme le montrent les dernières recherches, tout en considérant l’importance d’une alimentation équilibrée pour cerveau dans le maintien de la santé mentale.

Les effets de la prière sur le bien-être d’une personne sont bien documentés

Que vous soyez un athée convaincu, un agnostique réservé ou un croyant fervent, vous êtes tout aussi susceptible de trouver étonnants les effets de la religion sur le cerveau humain. La croyance religieuse peut augmenter notre durée de vie et nous aider à mieux faire face aux maladies. Par ailleurs, il est prouvé qu’une activité physique bénéfique contribue également à la préservation des fonctions cognitives, tout comme certaines pratiques spirituelles.

De plus, la recherche dans le domaine de la “neurothéologie”, la neuroscience de la croyance théologique, a fait des découvertes surprenantes qui ne manqueront pas de changer notre façon de penser la spiritualité. Par exemple, certains scientifiques suggèrent que l’expérience religieuse active les mêmes circuits cérébraux que le sexe et les drogues. Pour aller plus loin, découvrez comment améliorer votre bien-être grâce à la méditation et à la prière, des pratiques qui influencent positivement le cerveau.

D’autres recherches ont suggéré que les dommages causés à une certaine région du cerveau peuvent donner l’impression qu’il y a quelqu’un dans la pièce alors qu’il n’y a personne. Ces résultats ont des implications intrigantes sur la façon dont la religion affecte la santé, et vice-versa. Parfois, des croyances populaires, comme la croyance miroir sommeil, illustrent comment la culture et la spiritualité peuvent influencer nos comportements quotidiens et notre perception du bien-être.

Par ailleurs, les fondements neurobiologiques de l’expérience religieuse signifient-ils que celle-ci pourrait être recréée artificiellement ? Si une expérience divine s’avère biologiquement prédéterminée, le fait de disposer des bonnes informations scientifiques nous permet-il de créer l’illusion d’un dieu ? Il est aussi intéressant de noter que certaines activités pour un esprit sain peuvent renforcer la résilience du cerveau face aux influences extérieures, qu’elles soient spirituelles ou numériques.

Si les chercheurs n’ont pas encore toutes les réponses, les pièces du puzzle s’assemblent pour former une image scientifique de la divinité qui s’avère bien différente de celle que l’on trouve dans les livres saints des différentes religions.

Des religions différentes ont des effets différents dans le cerveau

Les pratiques religieuses différentes ont des effets différents sur le cerveau d’une personne. C’est à dire que les différentes religions activent différemment les régions du cerveau.
Par exemple, les bouddhistes qui méditent et les catholiques qui prient, ont une activité accrue dans les lobes frontaux du cerveau. Ces zones sont liées à une concentration et une attention accrues, à des capacités de planification, à la capacité de se projeter dans l’avenir et à la capacité de construire des arguments complexes. Parmi les facteurs externes, les bienfaits antioxydants thé vert sont également étudiés pour leur rôle potentiel dans la prévention du déclin cognitif.

Par ailleurs, la prière et la méditation sont toutes deux corrélées à une diminution de l’activité dans les lobes pariétaux. Ils sont responsables du traitement de l’orientation temporelle et spatiale. En revanche, ceux qui prient en utilisant des mots plutôt qu’en s’appuyant sur les techniques de visualisation utilisées dans la méditation présentent une activité accrue dans les zones cérébrales de traitement du langage des lobes subpariétaux.

Mais d’autres pratiques religieuses peuvent avoir l’effet inverse sur les mêmes zones du cerveau. Par exemple, l’une des études les plus récentes coécrite par le Dr Newberg montre que la prière islamique intense, “dont le concept le plus fondamental est l’abandon de soi à Dieu”, réduit l’activité du cortex préfrontal et des lobes frontaux qui lui sont liés, ainsi que l’activité des lobes pariétaux. Pour optimiser ces effets, il est aussi essentiel de tenir compte des aides pour mieux dormir la nuit, car un bon sommeil favorise la récupération cérébrale.

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On pense traditionnellement que le cortex préfrontal est impliqué dans le contrôle exécutif, ou comportement volontaire, ainsi que dans la prise de décision. Selon les chercheurs, il serait donc logique qu’une pratique axée sur l’abandon du contrôle entraîne une diminution de l’activité dans cette zone du cerveau.

La religion, c’est comme “le sexe, la drogue et le rock’n’roll” pour le cerveau

Une étude récente a révélé que la religion active les mêmes circuits cérébraux de traitement de la récompense que le sexe, la drogue et d’autres activités addictives. D’ailleurs, la consommation régulière de certains aliments ou boissons, comme les bienfaits du thé vert, a également été associée à une meilleure santé cérébrale et à la prévention du déclin cognitif.

Des chercheurs dirigés par le Dr Jeff Anderson, de la faculté de médecine de l’Université de l’Utah à Salt Lake City, ont examiné le cerveau de 19 jeunes mormons à l’aide d’un scanner IRM fonctionnel.
Lorsqu’on leur a demandé si, et dans quelle mesure, les participants “ressentaient l’esprit”, ceux qui ont fait état des sentiments spirituels les plus intenses ont présenté une activité accrue dans le noyau accumbens bilatéral. Ainsi que dans les zones corticales attentionnelles frontales et préfrontales ventromédianes.

Ces zones du cerveau qui traitent le plaisir et la récompense sont également actives lorsque nous nous livrons à des activités sexuelles, écoutons de la musique, jouons et prenons des drogues. Les participants ont également fait état de sentiments de paix et de chaleur physique.

Lorsque les participants à notre étude ont été invités à penser à un sauveur, à être avec leur famille pour l’éternité, à leur récompense céleste, leur cerveau et leur corps ont réagi physiquement. Ces résultats font écho à ceux d’études plus anciennes, selon lesquelles l’engagement dans des pratiques spirituelles augmente les niveaux de sérotonine, le neurotransmetteur du “bonheur”, et d’endorphines. Des molécules induisant l’euphorie. Ces effets neurophysiologiques de la religion semblent donner à la formule connue de Marx: “La religion est l’opium du peuple” un nouveau niveau de signification.

Les expériences extracorporelles sont dans le corps

Certaines avancées récentes dans les techniques de neuro-imagerie permettent de comprendre comment notre cerveau “crée” une expérience spirituelle ou mystique. Qu’est-ce qui provoque le sentiment que quelqu’un d’autre est présent dans la pièce, ou que nous sommes sortis de notre corps pour entrer dans une autre dimension ? Ces dernières années,les technologies d’imagerie cérébrale ont atteint une maturité qui permet d’aborder des questions qui se posent depuis des millénaires.

Lorsque l’activité des réseaux du cortex pariétal supérieur [qui est une région située dans la partie supérieure du lobe pariétal] ou de notre cortex préfrontal augmente ou diminue, nos sensations de limites corporelles changent. Les recherches le confirment. Une étude sur les vétérans du Vietnam montre que ceux qui avaient été blessés dans le cortex préfrontal dorsolatéral du cerveau étaient plus susceptibles de rapporter des expériences mystiques.

Ces parties du cerveau contrôlent notre sens du moi par rapport aux autres objets du monde, ainsi que notre intégrité corporelle. D’où les sensations et perceptions “hors du corps” et “du moi étendu” que confessent de nombreuses personnes ayant vécu des expériences mystiques.

Peut-on “créer” Dieu sur commande ?

Étant donné que les racines neurologiques des expériences

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Cet article a été élaboré avec le soutien d’un outil d’intelligence artificielle. Il a ensuite fait l’objet d’une révision approfondie par un journaliste professionnel et un rédacteur en chef, assurant ainsi son exactitude, sa pertinence et sa conformité aux standards éditoriaux.

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