Nutrition

Suivez la méthode R.A.S pour gérer vos pulsions alimentaires plus sainement

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Les fringales sont un phénomène très répandu. Plus de 90 % des personnes concernées y sont confrontées. Toutes les personnes ressentent des besoins spécifiques. Mais ceux-ci sont normalement transitoires et visent fréquemment des produits alimentaires transformés, à forte teneur en sucre, en sel et en graisses malsaines. Pour mieux comprendre l’impact de l’alimentation saine contre aliments transformés, il est essentiel de s’informer sur les choix alimentaires quotidiens. Des recherches révèlent que les hommes sont plus susceptibles de succomber à des aliments salés, et inversement, que les femmes sont plus susceptibles de succomber à des produits sucrés et riches en graisses.

Les fringales sont capables de conduire à la consommation d’aliments aux effets nuisibles pour la santé, et risquent de compromettre les efforts entrepris pour adopter un régime alimentaire équilibré. La nutritionniste et diététicienne Sophie Janvier transmet dans son livre ” La méthode douce pour mieux manger ” sa méthode pour maîtriser ces envies : la méthode RAS (Respirer, Attendre, Savourer).

La méthode RAS :

  • Respirer :

Une fringale ne pouvant être éternellement ressentie, elle finira forcément par ” se fracasser telle une vague “. Quand le désir de manger se manifeste, la spécialiste recommande de se focaliser en premier lieu sur votre respiration, et ce, pendant plusieurs minutes. En fermant les yeux, prenez une profonde inspiration et visualisez la vague qui monte et qui, inévitablement, descend. Puis expirez. Recommencez cette opération le temps de cinq minutes et observez ensuite ce que vous ressentez.

La seconde mesure prévue par cette méthode est d’attendre. En effet, d’après la spécialiste en diététique/nutrition, au bout de cinq minutes de respiration, la fringale a déjà diminué. Au bout de dix minutes, au moins une personne sur deux aura abandonné le grignotage. La professionnelle préconise d’attendre tout en faisant un bilan sur soi-même : interrogez-vous, à titre d’exemple, sur le pourquoi de cette envie, sur les éléments susceptibles de l’avoir provoquée. Ainsi, vous pourrez déterminer les éléments déclencheurs et les craindre moins la fois suivante.

  • Savourer :

Pour finir, la lettre S dans la formule R.A.S. est synonyme de “Savourer”. Ce qui implique tout bonnement que si le besoin persiste toujours au bout de 10 minutes, il convient de le prendre en compte. Si malgré les efforts de respiration et de réflexion, le besoin persiste, il est alors tout à fait justifié. Pour la professionnelle, après avoir réalisé les deux exercices précédents, nous allons pouvoir grignoter dans des conditions plus saines.

Quels sont les facteurs qui influencent les envies de manger ?

Les déclencheurs courants des envies de manger peuvent être influencés par des facteurs physiques, mentaux et comportementaux. Par exemple, à certaines périodes de la vie, comme la grossesse, il est particulièrement important de surveiller son alimentation. Des études récentes mettent en avant l’importance de l’alimentation pendant grossesse pour la santé de la mère et du bébé, ce qui peut aussi influencer la gestion des fringales.

Le facteur physique :

La glycémie, la dopamine et les réactions physiologiques ont tendance à jouer un rôle important dans les envies de manger. Les aliments très appétissants, notamment ceux riches en sucres ajoutés, déclenchent la libération de dopamine et les systèmes de récompense dans le cerveau, ce qui encourage généralement la consommation d’aliments au-delà de nos besoins énergétiques. Cette surconsommation, surtout de sucres ajoutés, peut ensuite entraîner une diminution de la capacité à faire la distinction entre la vraie faim et les fringales.

Le mental :

Les émotions peuvent avoir un impact considérable sur notre alimentation. La peur, le stress, l’anxiété, la joie, le plaisir et l’ennui sont des sentiments courants qui peuvent affecter nos habitudes alimentaires. Une étude a montré que les émotions, en particulier les émotions négatives, étaient associées à une plus grande tendance à utiliser la nourriture comme mécanisme d’adaptation. Ce qui provoque des sensations de faim plus intenses.

De manière naturelle, de courtes périodes de stress positif (comme l’exercice) peuvent réduire notre envie de manger. Cependant, un stress émotionnel chronique ou aigu chez les personnes qui ont l’habitude de manger comme mécanisme d’adaptation peut entraîner une suralimentation. Surtout s’il s’agit des aliments à forte densité énergétique. Il a été démontré que les mangeurs émotionnels, spécialement, consomment davantage d’aliments sucrés et gras en période de stress aigu. Durant la grossesse, il est d’autant plus important de privilégier une alimentation saine enceinte afin de limiter les risques liés aux fringales émotionnelles et d’assurer un bon développement du bébé.

Le comportement :

Certains provoquent des sentiments de nostalgie. Qu’il s’agisse de l’odeur de la pâtisserie de votre grand-mère ou du son de votre dessin animé d’enfance préféré, ces déclencheurs peuvent entraîner des envies intenses d’aliments spécifiques. Dans certains cas, ces envies peuvent être simplement une réponse à un nouvel environnement ou à une nouvelle situation. Par exemple, vous pouvez avoir envie d’aliments réconfortants lorsque vous avez le mal du pays ou que vous êtes stressé. Toutefois, dans d’autres cas, les fringales peuvent être le signe que quelque chose manque à votre régime alimentaire.

Si vous avez constamment envie de sucreries, par exemple, c’est peut-être le signe que vous ne consommez pas assez de glucides. De même, si vous avez envie d’encas salés, c’est peut-être le signe que vous avez besoin de plus de sodium dans votre alimentation. Quoi qu’il en soit, il est important d’écouter votre corps et de remédier à toute carence nutritionnelle sous-jacente. Ce n’est qu’alors que vous pourrez rompre le cycle des envies nostalgiques. Enfin, il ne faut pas oublier que les besoins évoluent aussi avec l’âge : adapter son alimentation après 50 ans permet de mieux répondre aux nouvelles exigences de l’organisme et de limiter les envies inadaptées.

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Cet article a été élaboré avec le soutien d’un outil d’intelligence artificielle. Il a ensuite fait l’objet d’une révision approfondie par un journaliste professionnel et un rédacteur en chef, assurant ainsi son exactitude, sa pertinence et sa conformité aux standards éditoriaux.

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