Avez-vous besoin de contacter la rédaction ? Envoyez vos e-mails à [email protected] ou sur notre formulaire.
Bien être

Se faire des amis à l’âge adulte : quelques conseils

Se faire des amis à l'âge adulte ne va pas de soi. Investir le temps et l’énergie pour le faire est important pour la santé.

Demander le numéro de téléphone de quelqu’un juste pour se faire des amis à l’âge adulte, ou envoyer un premier message, fait se sentir vulnérable, risque d’être un peu “gênant” et suppose de se mettre en avant. Pour les personnes timides, réservées, ce n’est pas simple.

En plus de la maladresse sociale, il est aussi plus difficile de rencontrer de nouvelles personnes quand on ne fait plus salle de classe ou chambre universitaire communes. De longues heures de travail, la peur du rejet et un manque de confiance ne facilitent pas les choses.

Pourtant, malgré ces obstacles, investir du temps et de l’énergie pour élargir ses relations en vaut incontestablement la peine. Les amis apportent quelque chose qu’un partenaire de vie ne donne pas. Les amitiés maintiennent en bonne santé mentale et physique, et certaines recherches scientifiques ont même étudié l’importance des conversations avec des proches.

Quels sont les conseils pour se faire des amis à l’âge adulte par étape de vie ?

Début de l’âge adulte (20-30 ans)

C’est le moment idéal pour réfléchir à sa manière de créer des liens. Il s’agit de savoir si vous êtes un « adhérent » ou un « initiateur ».

  • L’adhérent rejoint proactivement des activités (cours de danse, club de sport, réseau professionnel).
  • L’initiateur organise les rencontres (invite deux personnes, qui en invitent deux autres…)

Dans les deux cas, il faut un effort conscient. À cet âge, on plante des graines. Se faire des amis est difficile et il y a des essais et des erreurs. Tout le monde partage le même objectif : rencontrer des gens.

C’est la période de vie où l’on est en contact avec beaucoup de monde au travail, la proximité favorisant les liens et ces relations peuvent en amener d’autres. Via l’intermédiaire d’une simple connaissance, on peut rencontrer quelqu’un qui deviendra un(e) véritable ami(e). Cela prend du temps. Si le courant passe avec le colocataire d’un collègue lors d’un pot, échanger les numéros de téléphone et faire un suivi. Quelqu’un doit faire le premier pas : pourquoi pas vous ?

Ces sujets peuvent également vous intéresser:

Nouveaux parents

Le début de la parentalité peut isoler. Il vaut mieux privilégier les opportunités à « faible effort » vis à vis d’autres parents au parc, à la bibliothèque ou à l’école. L’astuce ? Engager la conversation par une question simple : « Connaissez-vous un bon cours d’éveil musical dans le coin ? »

Attention : l’amitié doit reposer sur les adultes, pas sur les enfants. Quand le lien n’existe que par les petits, l’amitié risque de s’effondrer si les enfants s’éloignent, ce qui n’a rien d’anormal.

Soutenez Pressesante.com : Rejoignez notre communauté sur Tipeee

Soutenez Pressesante.com : Rejoignez notre communauté sur Tipeee

Image cliquable

Pour y parvenir, veiller à ce que les conversations ne tournent pas exclusivement autour des enfants pour montrer qu’on cultive d’autres intérêts et des goûts communs, socles d’une relation. Si l’on constate que les enfants sont moins proches, ne pas hésiter à aborder le sujet directement et valider mutuellement l’envie de rester amis, quelque soit la relation entre les enfants.

Maturité et milieu de vie (30-50 ans)

À cet âge, il faut faire le deuil de l’unique meilleur ami fusionnel et s’ouvrir à différents groupes pour nourrir plusieurs facettes de sa personnalité (par exemple, pour des dîners, pour la randonnée ou la visite d’expositions).

La meilleure approche est la fréquentation régulière du même café ou de la même bibliothèque. En croisant les mêmes personnes de manière répétée et informelle, des relations peuvent finir par se créer. Et surtout, ne pas être celui qui annule tout au dernier moment. La constance est clé.

Les interactions répétées à faibles enjeux peuvent évoluer vers des relations profondes. Quand on se sent seul, il est agréable que quelqu’un connaisse son nom. Ne pas sous-estimer le pouvoir du bonjour.

Se fixer régulièrement de petits objectifs de connexion : participer à un cours collectif une fois par semaine et sourire à quelqu’un, essayer le club de lecture du quartier, rejoindre une équipe de sport ou accompagner ses collègues prendre un verre après le travail une fois par mois. Le courant peut ne passer avec personne la première fois, mais cela ne veut pas dire qu’un futur ami ne se présentera jamais.

Même avec les meilleures intentions du monde, être régulier dans les rencontres peut être compliqué. Pourtant, il est important de consacrer du temps à ses (futurs) amis et d’y travailler concrètement. On ne doit pas être le poseur/la poseuse de lapins, sur qui on ne peut pas compter. Il est nécessaire de maintenir les projets autant que possible, même quand on n’en a pas envie parce qu’on est fatigué. La plupart du temps, les gens sont finalement heureux d’avoir pris ce temps pour voir leurs amis.

Années seniors

On n’est jamais trop vieux pour se faire des amis, mais il faut privilégier les activités qui favorisent la discussion (jeux de cartes, travaux manuels, ateliers artistiques, randonnées, etc,). Les amitiés intergénérationnelles sont également une grande richesse.

Pour se faire des amis, il faut d’abord être ami pour soi-même, comprendre où l’on en est et ce que l’on aime vraiment faire. Tant qu’on fait des choses qui plaisent vraiment, on peut rencontrer de nouvelles personnes en sachant qu’on a déjà un point commun avec elles. Certaines personnes de tous âges sont malheureusement à risque de solitude et d’isolement social.

5/5 - (6 votes) Avez-vous trouvé cet article utile?
* PRESSE SANTÉ s'efforce de transmettre la connaissance santé dans un langage accessible à tous. En AUCUN CAS, les informations données ne peuvent remplacer l'avis d'un professionnel de santé.