Rapport OMS 2025 : tabac en baisse, e-cigarettes en hausse
Le rapport de l’OMS trace une réalité double. Le monde fume moins mais vapote plus

Le nouveau rapport de l’OMS publié en octobre 2025 envoie un signal clair pour la santé publique. Le monde fume moins, mais le danger reste réel. Les usagers du tabac sont passés d’environ 1,38 milliard en 2000 à 1,2 milliard en 2024, pourtant près d’un adulte sur cinq fume encore.
Le rapport montre une autre alerte, la montée du vapotage. Plus de 100 millions de personnes utilisent des cigarettes électroniques, dont au moins 15 millions d’adolescents. Dans les pays avec données, les jeunes vapotent en moyenne neuf fois plus que les adultes.
Les femmes arrêtent plus vite, les hommes décrochent trop lentement. Pendant que l’industrie pousse de nouveaux produits à la nicotine, les progrès patinent. Ce rapport compte car il éclaire les priorités à agir, taxer, réguler, protéger les jeunes, et renforcer l’arrêt du tabac.
Les principales tendances mondiales de la consommation de tabac
La dynamique mondiale du tabac change, mais le risque reste élevé. Le dernier rapport de l’OMS décrit une baisse continue du nombre d’usagers depuis 2000, avec 1,2 milliard d’utilisateurs estimés en 2024. Cette chute, nette en valeur relative, ne suffit pas à inverser les effets sur la santé publique. Près d’un adulte sur cinq consomme encore du tabac. Les hommes concentrent l’essentiel de l’usage, avec un rythme de recul trop lent, tandis que les femmes décrochent plus vite. En parallèle, la montée des e-cigarettes complique la lecture des tendances, surtout chez les jeunes.
Disparités régionales dans l’usage du tabac
Le tableau mondial est contrasté et dépend fortement des contextes locaux. L’Europe reste la région où la prévalence du tabagisme est la plus haute, avec près d’un quart des adultes concernés. Certains pays ont réduit la consommation avec des règles strictes, mais le niveau global reste élevé, en particulier chez les femmes, dont la proportion dépasse celle des autres régions. Cette réalité souligne une inertie persistante, malgré des politiques avancées et des systèmes de contrôle solides.
L’Afrique affiche le taux de prévalence le plus bas, autour de 9,5 pour cent. La région suit la trajectoire mondiale de réduction, mais le nombre total d’usagers augmente avec la croissance démographique. Cette hausse en valeur absolue entretient la pression sur les systèmes de santé. L’industrie du tabac et de la nicotine y voit un marché en expansion, avec un marketing plus agressif vers les jeunes et les produits émergents. Ce ciblage nourrit un risque d’installation durable, bien au-delà des cigarettes classiques.
En Asie du Sud-Est, les progrès sont marqués chez les hommes. La prévalence a presque été divisée par deux en vingt ans, passant d’un niveau très élevé à un taux encore important. Cette région porte à elle seule une grande part de la baisse mondiale. L’impact est visible sur les chiffres agrégés. Il reste cependant d’importantes poches de consommation, où les habitudes et la disponibilité des produits maintiennent des volumes significatifs.
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Dans les Amériques, la prévalence tourne autour de 14 pour cent, avec une réduction relative d’environ un tiers depuis 2010. La dynamique est globalement positive, mais certains pays manquent encore de données consolidées. La progression du vapotage est plus visible, surtout dans les pays à revenu élevé, où la présence des e-cigarettes se fait sentir chez les adultes et les adolescents. La tendance pèse sur les indicateurs, car l’arrêt du tabac peut coexister avec un usage durable de nicotine.
La région du Pacifique occidental avance plus lentement. Les femmes y affichent une faible prévalence, mais les hommes restent les plus touchés au monde, avec des taux supérieurs à 40 pour cent. Cet écart de genre pèse sur la trajectoire générale de la région. Sans un virage net, la baisse pourrait rester marginale, malgré des efforts nationaux.
Dans la région de la Méditerranée orientale, la prévalence se situe autour de 18 pour cent. La consommation progresse encore dans certains pays. Cette hausse locale brouille la tendance générale et indique des politiques inégales, parfois freinées par des cadres réglementaires incomplets. Le résultat est une progression lente au mieux, instable au pire.
Il est important de rappeler la différence entre sexes. Les femmes ont franchi l’objectif mondial de réduction cinq ans avant l’échéance 2025. Leur prévalence a chuté à environ 6,6 pour cent en 2024. Les hommes, qui représentent plus de quatre usagers sur cinq, avancent moins vite, autour de 32,5 pour cent. La combinaison de ces écarts façonne les courbes régionales et explique en partie les résistances observées.
L’essor des e-cigarettes change la donne. Le rapport recense plus de 100 millions d’usagers à l’échelle mondiale, dont au moins 15 millions d’adolescents. Dans les pays dotés de données fiables, les enfants de 13 à 15 ans vapotent en moyenne neuf fois plus que les adultes. Cette réalité pèse sur les régions où le tabac recule, car la nicotine reste présente par d’autres voies. Le risque est clair, une nouvelle dépendance s’installe, avec un discours de réduction du risque qui masque l’entrée précoce dans l’usage.
Impact du tabac sur la santé publique mondiale
Le tabac reste l’une des principales causes de décès évitables. Le rapport souligne des millions de décès chaque année liés à l’usage direct ou indirect. Les maladies cardiovasculaires, les cancers, les maladies respiratoires et les AVC forment le cœur du fardeau. Chaque baisse de prévalence réduit la mortalité à moyen terme, mais les effets se décalent dans le temps. Ce décalage explique pourquoi, malgré la baisse du nombre d’usagers depuis 2010, la charge sanitaire demeure lourde.
La dépendance à la nicotine élargit le spectre des risques. Le vapotage est souvent présenté comme moins nocif, mais il installe et entretient l’usage de nicotine. Chez les adolescents, l’initiation rapide accroît la probabilité d’un usage durable. Cela menace les gains obtenus chez les jeunes adultes. L’OMS alerte sur ce point, car la diffusion de nouveaux produits, dont les puffs, les produits chauffés et les sachets de nicotine, crée des portes d’entrée multiples.
L’impact économique suit la courbe sanitaire. Les systèmes de santé absorbent des soins longs et coûteux, du dépistage au traitement des maladies chroniques. Les hospitalisations, les traitements oncologiques et les prises en charge respiratoires génèrent des dépenses récurrentes. Les pertes de productivité s’ajoutent, avec l’absentéisme, l’invalidité et les décès prématurés. Les pays à revenu faible et intermédiaire portent une part croissante de ce coût, car l’accès aux soins reste inégal, alors que le nombre d’usagers, en valeur absolue, augmente avec la démographie.
La mortalité évitable touche aussi les non-fumeurs. Le tabagisme passif entraîne des maladies chez l’enfant et l’adulte. Les infections respiratoires, l’asthme, les complications de la grossesse et des risques cardiovasculaires plus élevés forment un tableau documenté. Ce poids invisible rappelle que la réduction de la consommation de tabac ne se limite pas aux usagers. Elle protège aussi les proches, les collègues et les enfants exposés dans les foyers.
La répartition par sexe renforce les urgences de santé publique. Les hommes restent les plus exposés, mais la charge reste élevée chez les femmes dans certaines régions, comme en Europe, où la prévalence féminine est la plus forte. Cela signifie plus de cancers liés au tabac, plus de maladies cardiovasculaires et un coût social durable. Chez les jeunes, la hausse des e-cigarettes ajoute une couche de risque. Elle nourrit une dépendance qui pourrait remonter les courbes de maladies liées à la nicotine dans les années à venir.
La trajectoire mondiale depuis 2000 est positive, mais fragile. La baisse de 120 millions d’usagers depuis 2010 montre l’effet des politiques publiques. Elle ne suffit pas à neutraliser le poids actuel du tabac sur la mortalité et les dépenses. Les signaux contradictoires entre baisse du tabagisme et hausse du vapotage doivent être suivis de près. Sans changement de trajectoire chez les hommes et sans frein sur l’exposition des jeunes à la nicotine, la charge sanitaire restera élevée, même si le nombre de fumeurs diminue.
L’essor alarmant des cigarettes électroniques
La hausse des cigarettes électroniques change le paysage de la nicotine. Le phénomène touche surtout les jeunes, dans des contextes où le tabac recule. Le dernier rapport de l’OMS estime plus de 100 millions d’usagers dans le monde. Parmi eux, au moins 15 millions d’adolescents. Les données montrent un écart majeur entre générations. Dans les pays disposant de mesures fiables, les 13 à 15 ans vapotent en moyenne neuf fois plus que les adultes. Cette dissociation interroge, car elle alimente une dépendance précoce à la nicotine.
Pourquoi les jeunes sont-ils attirés par les e-cigarettes ?
L’accessibilité joue un rôle central. Les puffs et les pods sont vendus à bas prix, souvent près des écoles ou en ligne. Le produit tient dans une poche, se recharge vite, et propose des formats jetables. Cette facilité d’accès favorise une initiation rapide, sans les barrières sociales qui entourent la cigarette classique. Les jeunes y voient un objet du quotidien, discret et pratique.
Les réseaux sociaux amplifient ce mouvement. Les contenus mis en avant valorisent des saveurs, des couleurs et un style de vie. Les codes sont jeunes, ludiques, souvent liés à la musique et à la mode. Le produit se normalise, parfois sous la forme de défis viraux. Le message central est simple, vapoter est perçu comme banal. Ce cadrage influence les normes de groupe et accélère l’essai chez les adolescents.
La perception d’un risque moindre complète le tableau. L’e-cigarette est souvent présentée comme un outil de réduction des risques. Pour de nombreux jeunes, cette image se transforme en signal de sécurité, surtout en l’absence d’odeur de fumée ou de combustion visible. L’OMS alerte pourtant sur un effet pervers. Le marketing entérine l’idée d’un produit plus sûr, mais installe la nicotine plus tôt, ce qui peut compromettre des années de progrès contre le tabagisme.
Les chiffres renforcent l’alerte. Le rapport estime au moins 15 millions d’usagers chez les 13 à 15 ans. Dans les pays avec données, les enfants de cet âge vapotent en moyenne neuf fois plus que les adultes. La majorité des usagers adultes se concentre dans les pays à revenu élevé, ce qui éclaire le rôle de marchés bien dotés en produits et en campagnes ciblées. La dynamique est claire, les jeunes sont au cœur d’une expansion rapide, soutenue par l’offre, le prix et le récit d’un risque réduit.
Risques pour la santé des vapes
Les risques pour la santé se précisent, même si tous les effets à long terme ne sont pas connus. L’OMS pointe des signaux préoccupants sur les lésions pulmonaires, l’inflammation respiratoire, et la dépendance. Les aérosols délivrent de la nicotine et divers composés irritants. Chez les adolescents, l’exposition répétée peut altérer le développement cérébral lié à la récompense et à l’attention. Le résultat probable est une addiction plus rapide et plus durable.
L’addiction à la nicotine reste le cœur du problème. Le dosage élevé de certains dispositifs renforce l’accroche. L’usage intermittent dans la journée entretient une tolérance et fixe des habitudes. Ce schéma soutient un usage à long terme. Il peut aussi faciliter le passage vers d’autres produits de nicotine. L’OMS souligne que cette dynamique fragilise les gains obtenus sur le tabac depuis vingt ans.
Les lésions respiratoires signalées s’ajoutent à ce risque. L’inhalation d’aérosols n’est pas anodine. Des irritations, des toux chroniques et des troubles de la respiration ont été observés. Les solvants et arômes chauffés peuvent libérer des composés irritants. Chez les sujets asthmatiques, le vapotage s’accompagne d’exacerbations plus fréquentes. La prudence s’impose, car l’usage commence souvent tôt et se prolonge dans le temps.
La comparaison avec la cigarette demande mesure. La combustion du tabac génère un cocktail toxique bien documenté, avec un lien fort avec les cancers et les maladies cardiovasculaires. Les e-cigarettes peuvent réduire certains expositions, mais elles ne sont pas sans risque. Elles maintiennent l’usage de nicotine, alimentent la dépendance, et exposent à des irritants. L’OMS souligne que la promesse de réduction des dommages ne doit pas masquer le risque d’initiation chez les jeunes, qui est aujourd’hui le point le plus critique.
Il faut enfin rappeler la dimension de santé publique. Quand un produit attire massivement les 13 à 15 ans, le risque s’étend sur des années. La dépendance se fixe tôt, les comportements s’ancrent, et la charge sanitaire suit. Le message est clair, limiter l’exposition des jeunes à la nicotine est une priorité immédiate. La surveillance des arômes, des dosages, et de la promotion en ligne fait partie des leviers cités par l’OMS pour réduire l’attrait et l’accès.
Recommandations de l’OMS pour contrer ces tendances
L’OMS appelle à accélérer les politiques de contrôle du tabac et de nicotine. La priorité est claire, protéger les jeunes, réduire l’offre, et faciliter l’arrêt. Le cadre recommandé s’appuie sur le paquet MPOWER et la Convention-cadre. Ce socle doit être appliqué sans failles ni retards.
Le rapport insiste sur une réalité préoccupante. Les cigarettes électroniques gagnent du terrain, en particulier chez les adolescents. Plus de 100 millions de personnes vapotent déjà. Au moins 15 millions ont entre 13 et 15 ans. Les enfants, dans les pays avec données, vapotent neuf fois plus que les adultes. L’OMS juge que ces produits favorisent une dépendance précoce à la nicotine. Les autorités doivent donc agir vite, et avec des règles robustes.
Les mesures proposées sont cohérentes et pragmatiques. Elles allient fiscalité, interdiction de la publicité, contrôle de l’accès, et services de sevrage renforcés. L’objectif est double, réduire l’exposition et soutenir l’arrêt. Le message est ferme, fermer les brèches qui ciblent les mineurs, y compris en ligne, et réguler sans ambiguïté les nouveaux produits.
Mesures pour réguler les cigarettes électroniques
L’OMS recommande un encadrement complet des e-cigarettes. Les autorités doivent contrôler l’importation, la distribution, la vente et le marketing. La chaîne d’approvisionnement doit être traçable. Les points d’entrée, ports et plateformes logistiques, doivent faire l’objet d’une surveillance active. Les ventes en ligne, très utilisées par les jeunes, exigent une vérification d’âge robuste et des sanctions claires.
Un volet clé concerne le produit lui-même. La fixation d’un plafond de nicotine limite l’accroche. Les arômes qui attirent les jeunes, comme les saveurs sucrées, doivent être restreints. Des avertissements sanitaires visibles sur les dispositifs et liquides s’imposent. Les emballages neutres réduisent l’attrait. L’OMS encourage aussi des normes techniques sur la qualité des aérosols et des solvants, afin de limiter l’exposition aux irritants.
Le contrôle des points de vente est déterminant. L’interdiction de vendre près des écoles, la hausse de l’âge légal, et la licence des détaillants réduisent l’accès. Les inspections doivent être régulières, avec des amendes dissuasives. Les plateformes sociales et publicitaires doivent supprimer les contenus commerciaux visant les mineurs. Les influenceurs et marques doivent être soumis aux mêmes règles que les autres supports.
L’OMS souligne l’importance des campagnes d’éducation. L’information doit cibler les adolescents, les parents et les enseignants. Les messages doivent être clairs, la nicotine crée une dépendance, même sans fumée. Les écoles peuvent déployer des modules simples, basés sur des faits, couplés à un accompagnement de type sevrage pour les jeunes déjà exposés. Les contenus doivent circuler sur les réseaux, avec un ton adapté et des formats courts.
Des pays à revenu élevé ont déjà montré des résultats sur l’usage des jeunes. Les restrictions d’arômes, la limitation de la nicotine et l’interdiction de la publicité ont freiné l’accès des mineurs après leur mise en œuvre. La surveillance renforcée des imports a réduit l’arrivée de puffs jetables non conformes. Ces exemples, bien que variés selon les contextes, confirment la pertinence d’un contrôle ferme et suivi.
Enfin, l’OMS recommande d’aligner ces règles avec la fiscalité. Les taxes sur les produits de nicotine, y compris les e-cigarettes, réduisent l’usage chez les adolescents. Elles doivent évoluer avec le marché pour éviter les contournements. L’harmonisation entre pays voisins limite les distorsions et les flux transfrontaliers. Un suivi statistique public et régulier soutient l’ajustement des politiques.
Rôles des gouvernements et des communautés
Les gouvernements doivent piloter l’action, mais la réussite repose sur un large partenariat. L’OMS encourage la collaboration avec les ONG, les autorités locales et les acteurs de santé. Une approche coordonnée, centrée sur la protection des jeunes et l’arrêt du tabac, donne les meilleurs résultats. Les ministères de la santé peuvent fixer le cap, tandis que les réseaux associatifs assurent la présence sur le terrain.
Le rapport met en avant les piliers qui font leurs preuves. L’application intégrale de MPOWER reste la base. Elle inclut la surveillance de l’usage, la protection contre la fumée, l’offre de sevrage, les avertissements, l’interdiction de la publicité, et la hausse des taxes. Cette grille fonctionne pour le tabac classique et s’adapte aux nouveaux produits. Les pays qui l’appliquent de façon stricte ont réduit la prévalence, parfois de façon notable.
Les programmes de sevrage exigent une montée en charge. L’OMS recommande d’étendre les lignes d’aide, les consultations en premier recours, et l’accès aux thérapies de substitution. Les ONG peuvent soutenir le repérage précoce et l’accompagnement des publics jeunes. Des parcours simples, sans coût à l’entrée, augmentent les chances d’arrêt. Des outils numériques peuvent compléter, avec prudence, pour toucher les adolescents.
La lutte contre le marketing ciblant les mineurs doit être résolue. Les autorités peuvent travailler avec les ONG pour signaler les publicités illégales, y compris sur les réseaux sociaux. Des cellules de veille documentent les promotions déguisées et les publicités croisées. Les sanctions doivent frapper vite, afin d’éviter l’installation de campagnes massives pendant des mois.
La fermeture des failles juridiques fait aussi partie des missions communes. Les textes doivent couvrir les puffsjetables, les produits chauffés et les sachets de nicotine. Les ONG aident à identifier les zones grises repérées sur le terrain. Les gouvernements ajustent les décrets, afin d’empêcher les contournements liés aux nouveaux formats, aux arômes et aux ventes en ligne.
Le financement est un levier. L’OMS propose d’affecter une part des taxes du tabac et des e-cigarettes aux programmes de prévention. Les fonds soutiennent les campagnes ciblées, la formation des professionnels de santé, et les actions locales en milieu scolaire. Ces projets, visibles et concrets, renforcent l’adhésion des communautés et améliorent la conformité aux règles.
Enfin, l’OMS insiste sur le temps d’action. Les progrès sont réels depuis 2000, mais restent fragiles. L’industrie pousse des produits de nicotine variés, avec une promotion qui vise les jeunes. Face à cette pression, la réponse publique doit être plus rapide et plus ferme. La combinaison de règles solides, d’un sevrage accessible et d’une vigilance partagée par l’État et les communautés offre la meilleure chance de freiner la nouvelle vague de dépendance.
En quelques lignes
Le rapport de l’OMS trace une réalité double. L’usage du tabac recule depuis 2000, mais le fardeau reste lourd, avec près d’un adulte sur cinq encore utilisateur. Les femmes ont accéléré la baisse, les hommes progressent trop lentement. En parallèle, le vapotage s’installe, avec plus de 100 millions d’usagers et des jeunes très exposés. Chez les 13 à 15 ans, l’usage est bien plus élevé que chez les adultes. La nicotine circule par de nouveaux produits, ce qui menace les gains acquis. L’Europe garde une prévalence élevée, l’Afrique reste basse mais la croissance démographique pèse. Le message est clair, sans régulation ferme et services de sevrage accessibles, la dépendance se renforce.
L’espoir tient aux actions collectives. Le cadre MPOWER fonctionne, surtout avec des taxes plus élevées, l’interdiction de la publicité, des arômes moins attractifs, et des soins d’arrêt bien financés. Vous pouvez agir, soutenez les politiques locales, signalez les ventes aux mineurs, parlez-en dans votre entourage et à l’école. Si vous fumez ou vapotez, demandez de l’aide, un premier rendez-vous change la trajectoire. Partagez cet article, échangez avec votre maire, votre médecin, vos proches. Chaque pas compte, pour réduire la dépendance, protéger les jeunes, et alléger la santé publique.