Pr Raoult: « fin de l’épidémie courant mai »

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Le Pr Didier Raoult, directeur l’IHU Méditerranée-Infection vient de faire un point hebdomadaire sur la situation de l’épidémie en France. Dans la continuité de ses précédentes annonces, il n’est guère inquiet pour la suite de l’épidémie, nous sommes sur la fin et il n’y a aucun risque d’une « seconde vague » dit-il. En substance pour ceux qui n’auraient pas le temps de tout visionner, il déclare:

« L’épidémie de Coronavirus prends une forme de cloche très banale dans les maladies virales. Que l’on a tous les ans avec la grippe. on pouvait imaginer que cette maladie se comporte différemment, en fait elle se comporte comme les autres. Elle va s’arrêter en Mai. Je ne sais pas d’où cette histoire de rebond sort mais on voit que l’on s’approche de la fin de la situation. La mortalité diminue, le nombre de cas baisse. L’avenir est imprévisible mais c’est une courbe banale. On se rapproche de la fin de l’épidémie courant Mai.

Pourquoi il ne va pas y avoir de « deuxième vague »?

« Le seul réservoir que l’on connaisse est un réservoir d’animal sauvage. La chance que l’on reparte avec un réservoir d’animal sauvage est plus rare qu’avec des animaux d’élevages comme pour la grippe. On a des poules et des porcs qui s’échangent des virus qui finit par créer des mutants qui nous affectent ».

Spécificités de la mortalité par coronavirus: « pas une maladie très grave », « pas de surmortalité particulièrement exceptionnelle »

« Le risque dans la population qui n’a pas de facteurs de risque, âge, hypertension, cancer de mourir est extrêmement faible. Donc ce n’est pas une maladie très grave à part chez les gens qui étaient déjà très touchés par les autres infections virales respiratoires. Donc tout le délire autour de la gravité monstrueuse de cette maladie est une autre forme de délire déraisonnable. Ce n’est pas vrai. Ce sont des gens déjà âgés qui avaient d’autres pathologies. On le sait pour beaucoup: hypertension, diabète.. mais globalement, ca ne présente pas une surmortalité particulièrement exceptionnelle. C’est grave chez les sujets qui sont déjà à risque qu’il fallait détecter et traiter avant qu’ils aient des insuffisances respiratoires importantes. A l’échelle du pays, seulement 3% de la population a été touché. Ce n’est pas une grosse épidémie.

Voici le lien : de l’intervention du Pr Raoult