Myrtilles, mures, framboises: : des fruits rouges pour éviter le diabète

Les fruits rouges sont plein de surprises. Non seulement ils sont bons au goût mais en plus, ils sont hyper-bénéfiques pour la santé. Une très grande étude parue dans la prestigieuse revue Nature indique que leur consommation régulière permet de faire chuter le risque de diabète de type II de 30%.

Myrtilles, mures, framboises, groseilles… ces baies qui font partie des petits fruits rouges appartiennent à la famille des fruits peu sucrés et avec une teneur en fibres appréciable. Mais surtout, ils se distinguent par leur richesse en anthocyanines, des composés phénoliques antioxydants et pigments, connus aussi pour la ténacité des tâches sur les vêtements.

La consommation de ces fruits est associée à certains bénéfices pour la santé, notamment dans le diabète de type 2. Une très vaste revue le confirme.

Ce sont des chercheurs de la Zhejiang University à Hangzhou (Chine), qui se sont attelés à cette recherche systématique d’études publiées jusqu’en janvier 2016.

– Les apports en anthocyanines ont été évalués dans trois études de cohortes totalisant plus de 200.000 personnes.

– La consommation de baie a été évaluée dans 5 études de cohorte regroupant 194.000 participants.

L’analyse aboutit au constat suivant: la consommation d’anthocyanines est associée à une réduction du risque de diabète de type 2 de 15%, et celle de baies à une réduction du risque de diabète de 18%.

Fruits rouges: plus on en mange, plus le risque de diabète chute

Les auteurs calculent encore que le risque de diabète de type 2 diminue de 5% pour chaque augmentation de 7,5 mg d’anthocyanines par jour, ou pour chaque augmentation de 17 g de baies par jour. Une portion de 100 g de baies consommée quotidiennement est associée à une réduction du diabète de type 2 de proche de 30%, voilà qui n’est pas rien!

Chopan M. et al. Associations of dietary intakes of anthocyanins and berry fruits with risk of type 2 diabetes mellitus: a systematic review and meta-analysis of prospective cohort studies. PLoS ONE  DOI: 10.1371