Maintenir sa santé cardiaque : 8 erreurs à ne pas commettre
Plein d’habitudes quotidiennes banales sollicitent le cœur. Selon les cardiologues, plusieurs erreurs majeures pour la santé cardiaque sont dues à leur accumulation au fil du temps.

Avoir un cœur en bonne santé est essentiel mais beaucoup de gens le fragilisent sans le savoir. Les maladies cardiovasculaires sont la principale cause de décès en Occident depuis un siècle. Dans le cadre du Mois du Cœur, en septembre, quatre cardiologues ont expliqué les 8 principales erreurs commises par les gens pour leur cœur. Pour maintenir sa santé cardiaque, chacun peut corriger ces maladresses bien comprises grâce à des changements simples et réalistes.
Quelles 8 erreurs éviter pour maintenir sa santé cardiaque selon les cardiologues ?
Les erreurs banales sont l’excès de sel, l’inactivité physique, un mauvais sommeil, la malbouffe, la solitude, ignorer les signaux d’alerte et les bilans réguliers, croire qu’il est trop tard pour faire quelques changements de vie.
Manger trop de sel
Le sel est un ingrédient de base sournois dans l’alimentation, il se cache partout. Dans certains pays dits développés comme aux USA, un adulte a de fortes chances de manger beaucoup trop de sel en raison des aliments ultra-transformés. L’un des principaux minéraux du sel est le sodium.
Le corps a besoin d’un peu de sodium pour fonctionner correctement, mais une consommation excessive peut augmenter la pression artérielle et l’hypertension, l’un des facteurs de risque les plus importants des maladies cardiovasculaires (crises cardiaques et insuffisance cardiaque).
La solution
Réduire la consommation de sel et de sodium. Additionner le sodium indiqué sur les étiquettes nutritionnelles et essayer de ne pas dépasser la limite quotidienne de 2 300 milligrammes, l’équivalent d’environ une cuillère à café de sel.
Plus de 70 % du sodium consommé provient d’aliments emballés ou de repas au restaurant, il est plus sain de cuisiner à la maison et de privilégier les aliments naturels, non ou peu salés.
Rester trop longtemps assis
Les experts s’accordent sur le besoin de beaucoup de gens de bouger davantage. Environ un quart seulement des adultes respectent les directives d’activité physique (au moins 150 minutes d’activité aérobique d’intensité modérée et deux jours de renforcement musculaire par semaine).
Durant l’inactivité, on brûle moins de calories avec le risque de prendre du poids, d’hypertension, de diabète et d’une multitude de problèmes pouvant nuire au cœur. On dit aujourd’hui que “rester assis est le nouveau tabagisme”.
La solution
Se lever et bouger. Aller à la salle de sport est excellent, mais rester actif peut être encore plus simple. Au bureau, marcher toutes les heures peut aider à augmenter l’activité quotidienne. Faire quelques pas avec des amis, pendant la pause déjeuner, promener son chien, aller faire les courses à pied.
Faire défiler son téléphone avant de dormir
Il peut être tentant de se détendre sur son téléphone avant de s’endormir. La recherche a montré que cette habitude peut réellement perturber le repos.
La lumière bleue peut bloquer la mélatonine (une hormone du sommeil) et la stimulation augmenter le cortisol (une hormone du stress). L’heure passée à faire défiler l’écran pourrait être une heure de sommeil supplémentaire. Ne pas dormir suffisamment est un facteur de risque majeur de maladie cardiovasculaire, relève la Dre Harmony Reynolds, cardiologue à NYU Langone. La pression artérielle chute naturellement pendant le sommeil. Si le repos est insuffisant, elle reste élevée plus longtemps, ce qui augmente les risques de maladie cardiaque et d’accident vasculaire cérébral.
La solution
Poser le téléphone ou le garder hors de la chambre. Essayer plutôt de lire avant de se coucher et adopter de meilleures habitudes de sommeil (s’exposer suffisamment à la lumière naturelle, pratiquer une activité physique pendant la journée, garder la chambre fraîche, sombre et silencieuse la nuit).
Ramener la “malbouffe” à la maison
Les gens pensent qu’une petite chose ne fera pas de mal et c’est vrai mais pour la plupart, cependant il est très facile de faire de la malbouffe une habitude, se désolent les cardiologues.
Les aliments malsains, en particulier les collations et friandises ultra-transformées, augmentent la tension artérielle, le cholestérol et entraînent une prise de poids. Comme beaucoup fatiguent une heure ou deux plus tard quand la glycémie redescend, on en reprend une autre.
La solution
Ne pas acheter de malbouffe. Quand on ressent le besoin de ces collations ultra-transformées, bouger quelques minutes ou boire un verre d’eau. Ça demande un effort au début mais c’est une option qui marche.
Manquer de liens sociaux
On pense souvent à l’isolement social et à la solitude comme des risques pour la santé cérébrale. Le manque de liens sociaux est aussi un problème pour le cœur : il a été lié à un risque plus élevé de maladie cardiaque, de crise cardiaque et d’AVC. Le stress, l’anxiété, et la solitude sont des facteurs de risque “plus subtils” de maladie cardiaque », a déclaré le Dr Baljash Cheema, cardiologue spécialisé en insuffisance cardiaque.
La solution
Donner une priorité aux liens sociaux. Chaque semaine, prendre le temps de voir des amis, d’appeler un membre de sa famille ou de faire du bénévolat. Si certains obstacles, comme des problèmes physiques, empêchent de se socialiser, un médecin ou un service social peut aider à trouver des solutions.
Ne pas être à jour de ses indicateurs de santé cardiaque
Les jeunes adultes de 20 à 40 ans ont tendance à consulter moins souvent leur médecin traitant ou n’en ont pas. Or, ces rendez-vous sont essentiels pour identifier tôt les facteurs de risque évitables, comme l’hypertension, l’excès de cholestérol et une glycémie élevée. Ces problèmes ne surviennent pas qu’à un âge avancé, et les jeunes sont de plus en plus confrontés à l’hypertension et au diabète.
La solution
Faire des bilans de ses indicateurs de santé et noter sa tension artérielle, son taux de cholestérol et de sucre dans le sang. Ces rendez-vous sont aussi l’occasion de discuter avec le médecin du risque individuel de maladie cardiovasculaire.
Considérer que l’on ne peut pas changer de mode de vie
Certains patients se sentent parfois découragés par leurs habitudes actuelles, regrettent les cardiologues. Ils peuvent aussi parfois craindre qu’il soit trop tard et disent : “J’ai fumé trop longtemps”, ou “J’ai été en surpoids trop longtemps”, ou “Je n’ai pas fait d’exercice depuis trop longtemps. Pourquoi commencer maintenant ?” ».
Les patients sont abattus lorsqu’ils ne voient pas de résultats immédiats. Frustrés ou découragés, certains abandonnent tout simplement.
La solution
Commencer petit. Des changements simples, supprimer les collations après le dîner ou réduire la taille des portions, peuvent être significatifs. N’importe quelle action est déjà une amélioration.
Ignorer les premiers signes d’alerte
Il peut être étonnamment facile de négliger les signes de problèmes cardiaques graves. Des patients ignorent une douleur thoracique ou l’attribuent à un problème mineur comme des brûlures d’estomac. Or, la douleur thoracique est le symptôme le plus courant d’une crise cardiaque.
Trop de gens (surtout des femmes) attendent la dernière minute parce qu’ils pensent que leurs symptômes vont disparaître, ou espèrent que ce qu’ils ressentent ne vient pas du cœur. Il faut traiter les symptômes cardiaques dès que possible, car une prise en charge rapide réduit le risque de handicap et de décès. Les dommages causés par une crise cardiaque sont permanents.
La solution
Connaitre les symptômes et ne pas hésiter à consulter. Une oppression dans la poitrine, une douleur, un engourdissement, ou même un gros inconfort à la mâchoire, au cou ou au bras justifient d’appeler les secours ou d’aller aux urgences si cela dure 15 minutes ou plus : les médecins pourront déterminer s’il s’agit d’une crise cardiaque et la traiter immédiatement.
Sources :
American Hospital of Paris : 10 conseils pour un cœur en bonne santé
Association des malades et opérés cardiaques : 15 bonnes habitudes pour préserver son cœur
Cet article a été élaboré avec le soutien d’un outil d’intelligence artificielle. Il a ensuite fait l’objet d’une révision approfondie par un journaliste professionnel et un rédacteur en chef, assurant ainsi son exactitude, sa pertinence et sa conformité aux standards éditoriaux.
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