Les bienfaits du pétasite en phytothérapie

Chapeau du diable, herbe-à-peste, le pétasite, comme les marguerites, appartient à la famille des Astéracées. Cette plante herbacée, au nom scientifique Petasites officinalis, Petasites hybridus ou encore Petasites vulgaris, pousse dans les zones humides, marécages ou ruisseaux.

Autrefois, ses larges feuilles servaient d’emballage aux mottes de beurre et son usage médicinal était très développé : contre la fièvre et la peste au Moyen Âge, pour traiter la toux, l’asthme et cicatriser les blessures au 17ème siècle. Est-elle toujours conseillée dans la phytothérapie d’aujourd’hui ?

Quels actifs contient le pétasite ?

Sa simplicité extérieure cache une complexité de composants :

  • alcools sesquiterpéniques : pétasine et iso pétasine aux propriétés analgésiques,  antiparasitaires, anti-inflammatoires, antispasmodiques, antihistaminiques, astringentes, sédatives et sudorifiques,
  • esters d’acides,
  • huile essentielle : en petite quantité, elle est très difficile à trouver,
  • flavonoïdes : antioxydants,
  • mucilages : substances gélatineuses aux propriétés adoucissantes, émollientes,
  • tannins : anti-inflammatoires, antibactériens, astringents,
  • alcaloïdes pyrrolizidiniques : la teneur varie selon la plante, hépatotoxiques, mutagènes pouvant être carcinogènes.

Quelles sont ses principales indications en phytothérapie ?

Voilà une plante qui ne prend pas la tête, en tous cas ! Son action antispasmodique explique ses usages médicinaux, notamment contre la migraine et les céphalées de tension.

  • prévenir la migraine : elle aide à en réduire la fréquence et l’intensité,
  • calmer les spasmes : contractions gastriques et intestinales, spasmes liés aux calculs urinaires,
  • soulager les règles douloureuses,
  • apaiser les troubles respiratoires : rhume des foins ou rhinite allergique, toux, asthme bronchique,
  • accélérer la cicatrisation des plaies.

Comment utiliser le pétasite ?

Les rhizomes de la plante sont la base de l’utilisation en phytothérapie. Il est recommandé d’utiliser des solutions prêtes à l’emploi plutôt que de préparer soi-même des remèdes, car à dosage élevé, les alcaloïdes pyrrolizidiniques peuvent être dangereux pour le système hépatique. Les préparations du commerce ont éliminé cette substance.

  • sirop : suivre la posologie recommandée.
  • gélule ou comprimé : 2 fois par jour, 1 gélule ou comprimé à prendre aux repas.
  • teinture-mère : 10 gouttes dans un verre d’eau ou sur une compresse.
  • huile essentielle : en inhalation, en diffusion atmosphérique ou par voie cutanée pour les problèmes de peau (diluer 20 % d’huile essentielle dans 80 % d’huile végétale).

Quelles précautions prendre ?

Le pétasite est contre-indiqué chez les femmes enceintes et allaitantes, les enfants et les personnes souffrant de troubles hépatiques.

Toujours prendre l’avis d’un professionnel de santé car l’automédication peut entraîner des risques.

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Aline Legrand