Femmes enceintes et allaitantes : une nécessaire supplémentation en oméga 3

Selon l’étude Canadienne APrON, les femmes enceintes et allaitantes ne consomment pas suffisamment d’oméga 3, pourtant essentiels au développement du nourrisson.

L’étude de cohorte APrON (Alberta Pregnancy Outcomes and Nutrition) suit près de 2000 femmes et leur nourrisson vivant à Calgary. Son principal objectif est de comprendre le lien entre l’état nutritionnel et la santé mentale de la mère pendant la grossesse, ainsi que la santé et le développement de l’enfant. Dans le cadre de cette recherche, les chercheurs ont évalué chez 600 femmes, pendant et après leur grossesse, les apports en acides gras oméga 3 à longue chaîne.

75 % des femmes n’ont pas les niveaux d’oméga 3 recommandés par l’UE

L’American Dietetic Association ainsi que Les diététistes du Canada recommandent que les femmes enceintes et allaitantes, consomment au moins 500 mg d’oméga3 à longue chaîne par jour. L’EFSA et l’International Society for the Study of Fatty Acids and Lipids (ISSFAL) recommandent plus précisément que les femmes enceintes et allaitantes consomment au moins 200 mg de DHA par jour. L’étude rapporte que seules 27% des femmes pendant la grossesse et 25% des femmes trois mois après l’accouchement satisfaisaient à la recommandation actuelle de l’Union européenne (UE) pour le DHA. La principale source alimentaire d’oméga 3 était le saumon.

Une supplémentation nécessaire

Les femmes prenant un supplément de DHA pendant la grossesse ou la période du post-partum étaient respectivement 10,6 et 11,1 fois plus susceptibles de satisfaire à la recommandation européenne. Celles qui suivaient la recommandation de Santé Canada, consistant à consommer une ou deux portions par semaine de poisson riche en acides gras oméga 3, atteignaient aussi ce seuil protecteur. L’étude montre enfin que le conseil diététique devrait se poursuivre au-delà de la grossesse: 44% des femmes de la cohorte ont cessé de prendre le supplément pendant qu’elles allaitaient, soit trois mois après l’accouchement.

Source

Jia X et al, Physiologie appliquée, nutrition et métabolisme, 40 10.1139/apnm-2014-0313

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Marie Desange est journaliste santé, passionnée tant par les dernières recherches en scientifiques en nutrition, neurosciences et bien être que par les nouvelles approches de santé qui ne sont pas encore passées par le filtre des études scientifiques, mais qui marchent. Ostéopathie, chiropractie, acupuncture, neuro-feedback, méditation, aromathérapie, homéopathie, médecine chinoise ou Indienne (Ayurveda), shiastu, soins énergétiques, techniques corporelles ou thérapies psychologiques, toutes ces disciplines méritent d’être mises en avant pour que les lecteurs puissent être bien informés et faire leur choix sur ce qui peut les aider. De plus, la pratique journalistique lui permet de rencontrer toujours plus d’acteurs de ces nouvelles approches et de sélectionner ceux qui ont une particularité et une réelle maîtrise de ce qu’ils proposent. Les soins complémentaires et les nouvelles approches de santé doivent être rigoureux et sans danger pour les personnes qui se tournent vers elles. Avec le temps et l’expérience, Marie sait sélectionner ce qui peut apporter, selon les cas, de vrais bénéfices pour le mieux être des personnes qui le recherchent. ` Journaliste pour le journal on-line pressesante.com, Marie a encore plein de supers sujets sous le coude à vous proposer, que vous ne lirez pas ailleurs.