Fécondation in vitro (FIV): 65% des chances en plus de tomber enceinte grâce au régime Méditerranéen

L’alimentation méditerranéenne fait des merveilles dans plusieurs domaines de santé. Par exemple, l’adoption de cette alimentation augmente drastiquement les chances des femmes de moins de 35 ans ayant recours à la fécondation in vitro (FIV), de tomber enceinte et de mener leur grossesse avec succès.

Cette étude, publiée dans Human Reproduction, apporte de nouveaux éléments sur la relation entre l’alimentation et la fertilité. Elle montre que les femmes ayant suivi une alimentation méditerranéenne dans les 6 mois qui précèdent une fécondation in vitro (FIV) ont plus de chances de tomber enceinte et de donner naissance à un bébé en bonne santé, que celles qui ne suivent pas une telle alimentation.

Une FIV pour des femmes entre 22 et 41 ans

Pour en arriver à de tels résultats, les chercheurs ont soumis 244 femmes à un questionnaire de fréquence alimentaire, afin de connaître la composition de leur régime alimentaire dans les 6 mois précédant la FIV. Les femmes étaient âgées de 22 à 41 ans, avaient un indice de masse corporelle inférieur à 30 et entreprenaient pour la première fois une FIV. Ces questionnaires ont permis d’attribuer à chacune de ces femmes un MedDiet Score, allant de 0 à 55, où 55 représente le niveau d’adhésion au régime méditerranéen le plus élevé.

65% des chances en plus de tomber enceinte grâce au régime Méditerranéen lors d’une FIV

Cette étude montre que les femmes qui suivent une alimentation méditerranéenne, riche en fruits et légumes frais, céréales complètes, légumineuses, poissons et huile d’olive et pauvre en viande rouge, présentent 65 à 68% de chance en plus de tomber enceinte et de donner naissance à un bébé en bonne santé à la suite d’une FIV, par rapport aux femmes qui ne mangent pas méditerranéen.

Cette association entre l’alimentation méditerranéenne et le succès de la FIV n’a cependant été observée que chez les femmes de plus de 35 ans. Au-delà de cet âge, les changements hormonaux pourraient masquer l’influence de l’alimentation. Cela ne signifie en aucun cas que l’adoption d’un régime équilibré n’est pas importante pour ce groupe d’âge.

Source

Karayiannis D. et al.: Adherence to the Mediterranean diet and IVF success rate among non-obese women attempting fertility. Human Reproduction,33: 494–502.https://doi.org/10.1093/humrep/dey003