Coureurs, joggeurs : traiter naturellement les douleurs du tibia, par le Dr Mondoloni

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Les douleurs localisées sur le tibia sont assez courantes chez les coureurs et les joggeurs. En langue médicale, ces douleurs sont dues à une périostite tibiale et se manifestent par une douleur tibiale typique déclenchée lors de la course. La douleur est généralement située sur le bord interne du tibia. Du repos et de l’homéopathie vous aideront à vous en débarrasser.

La  périostite tibiale est déclenchée par la course voire la marche prolongée et est soulagée par le repos. Elle s’aggrave progressivement et limite rapidement le kilométrage du coureur.

L’atteinte est fréquemment bilatérale (50 % des cas) mais est souvent plus importante sur un tibia par rapport à l’autre. Dans les formes évoluées, la douleur peut même apparaître à la marche, en côte puis à plat. Le coureur fait souvent lui-même le diagnostic, car cette douleur est connue de tous dans le milieu de la course.

La périostite tibiale : les facteurs déclencheurs

Le périoste est un tissu qui recouvre la surface de l’os, il est riche en nerfs et vaisseaux et se confond avec les attaches des muscles sur l’os. Lors de tractions excessives et répétées sur les zones d’insertions tibiales du muscle tibial postérieur, la zone va devenir douloureuse. La course sur sol dur, le surentraînement, le manque de récupération, les chaussures inadaptées et les troubles morphostatiques des membres inférieurs (rigidité de la voûte plantaire, pied plat valgus, course en rotation externe de hanche, genu valgum ou genu varum) sont responsables de la majorité des périostites tibiales. La douleur est souvent améliorée dans un premier temps par le port de semelles correctrices adaptées.

Reconnaître une périostite tibiale

L’examen pour statuer sur l’origine de la douleur est assez simple : la sensibilité à la palpation douce réveille une douleur très vive sur 10 à 12 cm de hauteur. La palpation de l’os et sa percussion permettent d’éliminer une fracture de fatigue du tibia dont la palpation est extrêmement ponctuelle. Surtout : la douleur de la périostite est verticale alors que la douleur de la fracture de fatigue est horizontale.

La prise en charge de la périostite tibiale

La périostite tibiale est invalidante pour le coureur, elle doit être prise en charge à un stade précoce pour éviter les complications. Si la douleur resurgit, c’est que quelque chose ne fonctionne pas : mauvaise technique de course, surentrainement, chaussures inadaptées… Il faut agir en conséquence pour identifier et corriger les facteurs en cause.

Le traitement symptomatique repose sur le repos sportif (de 10 j à 2 mois selon la gravité  en moyenne 1 mois), les applications de froid, les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) en cures courtes et en applications locales peuvent être indiquées ainsi que la physiothérapie anti-inflammatoire chez un kiné (ondes pulsées, ionisations, etc.).

Le meilleur traitement est le traitement préventif (adaptation du temps de course, correction plantaires, chaussures adaptées, course sur sol meuble).

Et surtout de la progressivité dans l’entrainement et le respect des plages de récupération.

L’apport de l’homéopathie pour faire disparaître la périostite tibiale

Dès l’apparition de la douleur prendre :

Ruta graveolens 5 CH :  5 granules trois fois par jour pendant 1 mois

Symphytum 5 CH :  5 granules trois fois par jour  pendant 1 mois

 

Dr Gilles Mondoloni (Paris). Médecin du sport (pratique la mésothérapie, les infiltrations et les injections de PRP). Ancien consultant à la clinique du sport (Nollet, Paris). Médecin ostéopathe (Paris), ancien attaché des Hôpitaux de Paris (service de Médecine physique). Acupuncteur Auriculaire. Phytothérapeute. Chargé d’Enseignement en Naturopathie (Paris), DU Santé Alimentation et Micronutrition. Auteur des livres « Se soigner par l’ostéopathie » aux éditions Odile Jacob (2006) « Stop au mal de dos » aux éditions Solar (2015) « Pour en finir avec l’arthrose et l’ostéoporose: la méthode antidouleur au naturel » aux éditions Solar (2016) «Le guide de l'ostéopathie» aux éditions Odile Jacob (2017)