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Pollution de l’air: 6 millions de naissances prématurées chaque année

La pollution atmosphérique est associée à près de 6 millions de naissances prématurées et à 3 millions de bébés en insuffisance pondérale

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Une nouvelle étude établit un lien entre la pollution atmosphérique et près de 6 millions de naissances prématurées et près de 3 millions d’enfants en insuffisance pondérale en un an. L’étude indique que la pollution de l’air intérieur, provenant principalement des fours de cuisson, est à l’origine de deux tiers de ces problèmes périnataux. Bien que les auteurs aient constaté que la situation était pire dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, la pollution atmosphérique est un problème de santé mondial. Pour limiter ces risques, il est essentiel d’agissons pour un environnement sain et de prendre conscience de l’impact de la qualité de l’air sur la santé des plus vulnérables.

Cette étude, publiée dans le journal scientifique PLOS, révèle que la pollution atmosphérique est associée à près de 6 millions de naissances prématurées et à près de 3 millions de bébés en insuffisance pondérale en 2019. Selon les auteurs, il s’agit également de la première étude à analyser les résultats périnataux dus aux effets de la pollution de l’air extérieur et intérieur, qui provient principalement des fours de cuisson. L’exposition aux particules fines dangereuses est donc un enjeu majeur, car elle ne se limite pas uniquement aux grandes villes industrielles mais concerne aussi les foyers domestiques.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime qu’environ 15 millions de bébés prématurés naissent chaque année. Les complications liées aux naissances prématurées sont la principale cause de décès chez les enfants de moins de 5 ans. Le faible poids à la naissance est également associé à un risque accru de maladie à l’âge adulte. Même un conséquences santé voyage à Beijing ou dans une autre grande ville exposée à la pollution peut avoir des effets mesurables sur la santé, en particulier chez les femmes enceintes.

L’étude actuelle examine les liens entre la pollution atmosphérique et plusieurs indicateurs importants de la santé périnatale, notamment la naissance prématurée, l’âge gestationnel à la naissance, le poids de naissance et le faible poids de naissance. Des recherches antérieures ont déjà conclu que l’air contenant moins de 2,5 micromètres de particules est associé à des résultats périnataux défavorables.

Les dangers de la pollution de l’air intérieur

Selon l’OMS, 99 % de la population mondiale respire un air qui ne respecte pas les normes de sécurité de l’organisation, les personnes vivant dans les pays à revenu faible ou intermédiaire étant les plus exposées. L’OMS estime que la pollution de l’air extérieur est responsable de 4,2 millions de décès chaque année. L’OMS calcule également que 3,8 millions de décès prématurés sont dus chaque année à la pollution de l’air intérieur, comme la fumée des feux de cuisine. Là encore, ce phénomène se produit principalement dans les pays à revenu faible ou intermédiaire.

La combustion de charbon, de fumier et de bois dans des poêles inefficaces et des foyers ouverts est la principale source de polluants nocifs pour la santé, tels que les particules en suspension dans l’air. Les lampes à kérosène à mèche unique contribuent également au problème. Selon la nouvelle étude, la pollution de l’air intérieur est plus fréquente en Asie du Sud et en Afrique subsaharienne, deux régions où les taux de naissances prématurées sont les plus élevés au monde. Il est donc urgent d’agir pour un air plus pur afin de protéger la santé des mères et des enfants.

L’Afrique, en général, compte un nombre beaucoup plus faible de stations de surveillance de la qualité de l’air que tous les autres continents, selon le Rapport 2020 sur la qualité de l’air dans le monde. Il est très probable que les effets sur la santé soient sous-estimés plutôt que surestimés. Il s’agit d’un exemple frappant d’inégalités mondiales en matière de santé. Pour limiter l’impact de la pollution intérieure, il est recommandé d’améliorer la santé respiratoire grâce à des solutions comme les purificateurs d’air ou l’aération régulière des espaces de vie.

Les auteurs de l’étude affirment qu’une réduction significative de la pollution atmosphérique dans ces deux régions pourrait faire baisser de 78 % l’incidence des naissances prématurées et du faible poids à la naissance.

Les problèmes périnataux liés à la pollution atmosphérique sont également courants dans les régions plus développées. L’étude mentionne qu’elle a contribué à près de 12 000 naissances prématurées aux États-Unis en 2019.

Que pouvons-nous faire ?

Tout d’abord, sensibiliser les femmes enceintes à l’exposition à la pollution atmosphérique et son impact malsain pour le bébé, tout comme l’alcool et le tabac pendant la grossesse. Cela devrait être un message clé dans le cadre des soins prénataux, en particulier dans les endroits où la pollution atmosphérique domestique est répandue. Il est également possible d’adopter une alimentation saine pour poumons afin de renforcer la résistance de l’organisme face aux polluants.

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Les mères qui n’ont pas d’autre choix que de passer un certain temps dans un environnement fermé et pollué devraient être encouragées à porter des masques N95 ou N99. Dans la mesure du possible, remplacez les combustibles solides par des combustibles plus propres.

Sources

Ambient and household PM2.5 pollution and adverse perinatal outcomes: A meta-regression and analysis of attributable global burden for 204 countries and territories

OMS: Air pollution

 

https://www.greenpeace.org/static/planet4-romania-stateless/2021/03/d8050eab-2020-world_air_quality_report.pdf

 

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