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Risque de cancer lié à l’alimentation : 7 aliments à limiter ou éviter

Certains aliments peuvent augmenter ou diminuer le risque de cancer. Une alimentation et un mode de vie sains peuvent aider à le réduire.

La consommation de viandes transformées peut augmenter le risque de cancer colorectal et le surpoids et l’alcool accroître le risque de tout type de cancer. Choisir une alimentation riche en fruits, légumes et céréales complètes, peut aider à réduire le risque de cancer lié à l’alimentation.

Au moins 18 % de tous les cancers et environ 16 % des décès par cancer aux États-Unis sont liés à un excès de poids corporel, à l’inactivité physique, à la consommation d’alcool et/ou à des choix alimentaires nocifs.

Qu’est-ce qui favorise ce risque de cancer lié à l’alimentation ?

Les études n’ont pas identifié d’aliment unique qui cause ou prévient directement le cancer mais certains aliments peuvent augmenter ou diminuer le risque d’en développer un.

Une alimentation priorisant des aliments riches en nutriments, et évitant les aliments ultra transformés, la viande rouge, les aliments raffinés, les boissons sucrées, peut réduire le risque de cancer.

Maintenir un poids de forme, adopter une alimentation nutritive et limiter l’alcool peuvent être préventifs.

Quels aliments pourraient causer le cancer ?

Les viandes transformées ou rouges, les aliments frits, le sucre, les glucides raffinés, et l’alcool, sont suspectés augmenter le risque de cancer.

Viandes transformées

La viande transformée a été salée, saumurée, fermentée, fumée ou a subi d’autres modifications pour rehausser sa saveur ou améliorer sa durée de conservation. Elle est classée comme un cancérigène de groupe 1 parce que certains de ses ingrédients sont connus causer le cancer. Des méthodes de transformation de la viande, comme le saumurage, requièrent l’ajout de nitrates et de nitrites, pouvant entraîner la formation de substances chimiques potentiellement cancérigènes dans la viande.

Une consommation importante de viande transformée est fortement associée à une augmentation du risque de développer un cancer colorectal. La recherche montre que l’association est plus forte pour le bacon et la saucisse du petit-déjeuner que pour les charcuteries, les hot-dogs ou les saucisses à cuire.

Viandes rouges

Certains composés et le fer héminique de la viande rouge sont soupçonnés favoriser la croissance des tumeurs cancéreuses. La consommation de viande rouge est fortement liée à un risque accru de cancer colorectal, qui augmente avec la quantité et la fréquence de consommation.

Le mode de cuisson de la viande rouge, par exemple au gril ou au barbecue, est également associé à un risque accru de cancer colorectal. Elle est également fortement associée à un risque plus élevé de la plupart des cancers gastriques et du sein. Certains composés de la viande rouge présentent une forte corrélation avec le cancer du pancréas, mais des recherches supplémentaires sont nécessaires.

Aliments frits

Pendant la friture, les aliments et les huiles subissent des modifications chimiques, formant des substances potentiellement cancérigènes. Les résultats des études reliant la consommation d’aliments frits à une augmentation des risques de cancer ont été mitigés, mais les aliments frits sont tout de même associés à un risque accru de cancer gastrique.

Aliments trop cuits

Dans des études réalisées sur les animaux, frire ou griller de la viande, de la volaille, du porc et du poisson à des températures élevées sur une flamme nue est lié à un risque accru de cancers du sein, du côlon, du foie, du poumon, de la prostate et d’autres cancers. La cuisson de ces aliments à des températures élevées produit des substances chimiques qui pourraient augmenter le risque de cancer.

Faire griller notamment les steaks, les hamburgers, les côtes de porc, le bacon et les saucisses à des températures élevées est lié à un risque accru de cancer colorectal.

Sucre et glucides raffinés

Une consommation excessive de sucre a été liée au développement et à la progression de certains cancers, notamment du sein, colorectal et du pancréas. On ignore si ce risque accru est dû à la prise de poids, un facteur de risque connu de cancer, ou à une autre raison.

Les résultats des études visant à déterminer si les glucides raffinés augmentent le risque de certains cancers ont été mitigés, bien que ces aliments puissent également favoriser la prise de poids.

Produits laitiers

Certaines études lient les produits laitiers à un risque accru de cancer du sein préménopausique (la période menant à la ménopause, lorsque le cycle menstruel s’arrête complètement), de cancer de la prostate et colorectal. Cependant, des recherches définitives manquent pour relier définitivement la consommation de produits laitiers à un risque accru de cancer.

Alcool

La consommation d’alcool est connue pour augmenter la possibilité de développer plusieurs types de cancers, le risque augmentant à mesure qu’une personne boit régulièrement. L’alcool augmente le risque de cancers de la tête et du cou, de l’œsophage, du côlon, du rectum, du foie, du sein (chez la femme).

Certains aliments peuvent-ils réduire le risque de cancer ?

Consommer régulièrement des céréales complètes, fruits à coque, graines, fruits et légumes est lié à un risque plus faible de cancer.

Avec un cancer déclaré, une alimentation saine est importante pour aider l’organisme à fonctionner et à maintenir le poids corporel et l’énergie. L’alimentation idéale varie mais les fruits, les légumes, les légumineuses, les fruits à coque, les graines et les céréales complètes sont tous reconnus aider à lutter naturellement contre le cancer.

Fruits et légumes

Les fruits et légumes regorgent de nutriments qui peuvent aider à se protéger du cancer et devraient faire partie d’une alimentation équilibrée pour réduire le risque. Les légumes vert foncé, rouges et orange ainsi que les fruits entiers de différentes couleurs sont recommandés. Les personnes dont l’alimentation est riche en fruits et légumes ont un risque plus faible de plusieurs cancers, notamment de la bouche, du pharynx et du larynx, de l’œsophage, de l’estomac, des poumons.

Fruits à coque (olégineux)

Les fruits à coque contiennent une grande quantité de nutriments aux propriétés anticancéreuses. La recherche montre que consommer 28 grammes de fruits à coque par jour est associée à une réduction de 21 % du risque de mortalité par cancer.

Légumineuses

Des preuves existent que les fibres, l’amidon résistant et d’autres composés des légumineuses (lentilles, haricots secs et pois) peuvent soutenir un microbiome intestinal sain et protéger contre le cancer, mais des recherches supplémentaires sont nécessaires.

Céréales complètes

Les céréales complètes contiennent le grain entier, incluant le son, le germe et l’endosperme. Parmi les exemples de céréales complètes, on trouve le boulgour (blé concassé), les flocons d’avoine et le riz complet.

La consommation de céréales complètes est associée à une diminution du risque global de cancer. Une seule part de céréales complètes par jour peut réduire le risque de cancer, la protection augmentant avec le nombre de portions.

Poisson

Certaines preuves indiquent que la consommation de poisson pourrait réduire le risque de certains cancers, notamment du foie, du côlon et du sein mais elles ne sont pas assez solides. Des recherches supplémentaires sont nécessaires.

Quelles sont les substances chimiques courantes cancérigènes dans les aliments ?

Des substances chimiques présentes dans les aliments, liées au fait de favoriser ou d’augmenter le risque de cancer sont : l’acrylamide, les composés N-nitroso, les hydrocarbures aromatiques polycycliques, les amines hétérocycliques.

L’acrylamide

Cette substance chimique est produite lorsque certains végétaux sont chauffés à des températures élevées. Les principales sources alimentaires d’acrylamide sont les frites, les chips de pomme de terre, les crackers, le pain, les biscuits et les céréales de petit-déjeuner.

Les composés N-nitroso (CNO) et les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)

Ces substances peuvent se développer lorsque des nitrates ou des nitrites sont ajoutés aux viandes transformées.

Les amines hétérocycliques (AHC)

Ces composés chimiques se forment lorsque la viande de bœuf, de porc, le poisson ou la volaille, sont cuites à des températures élevées, à la poêle ou au gril sur une flamme nue.

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