Un poids normal métaboliquement perturbé ou dégradé est souvent associé à un excès de graisse viscérale, à la stéatose hépatique (foie gras), à la résistance à l’insuline et à des taux de cholestérol anormaux.
Un indice de masse corporelle (IMC) normal n’indique pas toujours une santé optimale. Des personnes peuvent sembler avoir un poids de santé et présenter des risques cachés.
Que signifie un poids normal métaboliquement perturbé ?
Un poids normal métaboliquement perturbé survient lorsque le corps est moins efficace pour traiter l’énergie même si le poids semble correct sur la balance.
Les personnes concernées ont souvent plus de graisse abdominale (graisse viscérale), moins de graisse dans les jambes, un foie gras et des modifications dans le stockage et l’utilisation stocke des graisses.
Des facteurs d’âge, de sexe, de génétique et de mode de vie peuvent contribuer à la santé métabolique. Même si la personne apparaît en bonne santé de l’extérieur, un examen plus approfondi de sa composition corporelle globale (ratio muscle/graisse), des résultats d’analyses biologiques et d’autres tests peuvent révéler une réalité interne différente.
Un poids normal métaboliquement perturbé augmente le risque de maladies chroniques (diabète de type 2, maladies cardiaques et AVC), une préoccupation de santé cachée mais essentielle.
Que signifie être métaboliquement perturbé ?
Le corps ne fonctionne pas correctement pour transformer les aliments en énergie, ce qui se traduit souvent par des tests anormaux et un risque accru de maladies chroniques.
Les signes courants d’une santé métabolique sous-optimale sont :
- excès de graisse abdominale (viscérale),
- résistance à l’insuline,
- hypertension artérielle,
- taux de sucre dans le sang élevé (glucose),
- taux de cholestérol ou de triglycérides dégradés (comme un faible taux de HDL ou des triglycérides élevés).
Présenter un ou plus de ces facteurs de risque signifie souffrir d’un syndrome métabolique, signal d’alarme pour des pathologies comme le diabète de type 2, les maladies cardiaques et les AVC.
Qu’est-ce qui est considéré comme un poids normal ?
Dans le contexte de la santé métabolique, un poids normal est en partie basé sur l’IMC : entre 18,5 et 24,9 kg/m², c’est une fourchette normale (par exemple, une personne mesurant 1m60 et pesant 59 kg),
- ce chiffre ne révèle pas ce qui se passe à l’intérieur du corps et ne fait pas la distinction entre masse musculaire, graisseuse et osseuse,
- il ne donne aucune information où la graisse est stockée, ce qui est crucial pour la santé.
Malgré ses limites, l’IMC est encore largement utilisé car il est simple et utile pour identifier des tendances au sein de grands groupes. Cependant, pour comprendre véritablement un état de santé, il faut des informations plus complètes, incluant des analyses de sang, les antécédents médicaux, les comportements de santé, le mode de vie, la santé émotionnelle et un examen physique.
Quels sont les risques pour la santé d’être métaboliquement dégradé malgré un poids normal ?
Le risque de problèmes de santé graves peut être plus élevé que celui d’une personne souffrant d’obésité avec une meilleure santé métabolique. C’est pourquoi ce trouble est souvent qualifié de risque de santé “silencieux”.
Voici ce que suggère la recherche :
- risque de diabète de type 2 beaucoup plus élevé : une étude a révélé que les personnes au poids normal métaboliquement dégradé avaient 4 fois plus de risque de développer un diabète de type 2 que les individus de poids normal et métaboliquement équilibré,
- risque accru de mortalité toutes causes confondues : dans une analyse portant sur plus de quatre millions de personnes, celles présentant un poids normal métaboliquement dégradé avaient un risque de mortalité toutes causes confondues 47 % plus élevé que les personnes obèses sans problèmes métaboliques,
- risque accru de décès et de pathologies cardiaques : par rapport aux individus obèses métaboliquement équilibrés, ceux ayant un poids normal mais métaboliquement dégradé présentaient un risque plus de deux fois supérieur de mourir d’une maladie cardiaque et un risque 73 % plus élevé de problèmes cardiaques majeurs, comme les crises cardiaques,
- risque d’hypertension accru : davantage de graisse viscérale et de résistance à l’insuline peuvent contribuer à une pression artérielle élevée en raison de changements liés à l’inflammation, d’activité hormonale et de rétention de sodium.
Que faire pour améliorer la santé métabolique ?
De petits changements constants dans le mode de vie peuvent être efficaces : rééquilibrer son alimentation, faire de l’activité physique régulièrement, avoir un sommeil de qualité, réduire l’alcool et, bien sûr, consulter un médecin.
Manger pour l’équilibre métabolique
Privilégier des approches alimentaires riches en nutriments, comme le régime méditerranéen ou le régime DASH, basés sur les fruits, légumes, céréales complètes et graisses saines. Ils soutiennent le métabolisme grâce aux antioxydants, vitamines et minéraux, et limitent les aliments transformés, les sucres ajoutés et les graisses nocives,
Faire de l’activité physique régulièrement
L’activité physique régulière modifie structurellement les muscles, augmente la dépense énergétique et rend les muscles plus sensibles à l’insuline. Viser 150 minutes d’exercice aérobique d’intensité modérée (marche rapide, vélo) et deux séances de renforcement musculaire chaque semaine.
Optimiser la durée de sommeil
Le sommeil et la santé métabolique sont étroitement liés. Un sommeil sous-optimal affecte le contrôle de la glycémie, la sensibilité à l’insuline et les hormones de l’appétit. Un sommeil court (moins de 6 heures) est associé à une augmentation de 15 % du risque de syndrome métabolique, tandis qu’un sommeil long (plus de 8-9 heures) est corrélé à une augmentation de 19 %.
Le risque le plus bas de développer un syndrome métabolique, un sérieux problème de santé mondial depuis 20 ans, se situe généralement entre 7 et 8 heures par nuit. C’est la durée optimale qui permet à l’organisme la meilleure régulation de la glycémie et de l’appétit.
Réduire l’alcool
L’excès de graisse hépatique aggrave la santé métabolique : l’alcool augmente la graisse entourant le foie. Réduire ou éviter l’alcool est une décision judicieuse pour le métabolisme.
Consulter un médecin
Certains médicaments pour gérer la glycémie, la tension artérielle ou le cholestérol, peuvent être bénéfiques pour la santé métabolique. Le médecin peut aider à faire un diagnostic et prendre des mesures de santé.
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