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Symptômes de la préménopause : 10 signes plus fréquents que les bouffées de chaleur

Une nouvelle recherche a identifié les symptômes ressentis le plus fréquemment à la préménopause. Ce ne sont pas les bouffées de chaleur.

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Les bouffées de chaleur sont peut-être l’un des symptômes de la préménopause le plus connu mais elles ne sont pas le seul changement physique ressenti par de nombreuses femmes.

Une étude récente, auprès de plus de 17 000 femmes, a révélé, qu’en préménopause, celles-ci développent plus souvent des symptômes moins fréquemment associés à cette période de transition, allant de changements de santé mentale aux problèmes articulaires. Voici un aperçu plus détaillé des résultats, publiés dans la revue Menopause.

Quels sont les symptômes de la préménopause les plus courants ?

Ils sont au nombre de 10 : épuisement (95 %), fatigue (93 %), irritabilité (91%), troubles du sommeil (89 %), humeur dépressive (88 %), brouillard mental (87 %), problèmes digestifs (86 %), anxiété (85 %), douleurs articulaires et musculaires (80 %) et prise de poids (79 %).

La préménopause désigne les années précédant la ménopause (soit un an après les dernières règles d’une femme) et commence généralement au milieu de la quarantaine. Elle peut débuter plus tôt pour certaines femmes.

Citant un manque d’études qui « comparent systématiquement les symptômes de la préménopause à travers divers contextes culturels et géographiques », des chercheurs de la Mayo Clinic et de l’application de suivi de cycle Flo ont interrogé, via l’application, 17 494 femmes de 158 pays sur la préménopause.

Les  participantes, âgées de 18 à 34 ans, répondaient à des questions sur leurs connaissances relatives à 26 symptômes listés. Celles de 35 ans et plus devaient indiquer si elles en ressentaient certains.

Sur les 12 680 participantes du groupe le plus âgé, 21 % étaient en préménopause et, parmi elles,  les 10 symptômes listés étaient plus fréquents que les bouffées de chaleur.

Après les bouffées de chaleur, les autres symptômes couramment signalés étaient des maux de tête, les changements de peau et de cheveux, et des problèmes sexuels. Les résultats étaient similaires chez les participantes de plus de 35 ans qui ne s’identifiaient pas en préménopause.

Cependant, lorsque les répondantes plus jeunes ont été interrogées sur les symptômes courants de la préménopause, elles ont le plus souvent identifié les bouffées de chaleur. Seules environ 65 % d’entre elles ont reconnu les troubles du sommeil, la fatigue, l’épuisement et l’irritabilité comme autres symptômes.

Quelles sont les conséquences du manque de sensibilisation aux symptômes de la préménopause ?

Lorsque les femmes ne savant pas que leurs symptômes sont liés aux hormones, une confusion et à des retards de charge peuvent survenir.

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Selon les auteurs de l’étude, les résultats montrent un décalage entre les symptômes auxquels les femmes s’attendent durant la préménopause et ce qu’elles finissent réellement par ressentir.

Historiquement, la conversation autour de la ménopause s’est focalisée sur les bouffées de chaleur, a déclaré la Dre Chrisandra Shufelt, auteure principale de l’étude, professeure et directrice associée du Centre de recherche sur la santé des femmes à la Mayo Clinic de Jacksonville, en Floride. Pourtant, la préménopause affecte de nombreuses zones du corps, comme le cerveau, le métabolisme, le sommeil et l’humeur.

Comment reconnaître et gérer les symptômes de la préménopause ?

Malheureusement, il n’existe pas de test unique fiable, explique la Dre Mary Jane Minkin, gynécologue et professeure clinicienne à la Yale School of Medicine.

Les tests à domicile qui prétendent offrir un aperçu du statut ménopausique en mesurant les hormones ne sont pas toujours précis. L’hormone folliculo-stimulante (FSH), évalué le plus souvent, peut fluctuer considérablement pendant la préménopause et ne fournit qu’un instantané et non une vision globale.

Si à la fin de la trentaine ou dans la quarantaine, des symptômes inhabituels se font sentir, il est préférable d’en parler à son médecin, conseille la Dre Shufelt.

Il peut aider à déterminer si ces symptômes sont liés à la préménopause ou à autre chose. Les palpitations cardiaques, par exemple, peuvent être associées aux hormones mais aussi signaler un problème au cœur. Si les symptômes sont liés à la préménopause, des options de traitement sont disponibles : il n’est donc pas nécessaire de simplement “faire avec”.

Aux États-Unis, de plus en plus de systèmes de santé proposent des centres spécialisés pour les femmes de cette tranche d’âge. La formation des médecins sur la ménopause, qui a longtemps fait défaut, s’améliore, selon la Dr Candice Fraser, praticienne certifiée par la Menopause Society, obstétricienne-gynécologue au centre de santé et de bien-être pour femmes du Mount Sinai.

En France, les CHU et certaines cliniques privées commencent aussi à ouvrir des  unités dédiées à la préménopause et à la ménopause. La formation des médecins, généralistes et même gynécologues, a longtemps été le parent pauvre des études médicales mais l’évolution sociétale sur cette question stimule un changement médical.

La formation actuelle ne se limite plus aux bouffées de chaleur mais inclut la santé osseuse, cardiaque, cérébrale, endocrinienne, la nutrition et la vie sexuelle. La prise en charge devient aussi pluridisciplinaire.

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Cet article a été élaboré avec le soutien d’un outil d’intelligence artificielle. Il a ensuite fait l’objet d’une révision approfondie par un journaliste professionnel et un rédacteur en chef, assurant ainsi son exactitude, sa pertinence et sa conformité aux standards éditoriaux.

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