
Les bienfaits de l’huile d’olive extra-vierge sont depuis longtemps validés dans le régime méditerranéen, l’une des alimentations les plus systématiquement liés à un vieillissement en bonne santé et à un meilleur état cardiaque et cérébral.
Une étude récente donne un nouvel indice sur ces pouvoirs protecteurs sur le microbiote intestinal.
Quels sont les résultats de l’étude sur les bienfaits de l’huile d’olive extra-vierge ?
Les personnes qui consommaient plus d’huile d’olive vierge avaient tendance à présenter une plus grande diversité microbienne intestinale, signe d’un microbiote plus sain, et obtenaient également de meilleurs résultats à certains tests cognitifs.
Dans le cadre de cette étude, les chercheurs ont observé des personnes âgées et ont examiné comment différents types de consommation d’huile d’olive étaient liés aux bactéries intestinales et aux performances cognitives. Cette découverte pointe vers l’axe intestin-cerveau, le réseau de communication reliant le système digestif et le cerveau.
Certaines lacunes commencent à être comblées sur la manière dont l’huile d’olive extra-vierge soutient la santé du cerveau grâce à l’intestin, a déclaré Maggie Moon, diététicienne agréée et spécialiste en nutrition pour la santé cérébrale.
Une partie de l’explication pourrait résider dans la composition de l’huile d’olive extra-vierge. Contrairement aux huiles d’olive raffinées, elle est riche en composés phénoliques, des substances végétales antioxydantes, qui aident à réduire l’inflammation. Certains composés incluent l’hydroxytyrosol, le tyrosol et l’oléocanthal, qui pourraient, selon les chercheurs, aider à protéger les cellules cérébrales contre l’inflammation et le stress oxydatif avec l’âge.
L’étude s’ajoute également aux preuves de plus en plus nombreuses sur le rôle joué par le microbiote intestinal dans la santé cérébrale. Les scientifiques cherchent encore à comprendre exactement comment cette connexion fonctionne, mais il semble que des microbes intestinaux plus sains pourraient produire des composés influençant l’inflammation, le métabolisme et même la signalisation cérébrale.
En général, ce sont les glucides (fibres), et non les graisses qui impactent le microbiote, s’étonne Monica Reinagel, nutritionniste diététicienne agréée.
Pourquoi l’étude présente-t-elle des limites à garder à l’esprit ?
Les résultats sont prometteurs mais il s’agit seulement d’une étude observationnelle qui ne peut démontrer de relation de cause à effet.
Les chercheurs peuvent identifier des associations, comme une consommation plus élevée d’huile d’olive avec de meilleurs résultats cognitifs, mais ils ne peuvent pas prouver que l’huile d’olive a provoqué ces bénéfices.
Les résultats pourraient ne pas s’appliquer à tout le monde, puisque l’étude n’a porté que sur une seule population. D’autres facteurs (mode de vie ou différences socio-économiques) ont pu influencer les résultats.
II s’agit aussi de l’une des premières études humaines examinant le lien entre la consommation d’huile d’olive, les microbes intestinaux et les changements cognitifs. Il faut d’autres recherches pour reproduire ces résultats et s’assurer de leur fiabilité.
Quelle quantité d’huile d’olive vierge consommer ?
La quantité liée aux bénéfices dans l’étude est tout à fait atteignable surtout si l’huile d’olive fait déjà partie de l’alimentation.
Faire un bon choix d’huile d’olive est un préalable : privilégier l’huile d’olive extra-vierge plutôt que les options raffinées.
Les chercheurs ont constaté que les résultats cognitifs s’amélioraient pour chaque tranche supplémentaire de 10 grammes d’huile d’olive vierge (soit un peu plus de deux cuillères à café), jusqu’à 53 grammes par jour, environ quatre cuillères à soupe.
En pratique, on peut faire sauter des légumes dans l’huile d’olive, l’incorporer dans des vinaigrettes ou en verser un filet sur des légumes, des féculents ou des pâtes.
Cet article a été élaboré avec le soutien d’un outil d’intelligence artificielle. Il a ensuite fait l’objet d’une révision approfondie par un journaliste professionnel et un rédacteur en chef, assurant ainsi son exactitude, sa pertinence et sa conformité aux standards éditoriaux.
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