
Le manque de sommeil est un sommeil insuffisant pour préserver la santé, la vigilance ou les performances. La National Sleep Foundation américaine recommande aux adultes sept à huit heures de sommeil par nuit, huit à dix heures aux adolescents et neuf à onze heures aux enfants d’âge scolaire. Dormir seulement 4 à 5 heures par nuit est un problème si c’est un manque de sommeil. Pas lorsqu’on est un “petit dormeur”.
Une étude de 2022 publiée dans la revue PLoS One a rapporté que les adultes de 50 ans et plus dormant moins de cinq heures par nuit présentaient un risque 30 % plus élevé de maladies chroniques multiples par rapport à ceux qui dormaient sept heures. À 60 ans, ce risque passe à 32 % et, à 70 ans, à 40 %. Ces maladies chroniques sont :
- diabète et cancer,
- maladie coronarienne et insuffisance cardiaque congestive,
- accident vasculaire cérébral (AVC),
- maladie pulmonaire obstructive chronique (BPCO),
- maladie rénale chronique et maladies du foie,
- dépression et troubles mentaux,
- démence et maladie de Parkinson,
- arthrite.
Qu’est ce qui peut faire dormir seulement 4 à 5 heures par nuit ?
Il peut s’agir de troubles du sommeil intrinsèques, extrinsèques, des problèmes de rythme circadien ou des parasomnies :
- troubles intrinsèques : insomnie primaire, narcolepsie, apnée obstructive ou centrale du sommeil, syndrome des jambes sans repos,
- troubles extrinsèques : insomnie liée à une allergie alimentaire, insomnie induite par l’alcool, mauvaise hygiène du sommeil,
- troubles du rythme circadien : décalage horaire, travail posté,
- parasomnies : terreurs nocturnes, somnambulisme, troubles du comportement en sommeil paradoxal (REM).
D’autres habitudes quotidiennes contribuent également à l’insomnie :
- stress, anxiété, écrans et lumière LED avant le coucher,
- consommation de caféine ou d’alcool trop tardive,
- exercice physique trop intense en soirée,
- température de la chambre inadaptée (trop chaude ou trop froide).
Comment le manque de sommeil affecte-t-il une personne ?
Le manque de sommeil peut être aigu (court terme, sur une ou deux nuits) ou chronique (persistant). Lorsqu’il devient chronique, il limite les capacités normales et provoque :
- maladresse, irritabilité et sautes d’humeur,
- difficultés d’apprentissage et troubles de la mémoire,
- somnolence, fatigue et temps de réaction ralenti,
- envies de glucides (sucre), métabolisme ralenti et prise de poids,
- baisse de la libido et de la motivation,
- système immunitaire affaibli.
Qu’est-ce que le syndrome du petit dormeur ?
Les petIts dormeurs se satisfont de moins de 6 heures de sommeil et fonctionnent normalement dans la journée.
Ils ne ressentent pas le besoin de faire de siestes ou de “récupérer” le week-end, contrairement aux personnes en manque de sommeil.
La cause serait génétique : une étude de 2019 a révélé que ces personnes possèdent souvent une mutation rare du gène ADRB1. Chez elles, les cycles biologiques et hormonaux qui s’opèrent durant le sommeil sont effectués sur une période plus courte.
Quand consulter un médecin ?
Une insomnie occasionnelle est agaçante mais rarement grave. Si elle dure avec des conséquences mentales et physique, consulter en cas de :
- insomnie durant plus de quatre semaines,
- somnolence diurne persistante ou « brouillard mental », fréquent à la ménopause parallèlement aux insomnies,
- réveils soudains en cherchant sa respiration,
- sensations de fourmillements inconfortables dans les jambes.
Le médecin pourra orienter vers un spécialiste pour une polysomnographie (étude du sommeil au cours d’une nuit).
Y a-t-il des conseils pour mieux dormir ?
Une bonne hygiène de sommeil passe par :
- maintien des horaires de sommeil réguliers,
- pratique d’activités relaxantes (bain chaud, musique douce) avant le coucher,
- noir complet dans la chambre (rideaux occultants ou masque),
- température fraîche dans la chambre,
- pas d’écrans, de nourriture, de caféine et d’alcool 3 à 4 heures avant de dormir,
- pratique de la méditation ou de la relaxation musculaire.
Le recours aux somnifères n’est pas anodin et appelle une supervision médicale.
Sources :
Sleep Health : recommandations de durée du sommeil de la National Sleep Fondation
American Family Physician : désordres communs du sommeil chez les adultes
Wiley Online Library : sommeil et mémoire
Yale Medicine : effet du sommeil sur le système immunitaire
NHI : identification des gênes chez les petits dormeurs
Michigan Medicine : brûlures d’estomac suite à des troubles du sommeil (et vice versa)
Cet article a été élaboré avec le soutien d’un outil d’intelligence artificielle. Il a ensuite fait l’objet d’une révision approfondie par un journaliste professionnel et un rédacteur en chef, assurant ainsi son exactitude, sa pertinence et sa conformité aux standards éditoriaux.
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