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Nux vomica : remède polyvalent sur fond d’excès en tous genres

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La noix vomique est la graine d’un arbuste appelé vomiquier, originaire d’Asie du Sud-Est, appartenant à la famille des Loganiacées. Cette noix contient des alcaloïdes toxiques comme la brucine et la strychnine qui provoque des convulsions violentes et des spasmes musculaires à l’origine de vomissements importants. L’intoxication à la noix vomique a pour conséquences des troubles neurologiques et digestifs complétés de possibles complications cardiaques. Il est indispensable de se tourner vers un centre antipoison.

Les homéopathes ont pris en compte ces symptômes pour fabriquer le remède Nux vomica, en diluant fortement et en dynamisant la teinture mère de ce fruit. Ce traitement très polyvalent permet de soigner des symptômes similaires de la sphère digestive et nerveuse. Par ailleurs, au fur et à mesure des expérimentations cliniques, les homéopathes ont constaté des effets bénéfiques dans la sphère ORL, possiblement en raison de son action sur le système nerveux et les muqueuses. Il existe également d’autres remèdes homéopathiques qui ciblent des troubles spécifiques, comme Aurum muriaticum et fibromes utérins, souvent évoqué pour ses effets sur la sphère gynécologique.

Dans quels cas prescrire Nux vomica ?

Nux vomica prescrit pour un grand nombre de problèmes de santé est un remède courant de l’homéopathie :

  • troubles digestifs : nausée, migraine digestive, maux de ventre, diarrhée, constipation, gastro-entérite, indigestion, brûlure d’estomac, colique du nourrisson,
  • hémorroïdes : crise avec démangeaisons déclenchée par la consommation d’épices,
  • sphère ORL : coryza humide, rhinite infectieuse ou allergique, rhinopharyngite, congestion nasale, salve d’éternuements.
  • états nerveux : stress, troubles du sommeil (endormissement et insomnie), agressivité et changements d’humeur lié au syndrome prémenstruel, intolérance aux bruits et aux odeurs

Les patients réceptifs à Nux vomica ont souvent des symptômes qui s’aggravent avec les abus et excès en tout (travail, alcool, nourriture, excitants), le froid et l’humidité, le matin au réveil, le toucher, les stimuli extérieurs et le stress. Leurs symptômes s’améliorent à la chaleur et par le mouvement ainsi qu’en position assise. D’autres remèdes homéopathiques, comme ceux utilisés pour effets de Natrum mur, peuvent être envisagés en cas de troubles alimentaires ou émotionnels associés.

Comment administrer Nux vomica ?

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Ce traitement est proposé sous tous formats : granules, doses de globules, solution hydro-alcoolique, poudre et pommade. Certains d’entre eux contiennent des excipients de lactose ou de saccharose qui peuvent provoquer des intolérances chez les personnes sensibilisées.

Nux vomica ne présente pas de risque et est largement prescrit. Comme tous les remèdes homéopathique, il est conseillé de le prendre en dehors des repas et de substances excitantes (café, thé, tabac, etc.) qui, non seulement, affecteraient les résultats mais aggraveraient les symptômes.

L’expérience homéopathique a permis de comprendre que certaines personnes, dès leur plus jeune âge seront réceptives à Nux vomica : du bébé à l’âge adulte, on trouve un terrain commun d’hyperactivité, de colère et d’excès en tous genres. Bien entendu, il n’est pas question de généraliser mais comme le profil émotionnel des patients compte autant que les symptômes physiques dans la thérapie homéopathique, ces observations récurrentes peuvent améliorer le diagnostic et le bénéfice de la prescription. Pour ceux qui cherchent à améliorer humeur avec Nux Moschata, il existe aussi des alternatives complémentaires à Nux vomica.

Les posologies sont toujours individualisées pour tenir compte de l’unicité du profil des patients. Pour information, voici quelques exemples d’ordonnances usuelles :

  • abus de nourriture et d’alcool : 5 granules, 7 – 15 CH, toutes les heures, puis espacer au fur et à mesure des améliorations. Prévention de la gueule de bois : 1 dose, 9 – 15 CH, avant la fête.
  • autres troubles digestifs, hémorroïdes : 5 granules, 7 CH, 2 fois par jour, 1 mois.
  • colique du nourrisson : 5 granules, diluées dans l’eau, avant chaque tétée, pendant un mois.
  • gastro-entérite : 3 granules, 9 CH, autant que nécessaire.
  • infections ORL : 5 granules, 9 CH, toutes les heures jusqu’à amélioration.
  • états nerveux : colère : 3 granules quotidiennes, 9 CH ; stress : 1 dose 15 CH tous les 15 jours ;  troubles du sommeil et de l’endormissement : 5 granules, 9 CH, au coucher puis à nouveau au moment de l’insomnie.
  • syndrome prémenstruel : 3 granules, 15 CH, pendant la 2ème partie du cycle.

Toujours solliciter l’avis d’un professionnel de santé car l’automédication peut entraîner des risques. Ne pas prolonger le traitement homéopathique si aucune amélioration et demander aussi le conseil d’un praticien allopathique.

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