Régime cétogène: bien choisir la source de ses protéines

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Une nouvelle étude montre que lorsque l’alimentation est pauvre en glucides, comme dans le cadre d’un régime cétogène, le bénéfice d’un tel régime peut s’annuler au regard de la survenue de la mortalité liée à l’origine des lipides et des protéines. Le bénéfice est net en faveur d’un apport de lipides et protéines d’origine végétale.  

 Influence de l’origine des protéines et des lipides

La popularité du régime cétogène, pauvre en glucides, ne faiblit pas, et pour cause, de potentiels effets positifs sur la perte de poids, les risques cardio-métaboliques, les migraines, les maladies neuro-dégératives et  le cancer à court terme lui sont attribués. Pourtant, les données relatives à leur impact sur la santé à long terme sont encore mal connus.

Cette vaste étude publiée dans la revue Lancet Public Health a évalué l’association entre la consommation de glucides et la mortalité. Les chercheurs ont analysé les apports en glucides de 15.428 américains âgés de 45 à 64 ans et enrôlés dans l’étude ARIC (Atherosclerosis Risk in Communities), et les ont recoupés avec la mortalité totale. Ils ont ensuite confronté ces données avec celles d’une autre vaste étude: PURE.

 Influence de l’origine des protéines et des lipides

Les chercheurs ont examiné si l’origine des protéines et des lipides consommés à la place des glucides a un impact sur la mortalité. Ils ont observé que:

– Un régime pauvre en glucides dans lequel les glucides sont substitués par des protéines et des lipides d’origine animale est associé à un risque de mortalité plus important.

– Au contraire, lorsque les glucides sont remplacés par des protéines et des lipides provenant de sources végétales, cette association est inversée.

Cette étude souligne donc l’importance de s’orienter principalement vers des sources végétales de protéines et de lipides en cas de régime cétogène afin de diminuer les risques de mortalité.

Source :

Seidelmann S. et al., Dietary carbohydrate intake and mortality: a prospective cohort study and meta-analysis. The Lancet Public Health, 2018; 3: e419–28.